XVIIe Congrès national du Parti Québécois- Discours de clôture

Allocution de clôture du chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée
XVIICongrès national du Parti Québécois
Dimanche 10 septembre 2017, Montréal
La version lue fait foi

Nous venons de vivre, ensemble, le plus grand exercice démocratique dans un parti politique au Québec. Depuis nos congrès de circonscription jusqu’à ce grand congrès national, près de 10 000 citoyens, des Îles-de-la-Madeleine jusqu’en Outaouais, ont investi leur temps, oui. Leur intelligence, oui. Mais, surtout, leur connaissance intime des femmes et des hommes d’ici. Il n’y a pas de parti mieux branché sur les Québécois, leurs problèmes, leurs rêves, leurs projets.

Merci à vous, délégués, pour votre travail rigoureux. Merci à l’organisation du Congrès, au comité directeur et à l’équipe de la permanence, menée par Alain Lupien et Simon Bissonnette. Ce succès est le fruit de plusieurs mois de préparation. Merci à plus de 200 bénévoles dévoués, qui ont commencé tôt, qui ont fini tard, afin que nos débats se déroulent le mieux possible.

XVIIe Congrès national du Parti Québécois- Discours d’ouverture

Allocution d’ouverture du chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée
XVIIe Congrès national du Parti Québécois
Vendredi 8 septembre 2017, Montréal
La version lue fait foi

J’aimerais d’abord offrir notre solidarité et notre soutien aux victimes des ouragans dans les Antilles et aux États-Unis.

Quand j’ai pris, pour la première fois, ma carte du Parti Québécois, je savais, comme vous tous, que je devenais membre d’un parti pas comme les autres. Mais vraiment pas comme les autres.

D’autres partis veulent seulement gouverner. Nous sommes plus ambitieux et plus généreux. Nous voulons que les Québécoises et les Québécois se gouvernent eux‑mêmes. Ça fait toute la différence.

Parce qu’être au PQ, c’est d’abord affirmer que les Québécois sont quelque chose comme un grand peuple. C’est le sentir dans sa tête, dans son cœur et dans ses tripes.

Lettre ouverte à M. Denis Coderre: Montréal fait partie du Québec

Monsieur le maire, cher Denis,

Vous me savez partisan d’une réelle décentralisation des pouvoirs et d’un statut pour la métropole. Je m’y étais engagé lorsque j’étais ministre de la métropole et l’ai appuyé comme chef du Parti Québécois. J’estime d’ailleurs que la loi votée par le gouvernement libéral est encore trop timide. En habitation, par exemple, j’aurais aimé donné davantage de latitude à Montréal pour mieux répondre aux besoins criants de logements sociaux et abordables.

Je dois cependant exprimer mon désacccord total avec votre tentative d’utiliser le statut de la métropole pour vous soustraire aux lois de l’Assemblée nationale portant sur la laïcité et le vivre-ensemble.

Monsieur le maire, Montréal fait partie du Québec. Les Montréalais sont membres de la nation québécoise.

L’été du déclin, de la culpabilisation et du déni

Il y a des étés où il ne se passe rien. Il y a des étés qui nous envoient des messages forts. L’été 2017 est parmi les plus bavards. Il nous dit que la nation québécoise vit de plus en plus dangereusement, dans ce qu’elle a de plus profond : l’avenir de sa langue et de sa culture, de ses choix.

Il nous dit surtout qu’il faut riposter avec force aux courants qui affaiblissent le Québec, puis opérer un redressement qui nécessite le retour d’une volonté nationale réelle et structurante aux commandes à Québec, à l’élection de 2018. Le Parti Québécois va incarner cette riposte et cette volonté au pouvoir.

Un printemps inquiétant