A propos Jean-François Lisée

Il avait 14 ans, dans sa ville natale de Thetford Mines, quand Jean-François Lisée est devenu membre du Parti québécois, puis qu’il est devenu – écoutez-bien – adjoint à l’attaché de presse de l’exécutif du PQ du comté de Frontenac ! Son père était entrepreneur et il possédait une voiture Buick. Le détail est important car cela lui a valu de conduire les conférenciers fédéralistes à Thetford et dans la région lors du référendum de 1980. S’il mettait la radio locale dans la voiture, ses passagers pouvaient entendre la mère de Jean-François faire des publicités pour « les femmes de Thetford Mines pour le Oui » ! Il y avait une bonne ambiance dans la famille. Thetford mines est aussi un haut lieu du syndicalisme et, à cause de l’amiante, des luttes pour la santé des travailleurs. Ce que Jean-François a pu constater lorsque, un été, sa tâche était de balayer de la poussière d’amiante dans l’usine. La passion de Jean-François pour l’indépendance du Québec et pour la justice sociale ont pris racine là, dans son adolescence thetfordoise. Elle s’est déployée ensuite dans son travail de journalisme, puis de conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, de ministre de la métropole et dans ses écrits pour une gauche efficace et contre une droite qu’il veut mettre KO. Depuis quatre ans comme député de Rosemont, il se bat pour les dossiers de l’Est de Montréal en transport, en santé, en habitation. Dans son rôle de critique de l’opposition, il a donné une voix aux Québécois les plus vulnérables, aux handicapés, aux itinérants, il a défendu les fugueuses, les familles d’accueil, tout le réseau communautaire. Il est aujourd’hui candidat à la direction de notre parti. Il compte apporter de la vision, de la clarté, et ce mélange de pragmatisme et de passion qui est devenu sa marque de commerce.

Visite officielle de la première ministre de l’Ontario

Notes pour une allocution préparée à l’intention du chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée
Visite officielle de la première ministre de l’Ontario
Jeudi 21 septembre 2017
La version prononcée fait foi

Madame Wynne, Madame la Première Ministre, je voudrais tout de suite vous mettre à l’aise.

Je suis le chef d’un parti qui souhaite que le Québec devienne indépendant. Et je suis très heureux de vous recevoir dans cette assemblée.

Parce que nous sommes voisins, pour toujours. Quoi qu’il arrive.

Et nous avons intérêt à nous connaître, à nous comprendre, et à maximiser nos coopérations.

Il n’y a pas que la géographie qui nous condamne à la bonne entente. Il y a les décisions croisées de nos entrepreneurs et de nos consommateurs.

Savez‑vous que si le Québec devait disparaître comme par magie, demain, l’Ontario compterait un demi‑million de chômeurs de plus?

XVIIe Congrès national du Parti Québécois- Discours de clôture

Allocution de clôture du chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée
XVIICongrès national du Parti Québécois
Dimanche 10 septembre 2017, Montréal
La version lue fait foi

Nous venons de vivre, ensemble, le plus grand exercice démocratique dans un parti politique au Québec. Depuis nos congrès de circonscription jusqu’à ce grand congrès national, près de 10 000 citoyens, des Îles-de-la-Madeleine jusqu’en Outaouais, ont investi leur temps, oui. Leur intelligence, oui. Mais, surtout, leur connaissance intime des femmes et des hommes d’ici. Il n’y a pas de parti mieux branché sur les Québécois, leurs problèmes, leurs rêves, leurs projets.

Merci à vous, délégués, pour votre travail rigoureux. Merci à l’organisation du Congrès, au comité directeur et à l’équipe de la permanence, menée par Alain Lupien et Simon Bissonnette. Ce succès est le fruit de plusieurs mois de préparation. Merci à plus de 200 bénévoles dévoués, qui ont commencé tôt, qui ont fini tard, afin que nos débats se déroulent le mieux possible.

XVIIe Congrès national du Parti Québécois- Discours d’ouverture

Allocution d’ouverture du chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée
XVIIe Congrès national du Parti Québécois
Vendredi 8 septembre 2017, Montréal
La version lue fait foi

J’aimerais d’abord offrir notre solidarité et notre soutien aux victimes des ouragans dans les Antilles et aux États-Unis.

Quand j’ai pris, pour la première fois, ma carte du Parti Québécois, je savais, comme vous tous, que je devenais membre d’un parti pas comme les autres. Mais vraiment pas comme les autres.

D’autres partis veulent seulement gouverner. Nous sommes plus ambitieux et plus généreux. Nous voulons que les Québécoises et les Québécois se gouvernent eux‑mêmes. Ça fait toute la différence.

Parce qu’être au PQ, c’est d’abord affirmer que les Québécois sont quelque chose comme un grand peuple. C’est le sentir dans sa tête, dans son cœur et dans ses tripes.

Lettre ouverte à M. Denis Coderre: Montréal fait partie du Québec

Monsieur le maire, cher Denis,

Vous me savez partisan d’une réelle décentralisation des pouvoirs et d’un statut pour la métropole. Je m’y étais engagé lorsque j’étais ministre de la métropole et l’ai appuyé comme chef du Parti Québécois. J’estime d’ailleurs que la loi votée par le gouvernement libéral est encore trop timide. En habitation, par exemple, j’aurais aimé donné davantage de latitude à Montréal pour mieux répondre aux besoins criants de logements sociaux et abordables.

Je dois cependant exprimer mon désacccord total avec votre tentative d’utiliser le statut de la métropole pour vous soustraire aux lois de l’Assemblée nationale portant sur la laïcité et le vivre-ensemble.

Monsieur le maire, Montréal fait partie du Québec. Les Montréalais sont membres de la nation québécoise.