Le pipeline Énergie Est: pourquoi il faut dire Non et Non !

Proposition #12 du candidat Jean-François Lisée

En tant que Québécois, nous avons une double responsabilité face au projet de pipeline Énergie Est, qui traverserait de part en part notre territoire pour vendre à l’étranger un des pétroles les plus polluants au monde.

1) Notre responsabilité envers l’eau de nos rivières, de nos lacs et envers le fleuve Saint-Laurent

Si ce pipeline devait être construit, il traverserait pas moins de 860 de nos cours d’eau, de nos plans d’eau et le fleuve Saint-Laurent lui-même.

La question n’est pas de savoir s’il y aura des déversements: tous les pipelines en produisent. La question est de savoir quand et de quelle ampleur ces déversements seront.

Le pétrole bitumineux qui se déverserait serait mélangé à un diluant chimique qui rendrait le nettoyage encore plus difficile que pour un déversement pétrolier normal. Une fuite pendant les mois d’hiver poserait un défi environnemental quasi insoluble.

Pipeline: Infoman et Sol Zanetti parodient Rick Mercer

Cela s’appelle un Rant. Un monologue polémique sur une question d’actualité. Disons, un Cri. L’homoriste Rick Mercer, l’Infoman du ROC, s’en est fait une spécialité. Il marche dans une ruelle, interpelle la caméra, gesticule abondamment.

Cette semaine, il a fait la leçon aux Québécois, qui ne veulent pas laisser passer dans leur cour un gros tuyau avec du pétrole qui réchauffe la planète. Il a eu deux réponses, celle de Sol Zanette et celle d’Infoman. Les voici:

Pour voir infoman, il faut aller sur leur page en cliquant sur l’image:

infomanMercer

Pétrole albertain: 14 milliards de dollars québécois plus tard

Le débat surréaliste qui fait rage au Canada anglais contre la décision de Denis Coderre et de la CMM de prendre position contre le pipeline Énergie Est vaut qu’on s’y arrête.

Dans La Presse, Yves Boisvert résume la question:

Tout se passe comme si le fait d’être une province « pauvre » rendait nulle et non avenue toute réserve sur un projet d’oléoduc.

Il y aurait d’un côté des objections nobles et raisonnables en Colombie-Britannique – les droits des Premières Nations, la préservation de la Nature et David Suzuki.

Et de l’autre, au Québec, un océan de pure mesquinerie et le marchandage politique de bas étage – d’ailleurs, ils ont rejeté leurs égouts dans le fleuve, ces gens-là…

M’est avis que ce qui menace le plus l’unité nationale, ce ne sont pas des objections à un projet mal vendu, mais l’expression enthousiaste de mépris au parfum néocolonial qu’on pourrait traduire par « Vos gueules, les pauvres ».

Le Québec et le pétrole : pour une position claire, cohérente, verte

La politique du Québec envers le pétrole doit être sans équivoque et fondée sur trois principes :

  • Faire du Québec une nation exemplaire dans l’effort planétaire de notre génération pour éviter la catastrophe humaine, écologique et économique qui serait provoquée par le réchauffement climatique;
  • Engager le Québec dans une transition écologique visant à réduire graduellement puis éliminer l’utilisation du pétrole et autres hydrocarbures.
  • Affirmer que le Québec, actuel ou indépendant, doit avoir le dernier mot en matière de production ou de transport d’hydrocarbures sur son territoire.

Ces principes nous conduisent à prendre des positions fortes sur plusieurs dossiers d’actualité concernant le pétrole et les hydrocarbures, ceux présents sur le territoire québécois et ceux qui transitent ou comptent transiter par notre territoire.

Après consultation d’experts, de collègues et de nombreux citoyens, militants et membres de ma campagne, je prends, comme candidat à la direction du Parti québécois, les engagements suivants :

Comment le Québec a financé, via Ottawa, le pétrole Terre-neuvien

(Le pétrole étant un sujet d’actualité, voici un texte sur le pétrole terre-neuvien, de 2012)

Oil-Drum-Stuffed-With-Money-150x150On parle beaucoup du pétrole albertain, mais il y en a aussi à l’autre bout du pays, à Terre-Neuve.

D’abord il faut dire qu’à la loto-énergie, si le Québec a hérité d’un potentiel d’énergie propre, il a totalement manqué le train de la distribution de la manne fédérale.

En 2007, le groupe de recherche Energy Probe a calculé que l’investissement fédéral dans le nucléaire s’élevait à 20 milliards $, ce qui a généré pour 75 milliards$ de la dette fédérale actuelle… sans que le Québec ne profite d’une part significative de ce magot.

Mieux encore, le service de recherche de la Bibliothèque du Parlement fédéral, à partir des rapports du commissaire à l’environnement, a calculé qu’Ottawa avait versé seulement entre 1970 et 1999, 40 milliards en subventions et crédits d’impôts divers à l’industrie pétrolière, gazière et du charbon, des industries jusqu’ici inexistantes au Québec. En dollars de 2007, cela fait 79 milliards.