Et si de Gaulle revenait ?

Il nous a tiré vers le haut. Alors que tant de forces, dans notre histoire, ont voulu nous tirer vers le bas. À 50 ans de distance, son appel est aussi actuel qu’au moment où il l’a lancé. Le Québec est, en 2017 comme en 1967, l’enjeu d’un souque-à-la-corde vertical où des forces veulent qu’il se dépasse, d’autres veulent qu’il se marginalise.

C’était vrai à l’époque. Le geste du grand général était prémédité. Il voulait peser sur le cours de l’histoire et accompagner à très brève échéance le Québec à la table des nations. Le Premier ministre Daniel Johnson, qui l’avait invité, ne venait-il pas d’être élu, un an auparavant, sous le slogan ’’égalité ou indépendance’’ ? Johnson allait-il répondre à l’appel gaullien ? Ses biographes croient que non. Mais si le général le tirait vers le haut, d’autres forces tiraient très fort dans l’autre sens.

Faire du Québec une nation verte

Allocution du chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée
Conseil national extraordinaire
Dimanche 11 juin 2017, Drummondville
La version lue fait foi

Chaque année, aux États-Unis, les présidents américains font le discours sur l’état de l’Union. Et j’ai toujours pensé qu’un premier ministre québécois devrait, chaque année, faire aussi un discours sur l’état de la nation.

Mais je me suis dit que, pour nous faire la main, on pourrait commencer par un discours sur l’état du Parti Québécois, à un peu plus d’un an d’une élection générale cruciale pour le Québec.

Commençons par ce qui fait la force de l’enracinement d’un parti politique. Ses membres. Et comparons avec ceux des autres partis.

19141725_1768724166471136_164631720_nIl y a des gens qui entrent et qui sortent, c’est normal. Mais, alors que les autres partis se plaignent de la désertion massive de leurs membres, au Parti Québécois, depuis un an, 12 500 nouvelles personnes se sont jointes à nous. On leur souhaite la bienvenue.

La Semaine du Député de Rosemont- 35 ans pour Lettres en main!

Inondations: Le Parti Québécois propose des pistes de solution

 Mes collègues Martin Ouellet, Sylvain Gaudreault et moi avons ont proposé des pistes de solution à court, à moyen et à long termes afin de mieux gérer les risques d’inondation et d’améliorer la prévention en ce domaine. Les événements climatiques extrêmes, dont les crues printanières exceptionnelles, vont se reproduire dans le futur et s’ajouteront aux effets des changements climatiques. Le Parti Québécois demande au gouvernement de se pencher sur la stratégie à adopter à court, à moyen et à long termes afin de réduire les risques d’inondation et les impacts des crues. Au moins trois principes devraient guider la réflexion du gouvernement : l’information, la concertation et la prévention.

Après avoir constaté l’ampleur de la catastrophe, prêté main-forte aux sinistrés, aux bénévoles et aux élus locaux dans Ahuntsic-Cartierville, à Saint-André-D’Argenteuil, à Saint-Barthélemy et à La Visitation-de Île-du-Pas, il faut tirer des leçons des récents événements climatiques extrêmes et insister sur la prévention.

Lettre au Conseil du patronat : les vertus de la tempérance

Chers patrons,

Vous m’avez écrit récemment pour me dire, essentiellement, de me taire. Oui, vous êtres très préoccupés du fait que, chef de l’Opposition, je sois comme 93% des Québécois scandalisé par les hausses de rémunération indécentes qu’ont décidé de s’octroyer les dirigeants de Bombardier. Devant des hausses de 48% de rémunération, pour une entreprise que les Québécois viennent de sauver de la faillite à grands frais (et à grands risques) et qui a mis à pied 5 000 travailleurs, vous exprimez votre vive inquiétude en ces termes:

« En entretenant la controverse trop longtemps, le risque est élevé de venir porter un dommage réputationnel et commercial considérable à une entreprise œuvrant dans un marché féroce. Au plan politique, ce serait comme de mettre de l’huile sur le feu et il y a risque réel que le brasier enflamme aussi l’écosystème aéronautique. »

Bref vous m’appelez, sans rire, au « calme et à la tempérance ».