Leadership – Indépendance : Compte à rebours 2022 !

Proposition #9 du candidat Jean-François Lisée

Ma proposition #1 (Chasser les Libéraux. Réussir l’indépendance. Dans cet ordre.) a suscité énormément d’intérêt et on en a surtout retenu mon intention de ne pas tenir de référendum dans le premier mandat (2018-2022) d’un gouvernement du Parti québécois. C’est le volet « Chasser les Libéraux ».

Mais qu’en est-il du volet « Réussir l’indépendance » ? C’est ce que je veux développer dans ce texte et dans trois vidéos qui sont maintenant disponibles. J’aborderai trois aspects. D’abord ce que je propose comme action indépendantiste pendant ces six ans, ensuite comment je propose de financer cette animation, finalement quelle place j’y vois pour la convergence.

1 – Six années de préparation et d’animation

Si je suis élu chef du Parti québécois en octobre, je proposerai aux autres membres de la famille indépendantiste d’utiliser méthodiquement ce calendrier pour se rendre, ensemble, au rendez-vous électoral d’octobre 2022.

D’abord, je proposerai au Congrès du Parti québécois de 2017 d’inscrire clairement dans l’article 1 du programme :

« Le Parti québécois et ses partenaires indépendantistes demanderont aux électeurs, en octobre 2022, le mandat de réaliser l’indépendance du Québec au cours des quatre années suivantes. »

Je proposerai aussi qu’un gouvernement du Parti québécois élu en 2018 procède à une réforme consensuelle du mode de scrutin pour introduire, dès l’élection de 2022, l’élection proportionnelle mixte (soit environ 75 sièges de circonscription et 50 sièges de liste, pour se rapprocher de la réelle répartition des voix entre partis). Je dis consensuelle car le PQ, la CAQ, QS et ON peuvent s’entendre sur ce mode. La collaboration du PLQ serait souhaitable, mais son refus ne nous empêchera pas de procéder avec cette réforme nécessaire.

L’élection du chef du PQ se fera début octobre 2016. Si je suis choisi, je ferai en sorte que 2017, l’année du 150e anniversaire du Canada, soit une année de grande pédagogie sur les coûts historiques du fédéralisme. En tout respect pour le Canada et les Canadiens, je voudrai utiliser les commémorations pour illustrer concrètement comment le Québec fut systématiquement desservi, appauvri, marginalisé, par les décisions canadiennes, du début jusqu’à aujourd’hui.  Ce n’est pas la matière qui manque. Notre objectif doit être que les Québécois.e.s terminent l’année en se demandant si ce serait vraiment une bonne idée de re-signer le contrat canadien pour un autre 150 ans.

L’année 2017 sera aussi celle du Congrès du Parti québécois et, à l’été, de la première « Souveraine tournée », où des jeunes créateurs, chanteurs, humoristes indépendantistes iront partout au Québec à la rencontre de la jeunesse pour faire de l’animation politique, du recrutement et brancher l’indépendance sur les tendances de la jeunesse. Je voudrai rééditer cette « Souveraine tournée » chaque été.

L’année 2018 sera consacrée à Chasser les Libéraux, à parfaire notre organisation sur le terrain, à élargir notre coalition, pour obtenir la plus grande majorité possible à l’élection d’octobre 2018. J’ai indiqué, en privé et en public, que, si je suis chef, ma porte sera grande ouverte pour des discussions de parti à parti avec Québec Solidaire pour maximiser notre impact sur le terrain et s’entendre sur quelques propositions communes pour offrir aux Québécois.e.s un gouvernement progressiste en 2018.

Je proposerai qu’on élabore de concert un calendrier de discussion et de décision sur les éléments essentiels d’un Québec souverain entre 2018 et 2022. À titre d’exemple: on pourrait décider qu’à l’hiver 2019, le mouvement indépendantiste statue sur la monnaie d’un Québec souverain. Au printemps, sur la défense. À l’automne, sur Radio-Canada et le CRTC. À l’hiver 2020, sur la Voie maritime du Saint-Laurent, ainsi de suite jusqu’à ce qu’on se soit doté, début 2022, d’un programme et d’une feuille de route complets. Chaque étape serait l’occasion de discussion de fond, de rassemblement, puis de dissémination de cette information.

Je suis un communicateur. J’ai fait de la radio, de la télé, du journalisme écrit et tenu un blogue. Je crois qu’il faudrait, dès 2017, habituer les Québécois.e.s à entendre des messages radio et web chaque fois qu’une politique fédérale nous empêche de prendre une décision. Ottawa a le dernier mot dans la construction d’un pipeline sur notre territoire ? Qu’on illustre dans une pub radio/web le fait que seule l’indépendance nous permettrait de décider nous-mêmes. Que ce soit la monarchie anachronique, le scandaleux Sénat, le surfinancement fédéral des chantiers naval du Nouveau-Brunswick et l’abandon des nôtres, les cadeaux donnés aux chômeurs albertains que nos sans-emploi n’ont jamais obtenu, autant d’occasions de montrer, concrètement et simplement, que sans l’indépendance, on est perdants.

Cette campagne serait continue, de mon élection comme chef jusqu’en 2022 et au-delà.

2 – Comment financer une telle animation ?

Ma proposition de ne pas utiliser d’argent public pour faire la promotion de l’indépendance dans le mandat qui va de 2018 à 2022 est ferme. Elle est fondée sur plusieurs arguments. D’abord, la tolérance des électeurs pour l’utilisation de fonds publics pour autre chose que la promotion de programmes gouvernementaux ciblés et utiles (Rénovation, tabagisme, etc) est de plus en plus basse.  Ensuite, je veux enlever aux Libéraux et aux Caquistes tout argument qui pourrait les aider à garder des sièges de députés que nous voulons leur ravir. Plus la majorité péquiste sera grande en 2018, mieux ce sera pour l’avenir. La discussion ne doit donc pas porter sur notre utilisation, ou non, de fonds publics, mais bien sur l’incompétence des Libéraux d’abord, sur la faiblesse de l’équipe caquiste et de ses propositions, ensuite.

On pose souvent la question de la mise à jour des études sur l’indépendance. D’abord je rappelle qu’en 1994-1995, ces études ont été commandées et réalisées pendant les 14 mois qui ont séparé la prise du pouvoir par M. Parizeau et la tenue du référendum. Il n’est ni compliqué ni très couteux de les faire mettre à jour.

Surtout, notre militant désormais le plus célèbre, Pierre Karl Péladeau, s’est engagé à financer un instrument précieux, l’Institut de recherche sur l’autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI). De nouvelles études seront ainsi produites et rendues disponibles au cours des saisons qui viennent.

Mais cela ne règle pas notre problème de financement d’une campagne d’animation indépendantiste. Vrai, comme l’Idée fédérale et le Conseil pour l’unité canadienne pendant de longues années, il n’y a aucune raison de penser que l’Institut sur l’indépendance de Pierre Karl Péladeau ne sera pas traité équitablement d’ici peu à cet égard.

Pour financer la Souveraine Tournée, les campagnes de pub radio/web et les autres initiatives, je lancerai, dès fin 2016 début 2017, la plus grande campagne de souscription de l’histoire de notre mouvement. Je m’entourerai de personnalités fortes pour inviter les Québécois qui ont des poches un peu profondes à y puiser pour qu’on dispose d’un million de dollars par an pendant chacune des six années qui nous séparent de 2022. Un million par an pour l’indépendance, ça me semble à la fois ambitieux et réaliste, justement parce que nous avons un projet clair, un compte à rebours précis, un objectif mobilisateur.

3 – L’indispensable convergence

J’ai appuyé depuis le début la proposition de Pierre Karl et l’action de Véronique Hivon pour enclencher une réelle convergence entre le Parti québécois et les autres acteurs du mouvement souverainiste.

J’étais, auprès de Jacques Parizeau, celui qu’on surnommait « le conseiller de l’ouverture » et je fus le négociateur de M. Parizeau pour la conclusion de l’entente entre le PQ, l’ADQ de Mario Dumont et le Bloc Québécois de Lucien Bouchard pour une proposition référendaire commune.

J’estime donc qu’il faut construire, d’ici 2022, une coalition encore plus large et encore plus robuste que celle qui nous a conduit à un cheveu de l’indépendance en 1995.

Il est vrai que les travaux de la convergence étaient, jusqu’à la démission de Pierre Karl, axés vers un projet commun pour 2018. Mon élection à la direction du PQ modifierait le calendrier, c’est sûr.

J’espère pouvoir convaincre nos collègues de Québec Solidaire de centrer leur action, à nos côtés, pour Chasser les Libéraux en 2018. Mais il est probable que nos amis d’Option Nationale insistent pour présenter, en 2018, des candidats qui proposeront la tenue immédiate d’un référendum. S’ils gagnent une majorité parlementaire à l’élection de 2018, nous serons à leur côté pour les aider, ensuite, à réussir !

Mais s’ils perdent — ce qui n’est pas complètement impossible, convenons-en — et que le PQ forme la majorité parlementaire comme je le souhaite, alors la porte de la convergence leur sera toujours ouverte et nous pourrons travailler ensemble pour le rendez-vous de 2022. (Idem pour QS s’ils font ce choix.)

Dans un des premiers discours que j’avais écrit pour Jacques Parizeau en 1994, je lui avais fait dire que le mouvement indépendantiste était formé de beaucoup d’anciens fédéralistes et de gens de tous les horizons. Le pire réflexe était de faire passer des test de pureté indépendantiste, de rejeter la diversité des opinions.

« Que le dernier entré laisse la porte ouverte, s’il vous plaît » avait-il dit. Pour la convergence, comme pour le reste, c’est ma propre devise !

Vous êtes plutôt d’accord ?
Joignez-vous à ma campagne

Voici les propositions que j’ai mise de l’avant
depuis mon entrée dans la campagne, le 16 mai dernier.

Proposition #1: Chasser les libéraux. Réussir l’indépendance. Dans cet ordre.

Proposition #2: Immigration : Le chemin du succès

Proposition #3: Santé : Gel de l’enveloppe de rémunération des médecins

Proposition #4: Inégalités sociales : Un Québec riche de son équité

Proposition #5: Sièges sociaux : Miser sur la Caisse de dépôt et le développement régional

Proposition #6: Identité : La concordance culturelle

Proposition #7: Priorité PME : Moins de paperasse, plus d’entrepreneuriat

Proposition #8: Laïcité – une approche résolue et responsable

Proposition #9: Compte à rebours 2022 !

Proposition #10: Anticosti – Enfin sortir des faux-fuyants !

Proposition #11: Incarner la laïcité et l’ouverture

Proposition #12: Le pipeline Énergie Est: Pourquoi il faut dire Non et Non !

Proposition #13 : Pour un processus d’évaluation et de consultation « digne du 21e siècle »

Proposition #14 : Développement régional : rétablir les budgets et reconstruire les outils de développement dans le respect des régions

Proposition # 21: Pour une vraie culture de la culture au Québec

Proposition # 22: 8 propositions pour oser réussir la Métropole

Proposition # 23: L’information, un service essentiel

 



24 réflexions au sujet de « Leadership – Indépendance : Compte à rebours 2022 ! »

  1. Il faudra durant ces prochaines 4 années s’attarder à démontrer par un processus de route vers l’indépendance du Québec en faisant connaître les enjeux et le comment on en arrivera à vivre indépendamment du Canada; comment les Québécois vont s’organiser pour vivre avec les autres Provinces et autres pays à tous point de vue. La dette, l’armée, la monnaie, protections de notre langue et culture, le respect de la laïcité par les migrants, la conservation des chèques personnes âgées et des pauvres, assurances emplois etc…Rassurer comment les Québécois seront en confiance envers un bon système bien structuré pour la santé, l’éducation et l’emploi afin de pouvoir vivre convenablement. Voir à conserver une bonne entente avec les autres pays. Ce qui nuira à notre souveraineté, c’est la peur des gens de vivre dans la misère, il faudra prendre le temps de prendre point par point pour bien bâtir cette suffisance par nous-même en prouvant aux Québécois que nos richesses peuvent nous apporter le nécessaire pour vivre notre indépendance, pas en paroles mais en actes AVANT ce vote de référendum que nous devons gagner cette fois-ci.

  2. Quelle différence y-a-il entre un référendum qui pourrait être en automne 2021 avec Martine Ouellet, et un référendum en deuxième mandat, annonçé dès 2022, avec François Lisée. J’admire les deux candidats, là n’est pas la question, mais j’estime que si le PQ prend le pouvoir en 2018, il a amplement le temps de prôner pédagogiquement l’indépendance, pendant 3 ans, et voter un référendum en 2021, ou même une élection référendaire à l’automne 2022. Il se peut que le PQ ne soit pas réélu en 2022. Il ne faut donc pas rater sa chance, sinon, on se retrouvera au même point. Il faut arrêter de tergiverser toujours, et d’agir en fonction du gouvernement fédéral. Assumons-nous à la fin!

  3. Bonjour Monsieur Lisée,

    J’apprécie votre articulation. Votre manière d’aborder la religion et sa consonance politique, le dossier sur Anticosti avec le droit de changer d’idée, l’ouverture d’esprit de celui qui n’a pas honte et qui a une belle estime de lui-même, qui a, aussi, le courage de souhaiter bonne fête aux Canadiens tout en demeurant déterminé dans sa progression vers la souveraineté, etc.

    Après avoir lu plusieurs de vos pages, je ne prétends pas avoir d’idée de génie pour contribuer à vos réflexions déjà articules et élaborées. J’ai toutefois un commentaire, très anodin, en rapport avec l’orthographe : le $ , en français, s’écrit avec une seule barre, deux en anglais (voir votre vidéo lorsque vous écrivez au tableau).

    Votre longue expérience en journalisme et en politique, jointes à vos qualités intellectuelles, me donnent confiance en vous. Vous me rappeler un peu, d’une certaine manière, Monsieur Parizeau.

    J’espère que vous serez notre prochain  » Monsieur  »
    ; -)

  4. La présentation est d’une clarte
    remarquable. Elle donne confiance à chacun des segments de la démarche.J’en suis et merci pour le travail de réflexion quii ne cesse d’étonner et de faire avancer la notre
    Je continue de vous suivre. Bonne continuité
    B. Martin

  5. Bonjour monsieur Lisée,
    Je vous suis dans votre projet politique et celui-là en particulier
    Changer le mode de scrutin au Québec est une action fondamentale pour notre démocratie. Voilà un projet de société qui doit précéder l’indépendance du Québec. Il mobilise mes énergies et soutient mes idéaux de vie ici. Depuis trop longtemps, nous avons un système de vote infect et aux allures de monarchie. Je souhaite une assemblée législative qui représente réellement la diversité des votes des Québécois, où les femmes auront une représentation équitable, où les régions détiendront un pouvoir politique leur permettant de se développer et où les minorités culturelles pourront s’engager pour dire dans leurs mots le pays à construire, avec nous. Un mode de scrutin où chaque vote compte.
    Et ensuite, nous avons besoin d’un changement de culture politique! Une assemblée législative dans laquelle les députés peuvent s’allier, collaborer malgré les divergences de points de vue dans l’élaboration des politiques pour le bien commun. Ne pensez-vous pas? Une meilleure démocratie c’est ce que je nous souhaite avant tout! http://meilleuredemocratie.com

    Marie-Claude Bertrand

  6. Une suggestion pour décrire vos propositions: les décrire comme étant un Contrat ferme entre vous et les québécois!
    J’explique.
    En effet, par leur ampleur, vos propositions se démarquent nettement en comparaison de celles de vos concurrents.
    De plus, vues dans leur ensemble, vos propositions représentent nettement plus que les programmes traditionnels auxquels nous ont habitué les partis politiques d’ici.

    Il y a un précédent américain à cette suggestion.

    Il s’agit de la campagne de Gingrich(1994) qui a composé et proposé son programme électoral comme étant un Contrat ferme avec l’Amérique. Cette approche a permis à Gingrich de reprendre le contrôle de la Chambre des représentants. Un exploit à cette époque.

    De plus lorsqu’on vous voit expliquer sur votre blog, sur un tableau noir, la séquence temporelle inversée des évènements à partir des objectifs recherchés, cela ressemble de près à la présentation d’un Contrat majeur.
    Finalement, l’emploi du terme Contrat ferme trancherait avec les slogans des libéraux: Nous sommes prêts, Les péquistes, c’est un référendum, etc..
    Vos supporteurs et le public verraient leur convictions renforcées dans la mise en oeuvre future, par vous, du Contrat ferme.; plus que par la désignation par le mot programme. Un programme, est si facilement oublié/détourné dans la tradition des programmes électoraux.

  7. Des candidats à la direction du PQ, c’est M. Lisée qui démontre qu’il a le mieux compris le problème que pose le référendum au Québec. La première partie de sa solution, ne pas tenir de référendum, est la voie à suivre. Mais il ne va pas assez loin. Il faut sortir le référendum entièrement des partis politiques et le confier au peuple, libérant ainsi la politique québécoise et le développement du projet indépendantiste qui tous les deux pâtissent de ce jumellage forcé.

    Je vous invite à lire ici mon texte complet publié à l’occasion de la St Jean Baptiste dans le Huffington Post Québec:
    http://quebec.huffingtonpost.ca/alain-miville-de-chane/fonctionnement-politique-quebec_b_10579128.html

  8. En fait, vous voulez que les Québécois donnent au PQ ,sous votre chefferie , en 2018 un mandat de bon gouvernement fédéraliste, puisque le projet de souveraineté ferait l’objet d’un agenda parallèle qui n’aurait rien à voir avec le gouvernement, surtout pas au plan financier.
    N’y-t-il pas là, cependant, un double jeu politique qu’exploiteront facilement les libéraux et caquistes pour convaincre l’électorat que le bon gouvernement promis est un leurre étant donné la dispersion des énergies du PQ qu’engendrera, inévitablement, ce double mandat, celui de la gouvernance de la province et celui de la pédagogie de l’indépendance ?
    Ne serait-il pas mieux en 2018 qu’effectivement le PQ se fasse élire sur un mandat fédéraliste, et qu’à ce titre, il demande au Canada d’inclure dans sa Constitution une Déclaration d’identité du peuple québécois y incluant la reconnaissance de pouvoirs souverains nouveaux en matière de langue, de culture et d’immigration , et ce avec la date butoir de 2020. Si la réponse est positive, le PQ tient un référendum à ce sujet dans le premier mandat ,disons 2021. S’il n’y a pas de réponse ou qu’elle est jugée inacceptable , suivra un référendum sur l’indépendance dans le 2ie mandat à partir de 2022. Et là, nous serions en voiture…
    En fait, c’est la proposition Marceau mais articulée autrement. Je souhaiterais même que tous les candidats à la chefferie y adhèrent en début de course, pour consacrer plutôt celle-ci à développer le meilleur projet de gouvernement possible pour 2018 . Et que le prochain chef du PQ soit élu là -dessus. Car le Québec doit se débarrasser des libéraux mais il aura de la difficulté à le faire si les enjeux ne sont pas clairs.
    Note: j’ai déjà fait part de cette proposition par courriel envoyés ( adresses de l’Assemblée nationale ) la semaine passée à Jean-François Lisée, Alexandre Cloutier, Véronique Hivon et Martine Ouellet

  9. Énergie-Est. M. Lisée, vous affirmiez avec raison dans votre document sur le sujet lors de la dernière course à la chefferie que la juridiction provinciale permettait de sérieusement résister à ce projet. Si le gouvernement élu de notre juridiction est pour, ça n’est pas la faute de fédéral. Les BAPE truqués de Couillard et de Heurtel, et leurs invitations plutôt que leur combat ne sont pas de la faute du fédéral. Blâmer uniquement le fédéral est un genre de demi-vérité pour fins de propagande qui me dérange – notre gouvernement est autant sinon plus responsable. D’autant plus que PKP était très ambigu sur la question lorsqu’il était chef (et complètement silencieux pendant la campagne à la chefferie) et que le gouvernement Marois avait entrouvert la porte au projet, comme vous le savez très bien.

    Et que ferons-nous si l’ONE recommande de ne pas adopter le projet et que le gouvernement fédéral dit non? Le fédéral pourrait passer des annonces à la radio: « Une chance que le gouvernement fédéral est là pour empêcher ce projet, car le gouvernement du Québec utilisait sa juridiction pour le faire passer. Ouf! » Je ne rejette pas cette possibilité d’emblée. La population du Québec et de la Colombie-Britannique est contre et ces provinces totalisent à peu près 66 députés du PLC, l’Alberta en a 2… Et Denis Coderre est contre – comme ancien ministre important du PLC, il dispose peut-être encore d’une certaine influence.

    Et quelles annonces à la radio feront-nous passer si le gouvernement fédéral bloque le projet portuaire de Couillard à Cacouna pour protéger les bélugas: « Ouf, une chance qu’on a le gouvernement fédéral pour nous protéger des folies que le gouvernement du Québec s’apprête à faire en utilisant mal sa juridiction! » (En plus populaire et plus radio, mais c’est l’idée).

    On a eu une petite pratique avec l’affaire de la rainette faux-grillon. Le gouvernement fédéral a bloqué un projet de construction de condos pour protéger l’espèce, lequel projet avait reçu des permissions de complaisance du ministère québécois de l’environnement. Et notre ineffable ministre Heurtel dit: «Ce que je défends, c’est le développement durable. Le développement durable, c’est un équilibre entre la protection de l’environnement, le développement économique et l’acceptabilité sociale. » Dans la perception de M. Heurtel de cet équilibre, la protection de l’environnement et la protection d’une espèce en disparition semblent avoir le poids d’une plume dans la balance, et la complaisance envers l’industrie de la construction peser quelques tonnes.

  10. En repoussant le référendum après 2022, le Parti québécois évite d’avoir à affronter un Justin Trudeau qui pourrait être au sommet de son influence, entre 2018 et 2022. L’actuel premier ministre du Canada jouirait aussi d’un impact maximum que lui procurera la campagne électorale fédérale, le chef libéral ne manquant pas de faire d’un nouveau NON un facteur dominant de sa campagne électorale tant dans l’ensemble du Canada qu’au Québec. Après 2022, l’étoile de Justin Trudeau devrait normalement avoir commencé à pâlir, le leader libéral fédéral exerçant moins d’influence lors d’un référendum. Un référendum entre 2018 et 2022 risque d’être pratiqué simultanément à une élection fédérale où les Québécois voteraient encore une fois massivement pour le Parti libéral du Canada.
    Réal Pelletier

  11. Le sentiment d’appartenir à une nation renforce le sentiment de faire aussi partie de la société universelle. À quelque moment de l’histoire et en quelque lieu du globe qu’elle surgisse, la nation abrite en son sein des valeurs universelles.
    Bonne St-Jean à tous

  12. Monsieur Lisée, je suis fédéraliste mais je respect votre point de vue. Cette proposition de ne pas tenir de référendum le premier mandat et de prendre au moins 6 ans pour le préparé me semble honnête. C’est un peu comme la question claire de Dion.

  13. M. Lisée, vous nous rappelez les beaux jours de René Lévesque à « Point de mire ». Vous êtes clair et convaincant ! Je voterai pour vous. Merci de votre engagement et de vous adresser à notre intelligence.

  14. Un troisième référendum perdant serait une catastrophe pour le Québec.
    La contribution financière et pour des études sur la souveraineté est fort bienvenue de PKP, un plan d’ensemble organisé.

    Toutefois, le camp souverainiste n’a plus les moyens de faire des erreurs importantes. Les médias ne sont pas plus souverainistes qu’il y a 20 ans.

    Au Québec, depuis 10 ans, nous disposons d’une chaîne radio spiritualiste sur les ondes de base non satellite diffusant une idéologie de type religieux plus souvent que l’on pense d’obédience catholique. En considérant que les adeptes d’arrière monde hypothétiques ont leur réseau, qu’ils sont mieux organisés que les souverainistes à chaque jour. …

    Le déficit d’information sur un projet le fait perdre.

  15. Je suis d’accord avec vous. Jean-François LIsée a une longueur d’avance sur les autres candidats(es).
    Je suis indépendantiste depuis mon plus jeune âge, 16 ans , et je m’intéresse à l’Histoire et à la politique depuis l’âge de 11-12 ans. J’ai 59 ans. Merci de votre ajout historique.

  16. Le Plan est parfaitement articulé pour s’ajuster au contexte et à la situation historique dans laquelle nous sommes présentement. Et au défi du redressement national : la souveraineté n.est pas un souhait mais, une sommes.

    Faut pas oublier la conjoncture. En 2017, le catalyseur du regroupement politique sera Énergie Est.
    L’occasion de refaire la Grande Alliance (1602-03) avec nos alliés amérindiens, résolument contre, et la jeunesse qui vont se mobiliser pour la circonstances.
    Deux camps vont s’affronter : le Bloc fédéraliste pour ; et, le Bloc souverainiste contre.

    L’occasion de faire la pédagogie de la souveraineté de manière concrète.

    • Tout à fait d’accord! Le mouvement contre Énergie-Est et la grande alliance avec les peuples amérindiens et les jeunes générations sera l’étincelle d’un renouveau du mouvement pour la fondation du pays du Québec. Ce sera le Lac Meech des années 2020. Il y a une belle convergence à saisir. Pour cela il nous faut promouvoir un projet d’indépendance énergétique dans un Québec à l’avant-garde de la transition mondiale vers une économie durable, de haute technologie et respectueuse de l’environnement. Rêvons et agissons, un monde meilleur est possible!

  17. M. Lisée, dans le cadre d’études portant sur les coûts du régime colonialisto-fédéral rocanadian, comment se fait-il que nous ne soyons jamais informés de la participation annuelle totale du Québec au trésor public du gouvernement central rocanadian d’Ottawa ?Lors de l’exercice budgétaire annuel de ce gouvernement, les recettes publiques de toutes sources totalisent, bon an, mal an, plus de $300 milliards; quelle est la part totale de ces recettes annuelles prélevée par ce gouvernement étranger au Québec ? Considérant que le Québec compte pour, à tout le moins, 20% du PIB du Canada, ne serait-il pas juste de croire que le gouvernement central du Rocanada s’approprie annuellement plus de $60 milliards, soit 20%($300G), en recettes publiques québécoises ?

  18. J-François Lisée fait un souhait futurologiste ;
    on prépare l’indépendance de 2018 à 2022 et en 2022
    alors lui J-F L le PM est réélu encore plus fort pour réussir le pays préparé depuis 2016
    et le confirmer à l’international vers 2025 par un référendum ; dixit J-F Jean-François Lisée
    Alors si le PQ de J-F L en 2022 n’est pas réélu on remet l »indépendance sur la tablette
    pour une décennie ou plus vers 2036 cela redeviendrait à la mode du temps ?

  19. De Québec : C’est certain que le tout peut se faire et est viable. Ce ne sera pas facile non plus surtout avec le reste du Canada. Mais nous devons avoir un objectif commun, l’indépendance, avec les autres partis nommés et qui désirent ce pays, le Québec. Il y a beaucoup de si dans vos idées car il faut que chacune se réalise si on veut y arriver, ce que je ne doute pas. Des si : Il faut gagner les prochaines élections et être majoritaire, que tous les partis convergent vers nous, avec nous et acceptent nos idées et vice et versa. Je crois qu’on devra mettre un peu d’eau dans notre vin dans nos discussions vers l’objectif de 2022. Je ne doute pas de notre réussite commune mais on ne l’aura pas facile ! Ramasser un million par an, ça peut se faire et il faudra de généreux donateurs pour y arriver. Vos exposés sont clairs et nettes et je marche avec vous pour un référendum après 2022, mais encore là il faut des alliances pour gagner ce référendum et ce ne sera pas facile ça non plus. Il faut que tous ceux qui croient en vous comme moi fasse aussi leur part dans tout ce processus. ça ne sera pas facile, c’est mon humble personne qui le dit. Il n’y a rien de facile dans la vie et il faudra travailler fort pour atteindre l’ultime objectif. Quand on veut quelque chose on doit regarder droit devant et s’y tenir. On doit apprendre de nos erreurs passées et ne pas les répéter. C’est pourquoi Jean-François Lisée je vous félicite pour votre proposition numéro 9 et j’espère de tout coeur la réussite avec tous les autres partenaires il a s’en dire. Marchons tous par en avant et nous l’aurons notre pays !

  20. Points négatifs a priori selon les probabilités. Prévoir le pire, les difficultés.

    Un plan souverainiste en 2022 face à un possible gouvernement péquiste sous Lisée qui devra bien cordonner l’action privée de citoyens pour expliquer la souveraineté?

    L’action d’un gouvernement créé des oppositions, du mécontentement surtout après 4 ans de gouvernance.

    Comment 20 ans de quasi démobilisation souverainiste peut être annulé par 5 ans de pédagogie en pensant absolument remobiliser la nation? La mise en route de la révolution tranquille avec J.Lesage en 1960 n’a pas annulé sur le coup la tradition d’un vote unioniste qui a permis l’élection de D.Johnson père en 1966. La révolution tranquille s’est poursuivie mais avec des avancées et des reculs et cette difficulté du PQ naissant en 1968-70 d’affronter la réplique libérale devenue hyper fédéraliste avec R.Bourassa.

    Comment atteindre les jeunes Québécois qui majoritairement oscillent entre convictions ciblées et apolitisme, le narcissisme selfie mondial, la technophilie et une imprégnation de canadianisation politique minoritaire mais qui était inexistante il y a 10 ans?

    Se garder une politique (L’autonomie avec un plan national québécois articulé) de gouvernance souverainiste ouverte en 2022 annoncée maintenant en toute honnêteté n’a t-il pas la vertu de prévenir face à un ressac anti référendaire plus important que l’on ne croit qui dépasserait l’élection de 2018?

    La convergence peut être atteinte davantage avec les autres partis dits souverainistes par une réforme du scrutin proportionnel-uninominal mixte pour préciser encore que le plan doit être formidablement bon et progressiste de gauche car beaucoup de Québécois veulent une souveraineté progressiste, d’autres la souveraineté point voire dans un cadre libéral. Comment concilier gauche et droite lorsqu’en 1995 la voie de Parizeau pour l’indépendance était orienté vers le centre orienté vers la droite modérée que la contribution des Lucien Bouchard et Mario Dumont a exprimé.

    On sait que la région de Québec balance à droite, le Saguenay et l’est francophone encore de Montréal à gauche! Sans oublier qu’une région comme l’Estrie à part la ville de Sherbrooke n’a jamais été très souverainiste ni à gauche. Les régions frontalières du Québec donc l’Outaouais ne veulent rien savoir de la souveraineté depuis le début. Pas plus du PQ.

    Des aspects négatifs débordent, tout ce qu’il faut pour briser un plan qui doit être ouvert ce plan aux stratégies et tactiques, ce que les libéraux provinciaux et fédéraux ne se sont pas privés pour recanadianiser le Québec depuis 95. Et ce dès le rapatriement de la constitution en 1981.

    Les échecs du PQ étant nombreux (en gros et grossièrement dit) à part des réalités comme la loi 101, le PQ doit réapprendre à gagner d’abord une élection et aussi retrouver ses capacités de parti pas seulement souverainiste mais tout simplement patriotique capable d’affronter la double machine libérale très forte et lié à un vote y compris francophone conservateur pas seulement des minorités.

    Voir noir pour savoir les obstacles au beau plan sur papier de JF.Lisée.

    • De Québec : La vie n’est pas toute noire. Je suis d’accord qu’on connaisse les obstacles mais on peut les surmonter, surtout en prenant notre temps, i.e. , 6 ans environ. Ce ne sera pas facile comme je le dis dans mon commentaire, mais parfois dans la vie il faut savoir se tenir debout et regarder vers l’avenir. Comme nation québécoise disons-nous que nous sommes très capable. Merci.

    • J.F.Lisée y va d’un plan d’ensemble pour la souveraineté, un tableau d’organisation apparaît. En dehors des obstacles, il est vrai que le candidat Lisée est beaucoup mieux organisé que ses concurrents.

      La contribution est positive en termes absolument de plan d’ensemble, il faut le préciser davantage même si plusieurs peuvent douter de la mise en route d’un tel plan directement à partir de 2022.

      Une campagne haineuse est lancé par des anglophones à cause qu’un parc d’Outremont se ferait nommer Parc Jacques Parizeau au lieu de Parc Vilmy. Une histoire connue en partie confidentielle. La plupart des responsables des médias la taisent. Tant que les Québécois voudront ignorer la haine d’anglophones envers la réalité francophone en 2016-2018 à partir du souvenir de Parizeau, on est vraiment des moutons bon pour l’abattoir.

      Je suis souverainiste, plusieurs le sont mais confrontés à un peuple qui se préoccupe encore des pitbuls et de leur dangerosité 12 jours après qu’une femme en ait été victime. Le degré de sensibilité à notre réalité est à ce point bas…

      En lisant le texte de S.Fortin dans le Huffington, la reproduction de tweets haineux en anglais contre J,Parizeau démontre que des anglophones méprisent la problématique de notre existence.

      Parc Parizeau ou parc Vimy: 100 ans de deux solitudes qui n’ont plus grand chose à se dire… article Steve Fortin

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