Bombardier : La pire décision possible…encore une fois

Monsieur le premier ministre,

comme chef de l’opposition officielle, je suis pour ainsi dire payé pour m’opposer à vous. Je vous écris cependant aujourd’hui, non pour m’opposer, mais pour supplier. Arrêtez. Arrêtez de nous faire honte au sujet de Bombardier. Ne faites plus rien. Ne dites plus rien. Nous n’en pouvons plus.

Le comble a été atteint ce mardi. Vous étiez aux côtés du PDG d’Airbus auquel, dans un moment de panique injustifiée, vous avez accepté de donner – oui de donner – 50,01 % du joyau de technologie québécoise qu’est la Série C. Ce PDG, qui a reçu gratuitement la perle technologique des avions mi-courrier et qui peut désormais en piller la technologie pour ses propres appareils, n’était pas rassasié. Il en a rajouté en affirmant devant vous que les fournisseurs québécois de Bombardier devaient se serrer la vis pour que lui, qui sera le grand gagnant de toute l’affaire, fasse encore davantage de profits !

Le bilan de fin de session de Philippe Couillard – Revu et corrigé

Voici le texte lu par notre Premier ministre hier, et présentant l’éclatant bilan de la session. Je me permets de le commenter:

M. Couillard: Je voudrais faire un retour aujourd’hui sur le chemin que nous avons parcouru au cours des derniers mois. Il y a beaucoup de bonnes nouvelles au Québec. On a une vision, un plan, une équipe solide…

Mon commentaire: Bon, là, « équipe solide », à sa place j’aurais pas dit ça. Sam Hamad sur le banc des punitions, Lise Thériault qui a eu une maladie bizarre, le ministre de la culture qui a eu un burn-out dès sa nomination, et un joueur étoile (Pierre Moreau) toujours hors-jeu (prompt rétablissement, Pierre !), c’est pas solide solide. Et remarquez que je n’ai même pas mentionné Jacques Daoust. Ou Rita de Santis. Ou David Heurtel. Etc.

bilan

 

UPAC et intégrité: Mes 12 questions à Philippe Couillard

Pendant la campagne électorale de 2014, je posais 12 questions à Philippe Couillard en matière d’intégrité. Aujourd’hui que l’UPAC a procédé à la mise en accusation de la fraude systémique ayant eu cours au PLQ alors que M. Couillard en était ministre, j’ai cru bon retourner voir ces questions et constater s’il s’était passé quelque chose depuis.

Billet publié le 25 mars 2014 (et quelques ajouts de ce jour)

Phillipe Couillard a dit deux choses au sujet du passé trouble de son parti en matière éthique. Pour être poli. je dirai qu’il a été paradoxal.

PC_130317_ih9hf_couillard-charest_sn635Interrogé dimanche dernier à savoir s’il était « à l’aise avec l’héritage de Jean Charest » il a répondu: « je suis à l’aise avec tout l’héritage du PLQ ». Donc: c’est oui.

La faute de français de Philippe Couillard

Vous l’avez vu, non ?, l’extraordinaire message Facebook envoyé par la ministre libérale Francine Charbonneau à sa collègue démissionnaire Marguerite Blais. Sinon, le voici:

Source: Journal de Montréal

Source: Journal de Montréal

On ne sait s’il faut rire ou pleurer. Je choisis les deux. À cette lecture, j’ai craint pour l’avenir politique de la ministre, d’autant qu’elle est récidiviste (elle avait re-Twitté en mars une image intitulée ’’Martine étudit sans faire chier le Québec’’). Mais je me suis souvenu de l’intransigeance de Philippe Couillard sur la qualité du français.

Ce printemps à l’assemblée nationale, il avait à mot couvert accusé Stéphane Bédard de s’exprimer dans un français imparfait:

Dans la même période, il s’est lui-même lui-même pris en flagrant délit de commettre une faute:

Encore la schizophrénie canadienne de Philippe Couillard,

Ce samedi à Québec, le premier ministre Couillard a plongé tête baissée dans la piscine constitutionnelle. «À l’aube du 150e anniversaire du Canada, les Québécois souhaitent que le pacte qui lui a donné naissance soit réaffirmé» a-t-il dit devant un Stephen Harper impassible.

Que voulait-il dire ? Ses conseillers ont ainsi traduit sa pensée, selon ce qu’en a rapporté La Presse:

Dans l’entourage de M. Couillard, on confirme que cette «réaffirmation» fait référence à la signature par le Québec de l’acte constitutionnel de 1982. On indique aussi que c’est la première fois que le M. Couillard exposait cette volonté devant le premier ministre du Canada.

Signer la constitution d’ici 3 ans ? M. Couillard n’a pas vérifié avant de plonger, mais la piscine est vide. Le bureau de Stephen Harper a immédiatement indiqué aux journalistes qu’il n’était pas question de reparler de constitution.

C’était samedi. Qu’a-t-il dit dimanche ? Le contraire !