Comment nuire aux familles, à Montréal et au français

Le maintien d’une masse critique de francophones et le dynamisme démographique et économique de l’île de Montréal dépend, en partie, de la rétention des familles sur l’île.

C’est pourquoi le gouvernement du Parti québécois avait, lorsque j’étais ministre de la Métropole, fait produire un rapport consensuel sur les mesures à prendre puis avait, pendant la campagne électorale, pris des engagements pour faire faire Un bond qualitatif à la rétention des familles.

Mais comme le déplore ma collègue Carole Poirier dans un communiqué émis ce vendredi, le gouvernement Couillard va dans la direction inverse.

C’est aussi l’opinion du chroniqueur François Cardinal, de La Presse, à Radio-Canada.


Coupes dans les programmes de subventions en matière d’habitation

Encore un coup dur pour les familles, qui paient
pour les mauvaises décisions libérales

Dossier Saint-Pierre: soulagement et remerciements

Je suis évidemment soulagé par la tournure des événements et par la décision de Mme Saint-Pierre de retirer promptement les paroles qui pouvaient jeter un doute sur mon intégrité et de s’excuser auprès de ma famille. C’était difficile de sa part, je salue sa décision.

Il faut savoir se battre pour sa réputation, son intégrité, sa famille. Il faut savoir accepter les excuses lorsqu’elles sont offertes, comme je l’ai expliqué ici:


 

Et je remercie les centaines de personnes, amis, parents, internautes, signataires d’une pétition spontanée, qui m’on manifesté leur appui et prodigué leurs conseils pendant cette semaine difficile.

Merci aussi à Stéphane Bédard et à toute l’équipe de soutien de l’aile parlementaire, à mes anciens conseillers aussi, notamment Christophe Fortier-Guay, qui m’ont aidé à reconstitué les agendas pour déposer le document synthèse de mardi retraçant toutes les dates et les résultats de chacune des missions.

Affaire Saint-Pierre: la ministre toujours fâchée avec la vérité

Christine Saint-Pierre a fait émettre un communiqué en fin d’après-midi ce mardi pour réagir à ma conférence de presse du matin. Je lui demandais de se rétracter sur les allégations mensongères qu’elle a répétées à mon sujet et de s’excuser auprès de ma famille. Elle n’a fait ni l’un, ni l’autre.

Elle affirme d’abord avoir « la responsabilité d’agir avec rigueur et transparence ». Elle a en effet cette responsabilité. Mais en portant des accusations sans preuve, en posant des questions tendancieuses, elle n’a pas agi avec rigueur.

Elle continue en affirmant que « le respect de la vie personnelle des élus est pour moi un principe primordial. » Alors pourquoi a-t-elle dit à Radio X: « Est-ce que M. Lisée utilisait le prétexte de sa vie privée pour faire des missions en France? »

Ma lutte contre l’intimidation – pardon ! – contre la diffamation

Vous m’avez massivement, chers internautes, conseillé de poursuivre Christine Saint-Pierre pour les propos mensongers qu’elle a tenus sur moi, en impliquant ma vie familiale.

Je l’ai fait ce mardi, à Québec, en compagnie de ma conjointe Sandrine et de Stéphane Bédard, chef intérimaire du parti.

Voici la vidéo:


 

Voici la transcription du point de presse:

M. Bédard : (…) on est ici parce qu’il y a quelqu’un dont l’intégrité a été attaquée de façon purement malhonnête. Jean-François Lisée, que je connais personnellement depuis des années, qui est quelqu’un qui est dédié, qui est un homme honnête, intègre qui a toujours réalisé, peu importe les fonctions qu’il a faites, pour le bien commun, pour l’intérêt public. Dans les derniers jours, une ministre du gouvernement a tenté de détourner l’attention médiatique en attaquant de façon injuste et malhonnête le comportement de M. Lisée à l’époque où il était ministre en attaquant même sa vie familiale, et nous trouvons ces accusations totalement irresponsables. Donc, aujourd’hui, notre objectif, c’est de rétablir les faits et de souhaiter que Mme St-Pierre s’excuse le plus rapidement possible et rétablisse la réputation de M. Lisée.

Christine Saint-Pierre et la pratique de la diffamation

Dois-je poursuivre Christine Saint-Pierre en diffamation ?

C’est la question qui s’impose, après m’être tapé l’écoute des deux entrevues qu’elle a choisi de donner ce vendredi, à LCN et à Radio X Montréal.

D’abord qu’est-ce que la diffamation, en droit québécois ?

Selon les professeurs J. Pineau et M. Ouellette-Lauzon il existe trois types de diffamations:
- Lorsque vous dites ou écrivez des choses désagréables ou défavorables sur une autre personne en sachant que c’est faux.
- Lorsque vous dites ou écrivez des choses désagréables ou défavorables sur une autre personne quand vous devriez savoir qu’elles sont fausses.
- Lorsque vous dites ou écrivez des choses désagréables ou défavorables sur une autre personne sans un motif valable, peu importe que ce soit vrai ou pas.

Les actions et paroles de la ministre Saint-Pierre ces jours derniers répondent en tous points à cette définition:

La partisanerie extrême de Christine Saint-Pierre

Christine Saint-Pierre s’est illustrée, ces dernières années à l’Assemblée nationale, par ses propos à la fois partisans et outranciers. Je n’ose citer les mots orduriers qu’elle y a un jour tenus à l’endroit de Pauline Marois, mais je rappellerai qu’elle a aussi associé Fred Pellerin à « la violence et à l’intimidation » parce que notre poète national avait eu le tort de porter le carré rouge.

Je suis donc en bonne compagnie, étant maintenant la nouvelle cible de sa hargne. Elle souhaite salir ma réputation, sans présenter la moindre preuve de comportements répréhensibles, en posant sur le mode interrogatif des « questions éthiques » à mon sujet.

De quoi s’agit-il ? Il se trouve que pendant les 18 mois où j’étais ministre des Relations internationales et du commerce extérieur, ma conjointe résidait temporairement à une heure de Paris, pour des raisons professionnelles, avec mes deux plus jeunes enfants.

Un printemps caricatural

Les suites de l’élection, la rentrée parlementaire, la pré-course à la direction du PQ ont nourri les caricaturistes ces derniers mois.

À mon habitude, je vous en présente les meilleures:

D’abord Chapleau montre Bernard, Pierre-Karl et moi fort jaloux du résultat référendaire en Ukraine.

Chapleau, La Presse

Chapleau, La Presse

Ygreck nous réunit pour une Fête nationale québécoise moins festive.

Ygreck, Journal de Montréal

Ygreck, Journal de Montréal. (Notez que c’est Pauline dans le rôle de la Vierge, mais l’enfant est non-identifié.)

Chapleau semble penser que j’ai emprunté quelque chose à Bernard, qui lançait à tous une invitation à se joindre au PQ.

Chapleau, La Presse

Chapleau, La Presse

Mais Bernard n’est pas rancunier. Après les problèmes cyclistes de Pierre-Karl et de Sylvain Gaudreault, il me prodigue d’excellents conseils de prudence:

Ygreck, Journal de Montréal

Ygreck, Journal de Montréal

Bon été !

1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ?

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Fidèle aux traditions, je republie ce billet, d’abord écrit en 2010, chaque 1er juillet depuis. Il est un des plus populaires de ce blogue.

Pour tout étranger établi au Québec, l’étonnement est annuel. La Fête nationale du Québec, le 24 juin, est un événement majeur.

La Fête du Canada, le premier juillet, est largement ignorée. Comment a-t-on pu en arriver à cette situation, impensable dans toute nation normalement constituée (je pèse mes mots) ?

C’est qu’il y a un vice de conception. Le premier juillet 1867, date de fondation du pays, fut un jour chômé et les autorités organisèrent plusieurs manifestations (voir ici)*. Le haut clergé était très favorable à la confédération, se sachant maître des compétences léguées à la nouvelle province, notamment l’éducation, outil de son autoperpétuation.

En flânant sur l’Avenue Robert-Bourassa

Le Maire de Montréal vient de relancer l’idée de désigner une rue de la ville du nom de l’ex premier ministre libéral Robert Bourassa, idée abandonnée par son prédécesseur Gérald Tremblay en 2006. Que faut-il en penser ? Je me suis exprimé sur le sujet, notamment dans l’introduction de mon livre  Le Petit Tricheur – Robert Bourassa derrière le masque. En voici un extrait légèrement remanié.

*    *    *

Dix ans après le décès de Robert Bourassa, le maire de Montréal a voulu rebaptiser une avenue en son honneur. Pourquoi pas ? Bourassa fut élu quatre fois par les Québécois entre 1970 et 1993. Il a laissé sa marque dans notre histoire. Il pourrait aussi la laisser sur la carte.

L’Est de Montréal, orpheline du gouvernement Couillard

Ne cherchez pas les lettres HMR (pour Hôpital Maisonneuve-Rosemont) et les mots « ligne bleue » dans le budget du gouvernement Couillard. Ils ont disparu de l’écran radar libéral. Comme le toit du Stade olympique, dont le candidat Couillard avait pourtant vanté les mérites.

Qu’ont en commun ces projets ? Ils sont tous dans l’Est de Montréal. Ils sont tous structurants.

Ils ont également en commun de ne plus être mentionnés par le gouvernement Couillard, alors que d’autres projets, ailleurs sur l’île, font leur apparition.

Comme député de Rosemont, ces questions me turlupinent et j’ai pu questionner la ministre des municipalités, Pierre Moreau, qui défendait ce mercredi les crédits du ministère de la Métropole. Il a confirmé l’absence de volonté politique ferme de son gouvernement à ces sujets.

Des hôpitaux prioritaires, mais pas HMR