L’offre actuelle télé de SF ? Bof ! (Sauf…)

Mes lecteurs réguliers savent que je suis fan de SF et assez bon public. Régulièrement, je vous informe de mon appréciation des récents arrivages.

Contrairement aux chroniqueurs qui donnent leur avis à partir des seuls premiers épisodes disponibles au moment des lancements des séries, je m’efforce de vous donner les miens après les avoir écoutées au complet, pour pouvoir juger de la qualité de l’arc narratif. (Je fais une exception plus bas pour WondaVision.) Cependant je ne peux pas dire que, en ce moment, on soit bombardés par des séries inoubliables.

Ai-je d’abord le droit de vous dire que je n’ai pas été emballé par The Mandalorian ? C’est correctement fait et il est rigolo de voir bébé Yoda à la fin du premier épisode (et par la suite) mais je n’ai pas senti qu’il fallait que je voie l’épisode suivant. (Sur Disney +)

C’est fâcheux car Disney nous annonce toute une série de spin-offs de Star Wars (et de Marvel) dans l’année qui vient. Un de ceux là sera-t-il incontournable ? Je l’espère mais n’en suis pas certain.

Je pensais avoir trouvé le bon filon avec His Dark Materials/À la croisée des mondes, la série fondée sur les bouquins de Philip Pullman. Vous aviez peut-être vu le film de 2017 avec Nicole Kidman qui couvrait la première partie du récit. Ce film (assez bon) devait être le premier de trois mais l’accueil du public fut trop timide pour produire les suivants. Le thème anti-religieux qui sous tend le récit a provoqué aux États-Unis un appel au boycott du film.

La nouvelle adaptation télé débute avec une excellente première saison. La seconde est malheureusement truffée de longueurs, ce qui a diminué mon enthousiasme. On attend la troisième et dernière livrée de 8 épisodes en décembre. (Sur Crave)

La science fiction n’a pas à être spectaculaire pour être captivante. Le petit film Moon, de 2009, avec Sam Rockwell répond à cette définition. Le récent Midnight Sky/Minuit dans l’univers, de et avec George Clooney sur Netflix fait partie de ce genre minimaliste qui ne manque pas d’intérêt. (Sur Netflix).

Dans l’univers Marvel j’ai bien écouté les deux premiers épisodes disponibles de WandaVision mais je ne peux encore en recommander le visionnement. Il s’agit ici des deux héros de Marvel, la sorcière Wanda qui a des pouvoirs nombreux et Vision qui est l’incarnation d’une intelligence artificielle supérieure. Sans explication, on les retrouve dans une banlieue américaine des années 50. Ces deux épisodes sont des pastiches des séries comme Papa a raison. On comprend qu’ils vont transiter ensuite dans des pastiches de séries des années 60 et 70. Des indices nous font comprendre qu’il y a anguille sous roche et des forces maléfiques en jeu. Bref, on verra d’ici la fin de la saison si cela tient la route. (Sur Disney +)

Je continue de penser que la série Star Trek Discovery constitue en ce moment la meilleure offre télé de science fiction, y compris pour sa troisième saison qui vient de se terminer. L’originalité sur le fond et sur la forme (qui a enragé beaucoup de Trekkies) est soutenue, le jeu des acteurs principaux est excellent. J’ai trouvé que la dernière saison s’étendait un peu trop à mon goût sur les états d’âme des protagonistes mais, cela dit, on passe un bon moment. (Sur Crave)

Pour mes précédentes recensions de science-fiction, c’est ici.

Bons visionnements !


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Voir: Vivre une aventure virtuelle / Comprendre ce que l’avenir artificiel nous prépare

Ça vous tente, faire une promenade à dos d’âne sur la lune, pendant une averse de diamants ?

C’est parfaitement possible, jusqu’au 16 janvier, au Centre Phi dans le Vieux-Montréal. Le Centre nous propose neuf oeuvres d’immersion virtuelle. On en fait le tour en deux heures et celle qui m’a le plus enchantée fut ce voyage sur une lune habitée de symboles mythiques. Vous penserez vraiment vous déplacer dans l’espace (sujets au vertige s’abstenir), la sensation est, disons, sensationnelle.

To The Moon, de Laurie Anderson et Hsin-Chien Huang, une quinzaine de minutes, commentaire en anglais seulement. Un avant-goût:

 

Les autres propositions varient en qualité et en originalité. Je recommande le Chalk Room des mêmes artistes (Laurie Anderson et Hsin-Chien Huang). On entre dans un labyrinthe de pièces noires marquées d’écriture à la craie. L’angoisse est parfois au rendez-vous.

Les billets sont en vente ici.


L’intelligence artificielle maintenant et demain

Vous devez comme moi tenter de vous y retrouver dans toutes les prédictions sur l’impact de l’Intelligence artificielle dans nos vies. Je ne peux que recommander la synthèse de près de deux heures que vient de produire l’excellente émission documentaire américaine Frontline.

Il n’est pas ici question du débat sur les risques induits par une intelligence artificielle générale sur-humaine (les experts se contredisent sur sa possibilité même) mais sur l’impact du développement actuel de l’IA sur la rivalité entre la Chine et les États-Unis, sur la surveillance et les libertés, sur l’emploi. (Un moment reste dans la mémoire: quand une conductrice de camions des États-Unis apprend qu’en ce moment, des camions autonomes — donc sans conducteurs — roulent et ont des contrats dans le sud-ouest américain.)

Les documentaristes prennent le sujet par cinq angles différents. Preuve que les documentaristes s’abreuvent aux meilleures sources: notre expert montréalais Yoshua Bengio fait quelques apparitions. On en sort plus instruits mais pas vraiment apaisés.

 


La bande annonce de ma dernière balado Lisée101 (Actualité)

 

La bande annonce d’une récente balado Lisée202 (Des histoires du Québec)