Comment ratatiner la présence internationale du Québec

La compagnie britannique d’effets spéciaux Cinesite était à quelques jours de confirmer son implantation à Toronto. Près de sept millions d’investissement initial, création de 200 emplois. Une belle prise pour la ville-reine.

C’était sans compter avec le Délégué général du Québec à Londres, Stéphane Paquet. Nommé depuis quelques semaines à peine, Stéphane a contacté Cinesite, travaillé avec le ministère des Finances à Québec pour produire rapidement une offre concurrente, vanté les avantages de Montréal et… obtenu pour Montréal les 200 emplois.

Voilà l’homme dont le gouvernement Couillard ne veut plus à Londres. L’homme qui est pourtant en début de mandat et qu’il faut rapatrier, avec ses deux jeunes enfants, en pleine année scolaire, de toute urgence.

Pourquoi? Parce qu’ils ont trouvé quelqu’un avec un « meilleur CV ». Et cela tombe bien, il est libéral: Christos Sirros. Car, a-t-on expliqué, il faut s’occuper d’économie à Londres. J’admets sans peine que Christos, un homme charmant, a obtenu un bacc en commerce de McGill en 1970.

Stéphane Paquet, lui, ne peut afficher qu’un misérable diplôme de second cycle à la London School of economics et une carrière de journalisme économique qui l’a conduit au poste d’éditeur adjoint et rédacteur en chef du Groupe Les Affaires de Transcontinental Media. À ce titre, il a été responsable du journal Les Affaires, du magazine A+ et du site web LesAffaires.com, en plus de participer aux discussions stratégiques touchant l’ensemble du Groupe. On constate combien il était mal préparé pour le poste !

En plus, il est jeune. Seulement 42 ans. Christos, à 66 ans, est beaucoup mieux placé pour donner aux Britanniques l’image de renouveau que le Québec veut projeter à l’étranger.

L’abandon américain

Depuis 40 ans, le gouvernement québécois tente de prendre pied dans la capitale de son principal partenaire économique et politique, là où sont prises chaque jour des décisions qui affectent notre vie: Washington.

Gouvernements libéraux et péquistes ont multiplié les approches: bureau occupé en itinérance par un diplomate venu de New York, bureau de tourisme, etc. Toujours, le Canada refusait de voir le drapeau québécois flotter quelque part à Washington.

Jusqu’à: Jean Charest. Oui, Jean Charest. C’est grâce à lui que le Québec a enfin obtenu un vrai bureau, politique, économique, de tourisme et scientifique (avec l’ex-astronaute Julie Payette comme déléguée scientifique). Huit personnes assurant le suivi des dossiers, faisant état de la spécificité québécoise en matière économique et environnementale.

Ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur, j’y ai nommé comme chef de poste la québécoise détenant le plus grand réseau de contacts dans l’administration américaine de toute l’histoire de notre diplomatie: Isabelle Beaulieu.

Pourquoi ? Cette PhD en Sciences politiques et enseignante en relations internationales a été pendant trois ans Conseillère politique au Consulat général américain à Montréal. Elle a donc été de toutes les visites, connu tous les acteurs, au département d’État et ailleurs, qui travaillent sur des dossiers canadiens et québécois.

C’est pourquoi à Washington, elle a pu rapidement ouvrir des portes qu’on croyait infranchissables: le ministre québécois de l’Environnement, Yves-François Blanchet, a pu rencontrer deux fois la conseillère à l’environnement du président Obama et son secrétaire d’État à l’Énergie.

Infatigable, Isabelle avait même été nommée présidente du groupe des ambassadeurs francophones à Washington pour l’organisation de la semaine de la Francophonie.

Elle a été virée comme une malpropre, à 24 heures d’avis et à quelques jours de la réception de la Fête nationale qui, grâce à elle, allait afficher une affluence record. Les rendez-vous pris ont du être annulés. Elle n’a pas pu faire de transition, présenter ses précieux contacts à son remplaçant car… il n’y a pas de remplaçant !

Le gouvernement Couillard a décidé d’une traite de détruire le travail de tous les gouvernements avant lui, de détruire le travail de Jean Charest, de décapiter et de ratatiner la présence québécoise à Washington. Désormais, et pour la première fois, le Québec est moins bien représenté à Washington que l’Ontario et l’Alberta.

Au diable la parité ?

Nous ne l’avions pas fait exprès, mais en choisissant pour le réseau de délégations les gens les plus compétents (ce qui incluait de garder l’ex-député libérale Christiane Pelchat, excellente à Mexico), nous avions réussi à atteindre, pour la première fois, la parité hommes-femmes dans notre réseau. J’en étais très fier.

Cela ne semble pas être une préoccupation pour le gouvernement Couillard. Le renvoi inexplicable de Caroline Émond, Déléguée générale à Bruxelles, l’illustre bien.

En son cas, on a invoqué l’importance de la remplacer, toutes affaires cessantes, par quelqu’un qui s’y connaît en commerce. Car il y a, voyez-vous, cet accord Canada-Europe. Les enjeux agricoles, en particulier, sont cruciaux pour le Québec.

Caroline fut pendant cinq ans représentante des producteurs canadiens de lait, œuf et volaille auprès de… l’Organisation Mondiale du Commerce ! Avant cela, elle était directrice adjointe pour le Commerce international pour l’association des Producteurs laitiers. Ensuite, elle fut vice-présidente aux affaires gouvernementales pour une entreprise, disons, commerciale, dont vous avez peut-être entendu parler: Bombardier.

Par qui la remplace-t-on? Par un homme de grande valeur, certes. Mon ancien sous-ministre, Michel Audet. Je soupçonne d’ailleurs qu’on l’éloigne de Québec parce qu’il a trop bien travaillé avec moi. Michel a une formation en relations industrielles et en connaît un rayon en relations internationales. Mais en commerce, il n’arrive pas à la cheville de la personne qu’il remplace.

Heureusement, Michel profitera du travail de Caroline. Grâce à elle, et pour la première fois, le Québec a un contact direct avec le Service européen des affaires extérieures (équivalent de leur ministère des affaires étrangères). Merci Caroline.

J’aurais bien vu Michel Audet à Mexico, cependant.

Amis bavarois ? « We’re not that into you » !

De Munich, le délégué Michel Côté est rappelé pour de pures raisons budgétaires. Il avait réussi le tour de force d’obtenir une visite officielle du Président de l’Allemagne, M. Joachim Gauck, au Québec. Michel Côté est dégommé deux mois avant cette visite — ce qui en complique la préparation — et on coupe la tête de notre bureau en Bavière en plein 25e anniversaire de la relation privilégiée Québec-Bavière. On vient de leur dire que, finalement, « we’re not that into you ». Vous, la région économique la plus forte, la plus innovante d’Europe, vous qui nous considérez votre « partenaire stratégique » en Amérique du Nord, eh bien vous ne nous intéressez pas tant que ça finalement !

Dans l’orgie de nominations partisanes, la seule que j’applaudirais est celle de Line Beauchamp à l’Unesco. (Comme ma collègue Agnès Maltais, j’aimerais être convaincu que l’UPAC a complètement écarté Mme Beauchamp de ses enquêtes. Je suppose que M. Couillard a détenu cette information avant de la nommer. Lorsque j’ai moi-même exprimé des réserves sur sa nomination au 375e de Montréal, ce n’était pas le cas.) D’abord, le poste était vacant. Ensuite, les responsabilités gouvernementales passées de Mme Beauchamp l’ont bien préparé pour ce poste. Je la félicite et lui souhaite bon succès.

Mais pour le reste, ma collègue Carole Poirier, résume bien la situation:

« Le Parti libéral met fin au mandat de gens compétents, qui ont fait leurs preuves et, surtout, qui n’étaient pas partisans. On les rappelle au Québec à grands frais pour nommer deux anciens ministres et un ex-député du Parti libéral. Combien coûtent ces décisions aux contribuables? Le gouvernement coupe dans les services à la population au nom de l’austérité, mais se permet de dépenser des milliers de dollars pour briser des contrats, rapatrier des gens plus tôt que prévu et envoyer des amis libéraux à l’étranger. C’est aberrant! »

Pour connaître le coût de ces décisions partisanes, il faut calculer le coût des déménagements (par container, des effets personnels etc.), les allocations de logement temporaire pour les DG qui reviennent au Québec, les billets d’avion/ frais de transport pour l’ensemble des familles, le roulement de certains conseillers dans les Délégations suite à l’arrivé du nouveau patron etc. Ces coûts sont raisonnables si on les amorti sur 3 à 5 ans, le temps de mandat normal d’un chef de poste. Pas sur un an et demi comme dans les cas de Stéphane Paquet, Caroline Émond et Isabelle Beaulieu.

Des fermetures à courte vue

Fermer le bureau de Moscou, alors que nos entreprises s’intéressent de plus en plus au marché émergent russe, cela signifie rapatrier à grand frais deux personnes. S’il fallait réduire les dépenses, j’aurais réduit de deux personnes une délégation générale ailleurs, ou au siège du ministère.

Fermer les antennes de Santiago et Taipei ? Encore là, deux personnes au total. J’ai pu constater combien notre représentante à Milan réussissait, toute seule, à ouvrir des portes à nos entreprises et nos institutions et à générer, en contrats et en contacts, plusieurs fois son salaire. Passer de 20 à 19 personnes dans un poste, ça se gère. Passer de 2 à zéro ou de 1 à zéro, c’est énorme. Cela dit aussi au pays hôte: vous ne nous intéressez pas.

La ministre actuelle affirme que le PQ n’a pas de leçon a lui donner en fermeture de poste car Lucien Bouchard, dans un geste théâtral, en a fermé plusieurs lors de son arrivée en 1996 et dans l’atteinte du déficit zéro. C’était une très très grave erreur à laquelle je me suis opposé avec toute mon énergie. Erreur que nous avons réparée en les rouvrant et en étendant le réseau dans les années qui ont suivi.

Jean Charest, ensuite, a ouvert Mumbaï, en Inde, et Sao Paulo, au Brésil, et Moscou et nous a donné un vrai bureau à Washington. Je souhaitais établir une présence en Afrique où j’ai ouvert deux bureaux d’Expansion Québec, pour les entreprises. Car je sais que chacun de ces postes rapporte bien davantage à l’économie québécoise que ce qu’il coûte.

On a calculé qu’en 2012-2013, chaque dollar investi dans le ministère rapportait trois dollars en ententes commerciales fermes, grâce à l’accompagnement serré que nous avons effectué. Et cela n’inclut pas les investissements comme ceux que l’on doit à Stéphane Paquet. On a calculé que les 600 salariés des Relations internationales et du Commerce extérieur généraient par leur travail l’équivalent de 2 500 emplois par an au Québec. Encore sans compter l’attraction d’investissement.

De Jean Lesage à Jean Charest, nos premiers ministres comprenaient tout ça. Pas Philippe Couillard. Pas étonnant qu’il traite les délégations comme un sénat libéral, pas étonnant qu’il veuille ratatiner tout le ministère en le réduisant au statut de secrétariat. Le gâchis ne fait que commencer.

*  *  *

Au beau temps de la parité:
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Voir l’article de Châtelaine de janvier 2014 à ce sujet.

À lire aussi l’excellent papier de mon ex-conseiller Christophe Fortier-Guay: Au cimetière des représentations du Québec, dans Le Devoir du 9 juin.

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Comment nuire aux familles, à Montréal et au français

Le maintien d’une masse critique de francophones et le dynamisme démographique et économique de l’île de Montréal dépend, en partie, de la rétention des familles sur l’île.

C’est pourquoi le gouvernement du Parti québécois avait, lorsque j’étais ministre de la Métropole, fait produire un rapport consensuel sur les mesures à prendre puis avait, pendant la campagne électorale, pris des engagements pour faire faire Un bond qualitatif à la rétention des familles.

Mais comme le déplore ma collègue Carole Poirier dans un communiqué émis ce vendredi, le gouvernement Couillard va dans la direction inverse.

C’est aussi l’opinion du chroniqueur François Cardinal, de La Presse, à Radio-Canada.


Coupes dans les programmes de subventions en matière d’habitation

Encore un coup dur pour les familles, qui paient
pour les mauvaises décisions libérales

Québec, le 18 juillet 2014 – La députée d’Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’habitation, Carole Poirier, dénonce les coupes libérales irresponsables au programme Rénovation Québec (PRQ) qui forcent les villes, Montréal et Trois-Rivières, entre autres, à suspendre leurs subventions pour l’accès à la propriété et l’aide à la rénovation de domicile, des mesures qui bénéficiaient principalement aux familles.

Le gouvernement libéral a pris la mauvaise décision de cesser de contribuer au PRQ de la Société d’habitation du Québec (SHQ). Le PRQ, en vigueur depuis 2002, permettait de subventionner les municipalités afin qu’elles mettent sur pied d’importants programmes d’accès à la propriété et d’aide à la rénovation de domicile, qui étaient financés à 50 % par le gouvernement et à 50 % par les villes. Montréal et Trois-Rivières, comme plusieurs autres villes, bénéficiaient du PRQ, ce qui leur avait permis de créer plusieurs programmes aujourd’hui suspendus.

Comme ce fut le cas pour les coupes au Programme d’adaptation de domicile et au programme RénoVillage, que le Parti Québécois a dénoncées, le ministre Moreau a avoué, lors de l’étude des crédits, n’avoir réalisé aucune étude d’impact préalable.

« C’est une décision absurde et incohérente. En plus de pénaliser encore une fois les familles, le gouvernement libéral fait fausse route en prétendant économiser en coupant dans ce programme. Toutes les études sur les impacts socioéconomiques des activités de la SHQ démontrent clairement que l’aide publique en matière d’habitation est un investissement et non une dépense. Pour chaque dollar versé par la SHQ à titre de subvention, 2,30 $ sont injectés dans l’économie québécoise. Pour un gouvernement qui prétend vouloir créer de la richesse, c’est bien là la démonstration de son manque de vision et de cohérence », a déclaré Carole Poirier.

Des mesures pour les familles : une priorité pour le Parti Québécois
Rappelons que le gouvernement du Parti Québécois avait fait de la rétention des jeunes familles sur l’île de Montréal une priorité pour la région métropolitaine. En septembre 2013, il a rendu public le rapport d’étape du Comité de pilotage MONTRÉAL = FAMILLES. Lors de la campagne électorale, le Parti Québécois s’était également engagé à en suivre les recommandations et à agir concrètement sur les deux principales embûches à la rétention des familles : le coût des habitations et la disponibilité d’unités répondant à leurs besoins. La bonification des programmes de la SHQ faisait d’ailleurs partie des mesures concrètes figurant dans les recommandations du rapport.

Le gouvernement du Parti Québécois prévoyait aussi doter le Québec d’une politique nationale sur l’habitation afin d’accroître la cohérence des interventions de l’État, de favoriser la coordination des actions, en plus de permettre le développement durable de l’habitation.

« L’inconséquence du gouvernement libéral en matière d’habitation prouve la nécessité de mettre en œuvre une stratégie globale et coordonnée. Je demande au ministre Moreau de revenir sur ses décisions concernant les programmes de la SHQ et de poursuivre les actions du Parti Québécois. Il doit présenter rapidement une politique nationale sur l’habitation et proposer des interventions harmonieuses et étudiées plutôt que d’imposer des coupes n’ayant fait l’objet d’aucune analyse », a conclu la députée.

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L’Est de Montréal, orpheline du gouvernement Couillard

Ne cherchez pas les lettres HMR (pour Hôpital Maisonneuve-Rosemont) et les mots « ligne bleue » dans le budget du gouvernement Couillard. Ils ont disparu de l’écran radar libéral. Comme le toit du Stade olympique, dont le candidat Couillard avait pourtant vanté les mérites.

Qu’ont en commun ces projets ? Ils sont tous dans l’Est de Montréal. Ils sont tous structurants.

Ils ont également en commun de ne plus être mentionnés par le gouvernement Couillard, alors que d’autres projets, ailleurs sur l’île, font leur apparition.

Comme député de Rosemont, ces questions me turlupinent et j’ai pu questionner la ministre des municipalités, Pierre Moreau, qui défendait ce mercredi les crédits du ministère de la Métropole. Il a confirmé l’absence de volonté politique ferme de son gouvernement à ces sujets.

Des hôpitaux prioritaires, mais pas HMR

L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont se bat depuis des lustres pour que son projet de modernisation et d’agrandissement, nécessaire pour offrir des services décents à plus de 600 000 personnes, fassent l’objet d’une attention accélérée. C’était l’engagement que le Parti québécois avait pris pendant la campagne.

Le PLQ n’est pas contre l’accélération des études de projets montréalais. Mais pas HMR. Au cours de la campagne électorale, ils se sont engagés envers trois hôpitaux: Verdun, Sacré-Coeur et HMR.

Dans le discours du budget, des choix ont été faits: l’hôpital Sacré-Coeur et l’hôpital de Verdun. Deux excellents projets qui méritent attention. Mais l’absence de HMR dans cette liste est préoccupante. D’autant que l’actuel ministre de la Santé, Gaétan Barrette, pratique à HMR et est parfaitement au courant des besoins de l’hôpital.

M. Moreau ne pouvait expliquer cette absence.

Des projets de transports prioritaires, mais pas la ligne bleue

Le budget libéral s’intéresse aussi aux projets de transport publics. Il cible spécifiquement « le transport collectif entre l’Ouest et le centre-ville de Montréal ».

Il n’était pas indispensable de répéter dans le budget les travaux en cours — enclenchés par le gouvernement Marois — de préparation des plans et devis pour la ligne bleue.

Mais le silence du gouvernement à ce sujet — et son insistance sur le train de l’Ouest — est un signe de plus d’un changement de cap potentiel.

Le premier ministre Couillard avait lui-même mis la ligne bleue en balance il y a peu en déclarant aux journalistes:

« Il y a le SLR, le train de l’Ouest, le prolongement du métro vers l’Est, des voies réservées, le boulevard Notre-Dame, le prolongement du métro à Laval. On veut favoriser le transport collectif, mais il faut s’assurer d’avoir les bonnes priorités. »

Il était conséquent avec la Plateforme montréalaise du PLQ pendant l’élection, qui disait ce qui suit:

« Nous nous engageons à compléter les projets de train de l’Ouest et de l’Est; nous analyserons également la faisabilité de la réalisation des projets de prolongement du métro.»

Le train de l’Est est presque complété, et dessert principalement les municipalités de l’extérieur de l’ìle. Pour l’avenir, l’engagement libéral pour le projet du train de l’Ouest est ferme, mais la ligne bleue n’apparaît pas dans les priorités.

Aujourd’hui aux crédits, le ministre Moreau a confirmé que, malgré l’existence d’un bureau de projet pour la ligne bleue, malgré la priorité affichée pour la ligne bleue par l’Agence métropolitaine de transport et par la Ville de Montréal et par le gouvernement précédent, toutes les prolongations possibles se valent, y compris, a-t-il dit, un nouveau prolongement vers Laval.

Un flou sur le stade

Pendant la campagne électorale, M. Philippe Couillard avait affirmé que le toit du stade devait était parmi ses priorités. « On s’en occupera dès notre arrivée au gouvernement, a-t-il dit ».

« Il faut faire [les travaux], a-t-il ajouté. Ce n’est pas juste une question de dépenses, mais de revenus. Si le Stade peut être utilisé 140 à 150 jours par année, pour plusieurs activités, ça devient une installation rentable pour le Québec. »

Nous avions prévu une somme pour l’étude du toit du stade. Les Libéraux semblent l’avoir maintenu. Mais aux crédits ce mercredi, le ministre Moreau a refusé de prendre quel qu’engagement que ce soit au-delà de l’étude du projet, rendant vide de sens les propos tenus en avril par son chef. Plus question de s’en occuper « dès notre arrivée au gouvernement ».

Un rétrogradation de la Métropole au sein de l’État québécois

Étrangement, c’est M. Moreau, ministre des Municipalités, plutôt que le ministre de la Métropole, M. Robert Poéti, qui défendait pour le gouvernement les crédits de la Métropole.

Les échanges ont permis de confirmer que le statut du ministre de la Métropole a été considérablement réduit par les Libéraux, par rapport à la situation précédente.
Le ministre Poéti ne préside plus de comité interministériel de la métropole, visant à donner de la cohérence à l’action gouvernementale dans la RMR et regroupant les principaux ministres intervenant à Montréal. Ce comité a été dissous.

Les ministres représentant Laval, la Montérégie, Lanaudière et les Laurentides, qui relevaient de ce comité et de son ministre pour assurer une vision métropolitaine du développement, relèvent maintenant du ministre des Municipalités, au même titre que les ministres régionaux.

Le Secrétariat à la région métropolitaine, qui relevait administrativement du secrétaire général du gouvernement (ministère du Premier ministre), relève maintenant du Ministère des Municipalités.

Plusieurs configurations sont possibles pour bien servir les intérêts de la Métropole au sein de l’appareil d’État. La dissolution du comité interministériel de la Métropole, la rétrogradation du pouvoir administratif de ses hauts-fonctionnaires, le rapetissement du rôle du ministre responsable dans la coordination des enjeux qui englobent les couronnes sont autant de décisions qui affaiblissent la Métropole au sein de l’État québécois.

Étrangement aussi, c’était le ministre responsable de la Capitale Nationale, Sam Hammad, qui défendait les crédits de la Capitale. Le gouvernement Couillard a décidé, là, de ne pas rétrograder le rôle du ministre dans la gestion de la Commission de la Capitale Nationale.

Je suis content pour lui, et pour les gens de Québec !

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L’inspecteur général de Montréal et le chemin de l’intégrité

Nous débattons en ce moment à Québec du Projet de loi créant l’Inspecteur général de Montréal. C’est un outil de plus dans l’effort colossal que mène le Québec de se dégager d’une période de corruption qui l’a profondément miné ces dernières années.

Tous les partis, à l’Assemblée, souhaitent voter pour cet Inspecteur, même si nous avons des divergences avec le gouvernement libéral sur la latitude qui doit être laissée aux dénonciateurs pour aider l’Inspecteur dans son travail. (Nous disons: davantage. Ils disent: ça dépend !)

Au moment où je devais présenter mes arguments en faveur du Projet, j’ai entendu le ministre responsable, Pierre Moreau, tenter de faire l’histoire récente de la lutte pour l’intégrité comme une grande œuvre commune, « transpartisane », où chaque parti en avait fait autant, aussi vite, aussi bien. J’ai cru bon de rétablir les faits. Car si la transpartisanerie est une belle et bonne chose, la vérité a ses droits.

Voici le verbatim de mon intervention:

C’est assez intéressant parce que c’est le projet de loi n° 1 du gouvernement de la 41e législature qui était un projet de loi du gouvernement de la 40e législature, le gouvernement du Parti québécois. C’est un projet de loi qui est venu à la fois lentement et vite; lentement, parce que ça a été le dernier projet de loi que le gouvernement du Parti québécois a déposé, le dernier d’une liste assez longue de changements importants pour redonner au Québec une intégrité qui était chancelante; vite, parce que nous avions 100 jours pour le faire, 100 jours, parce que le maire de Montréal a été élu début novembre. C’était son engagement de faire en sorte que, dans les 100 jours, son premier engagement de réalisation était celui d’un inspecteur général. Et donc, entre début novembre et le 12 février, alors même qu’il y avait un arrêt pour Noël, les ministres, les ministères, les sous-ministres, les légistes ont travaillé de concert avec la ville de Montréal pour produire un projet de loi qui était à la satisfaction de la ville de Montréal. Et d’ailleurs, le jour même où le projet de loi a été déposé, le maire de Montréal, Denis Coderre, a annoncé la désignation de Me Denis Gallant comme inspecteur général désigné, et l’inspecteur général s’en disait satisfait.

Je reviendrai tout à l’heure sur les modifications qui ont été apportées et les débats que ça a suscités et je vais le faire dans un préambule que je vais faire plus long que je ne le pensais parce que j’ai entendu le ministre parler de la continuité de l’action de cette Assemblée sur les questions d’intégrité. Et je veux bien que, dans la plupart des cas, nous soyons majoritaires ou unanimes à vouloir faire avancer le bien commun, mais j’entends, chez le ministre et chez certains de ses collègues, parfois une volonté de réécriture de l’histoire récente du Québec sur le thème de l’intégrité, qui prend trop de liberté avec la vérité pour être laissée sans commentaire.

S’il est vrai qu’à partir de 2009 le gouvernement de la législature précédente a déposé un certain nombre de projets de loi qui étaient des améliorations sur la situation antérieure, il serait particulièrement hasardeux de dire que ça a été fait assez rapidement et dans l’enthousiasme pour endiguer le fléau qui commençait à se faire envahissant dans la société québécoise, privée et publique. C’est d’autant intéressant d’essayer de faire ce lavage a posteriori de l’action des gouvernements libéraux qui nous ont précédés qu’aujourd’hui même, au moment où nous avons cette discussion, M. le Président, nous apprenons que, pour la première fois… enfin, pour la deuxième fois de l’histoire récente du Québec, le quartier général d’un parti politique est l’objet d’une perquisition de l’Unité permanente anticorruption dans le but de déposer des accusations criminelles. Voilà pourquoi cette perquisition-là… Est-ce que c’est le parti des députés indépendants qui a subi cette deuxième perquisition en deux ans? Non. Est-ce que c’est le parti de la deuxième opposition, la CAQ? Non. Est-ce que c’est le Parti québécois? Non. C’est le Parti libéral du Québec qui a vu son quartier général intégré par les gens de l’UPAC qui cherchent des preuves pour monter pour le Procureur général du Québec un dossier criminel pour des cas de collusion. Nous verrons, l’UPAC fera son travail. Mais un journaliste québécois spécialisé en ces questions, Brian Myles, écrivait il y a deux mois qu’il n’y a qu’un parti politique au Québec aujourd’hui qui est l’objet d’enquêtes criminelles. Il n’y en a qu’un. Il n’y en a qu’un.

Alors, c’est vrai, lorsqu’on regarde la série de projets de loi qui ont conduit à l’étude d’aujourd’hui du projet de loi n° 1, il y a un certain nombre de changements qui ont été faits.

Alors, le ministre dit : En 2009, nous avons créé l’UPAC. C’est vrai, et on l’en félicite, d’avoir créé l’UPAC. On sait cependant, grâce à la commission Charbonneau, que, depuis 2004, il y avait des dénonciations précises avec des noms, et des faits, et des chiffres qui avaient été portés à la connaissance de membres du gouvernement et que rien n’avait été fait. On sait que, depuis 2008, une députée de ce qui est maintenant la CAQ avait commencé à demander une commission d’enquête, que le Parti québécois l’avait fait et que les journalistes québécois avaient mis au jour presque chaque semaine un certain nombre de situations extraordinairement embarrassantes qui auraient réclamé une action rapide, et cette action rapide n’est pas venue avant la création de Marteau, effectivement, en 2009.

Que s’est-il passé ensuite? Bien, ensuite, on a eu 40 %, 60 %, 75 %, 80 % de la population québécoise qui ont réclamé une commission d’enquête sur la corruption au sein de l’industrie de la construction, et faisaient partie de ça des chambres de commerce, le Barreau, les ingénieurs et, jusqu’à un moment, M. le Président, la FTQ-Construction. La FTQ-Construction avait cédé à la pression populaire et avait réclamé une commission d’enquête. Et, pendant ce temps, le gouvernement de la 40e… de la 39e législature, donc le gouvernement du Parti libéral, disait que non seulement c’était une mauvaise idée, mais c’était ce que les fraudeurs voulaient. C’est ce qu’on entendait : Les fraudeurs veulent une commission d’enquête parce qu’ils veulent que la preuve soit détruite, c’est ce qu’ils disaient, et que donc il n’en fallait pas et il n’en fallait pas, en principe. C’est ce que le ministre est allé défendre d’ailleurs à Tout le monde en parle. Récemment, il y a eu les meilleurs moments des 10 dernières années. J’étais content pour lui que son moment n’ait pas été choisi. Mais un moment du premier ministre Charest qui expliquait pourquoi il ne fallait pas de commission d’enquête sur l’industrie de la construction a été choisi parmi les meilleurs moments des 10 dernières années parce que, jour après jour, dans cette Assemblée, le gouvernement du Parti libéral disait qu’il n’en fallait pas.

Ensuite, il a dit qu’il n’en fallait pas tout de suite. Il y avait un moment, un glissement. Il n’en fallait pas tout de suite parce qu’il fallait laisser le temps à l’UPAC de construire sa preuve.

Alors, que s’est-il passé pour que finalement le gouvernement Charest accepte la tenue de cette commission? Est-ce qu’un jour, après une délibération de caucus du Conseil des ministres, ils se sont dit : Finalement, l’ADQ avait raison, le Parti québécois avait raison, 80 % des Québécois ont raison, il faut y aller.

Ce n’est pas comme ça que ça s’est produit, M. le Président, et il faut le rappeler. Ce qui s’est produit, c’est qu’une personnalité qui s’appelait Jacques Duchesneau avait été embauchée par le ministre des Transports de l’époque pour créer… qui est ici encore aujourd’hui et qui doit s’en souvenir, qui a été créé pour faire une enquête sur le fonctionnement interne du ministère des Transports dans la délivrance des contrats pour voir s’il n’y avait pas un peu de fligne-flagne à l’intérieur de ça.

Alors, M. Duchesneau, qui est un homme qui a beaucoup d’initiative et d’ambition, a décidé de ratisser large. Il a produit un rapport qui était dévastateur. Et il était secret, ce rapport, M. le Président, il était secret. Et, lorsque M. Duchesneau a remis son rapport au ministre de l’époque, qui est maintenant ministre du Travail, selon le témoignage de M. Duchesneau, le ministre de l’époque a refusé même de le prendre dans ses mains, comme si les empreintes digitales allaient conduire à une enquête quelconque. Et ensuite le premier ministre, M. Charest, a dit qu’il ne l’avait pas lu et peut-être qu’il ne le lirait pas. Et qu’a fait M. Duchesneau à ce moment-là? Il est devenu — et on va en parler tout à l’heure dans le cadre de ce projet de loi — il est devenu un dénonciateur. Il est devenu un dénonciateur. Il a pris ce rapport que le ministre ne voulait pas toucher et que le premier ministre affirmait ne pas vouloir lire et il l’a remis à un journaliste de Radio-Canada. Il a ensuite confirmé à la commission Charbonneau qu’il avait posé ce geste, un document qui appartenait à l’État, un document qui serait couvert par la loi d’accès à l’information et dont on dirait qu’il ne devrait pas être rendu public, à moins que le gouvernement décide de ne le faire. Mais de toute évidence le gouvernement ne voulait pas le rendre public.

Alors, il a pris sur lui de donner le document, et là c’est devenu une énorme affaire, et, parce que c’est devenu une énorme affaire, le gouvernement Charest s’est dit : Bon, nous n’aurons plus le choix que de créer la commission Charbonneau.

Il faut se le dire aujourd’hui, si Jacques Duchesneau n’avait pas désobéi en coulant le rapport, jamais la commission Charbonneau n’aurait été créée par le gouvernement Charest. Mais ça ne suffisait pas parce que, dans un premier temps, M. Charest a continué à résister à l’idée de créer une vraie commission. Il a dit : Ça sera une commission, mais elle sera peut-être à huis clos complètement. D’ailleurs, j’étais peiné qu’à l’époque le chef de la deuxième opposition était d’accord avec cette idée de huis clos. Bon, il a droit à l’erreur. Et ensuite le premier ministre a dit : Bien, ça sera à huis clos, mais peut-être pas à huis clos complètement, mais il n’aura pas les pouvoirs d’enquête d’une commission d’enquête, toujours avec cette idée qu’il ne faut pas détruire la preuve. C’était le prétexte. Et là on a assisté à un moment intéressant où, au début d’un congrès du Parti libéral du Québec, le ministre de la Justice, je crois, de l’époque donne un point de presse en disant : Il n’est pas question qu’ils aient des pouvoirs d’enquête, cette commission. D’ailleurs, Mme Charbonneau avait déjà été désignée. Et, moins d’une heure après, dans son discours d’ouverture, le premier ministre affirme : Bien, non, finalement, il va y avoir des pouvoirs d’enquête. Et mon collègue, critique, à l’époque, avait dit que c’était une patente à quelque chose que je ne répéterai pas. Et donc l’argument avait porté, mais peut-être qu’il y a d’autres arguments qui ont porté.

Je vous dis ça simplement pour vous dire que, lorsqu’on essaie de nous décrire aujourd’hui le sursaut québécois pour l’intégrité et contre la corruption comme ce grand fleuve tranquille de la prise de conscience de tous les élus de cette Assemblée, sans distinction, en faveur d’un renforcement de nos anticorps d’intégrité, ce n’est pas la réalité. Il y a un gouvernement, le gouvernement Charest, qui a été contraint et forcé, à chaque étape de son travail, à faire, à reculons et le moins possible, jusqu’au dernier moment, ce qu’il fallait faire pour endiguer la corruption. Et, si on se demande pourquoi, on ne le sait pas, mais on sait qu’aujourd’hui les policiers sont au quartier général de ce parti et dans aucun des autres partis représentés à cette Assemblée.

Alors, lorsque le gouvernement du Parti québécois est arrivé au pouvoir, il a décidé de faire voter une loi n° 1 parce qu’un projet de loi n° 1, ça donne le ton et ça dit : Quelle est la priorité absolue et comment faut-il s’engager dans la réforme prioritaire?

Le projet de loi n° 1 du Parti québécois n’était pas emprunté au parti qui l’avait précédé, il a été inventé de toutes pièces pour résoudre un problème majeur. Lorsque nous sommes arrivés, en septembre 2012, les municipalités québécoises étaient prises dans un dilemme éthique cornélien, ils avaient l’obligation légale, compte tenu du cadre légal qui avait été laissé par le gouvernement précédent, ils avaient l’obligation légale de signer et respecter des contrats avec des entreprises dont les noms étaient constamment cités comme étant des potentiels fraudeurs, et ils n’avaient aucune mesure législative à leur disposition pour refuser de le faire, et, ce faisant, ils étaient évidemment des cibles de l’opprobre journalistique populaire et de leurs oppositions municipales. Et donc ce sont des officiers municipaux extrêmement pris d’un désarroi auxquels nous avons dû dire : La première chose que nous allons faire, c’est donner un cadre réglementaire et législatif, législatif d’abord, qui va faire en sorte que vous n’aurez d’obligation que d’avoir des contrats avec des entreprises dont la probité aura été vérifiée. Et c’est ainsi que nous avons créé, avec l’Autorité des marchés financiers, ce mécanisme de vérification de la probité.

Alors, ça, c’était une loi révolutionnaire. Jamais on n’avait fait autant aussi rapidement pour obliger la probité dans l’ensemble des contrats publics non seulement de la ville de Montréal, mais de l’ensemble des organismes publics québécois sur le territoire. C’était énorme, c’était essentiel et ça a fait en sorte que, 18 mois plus tard, nous ne sommes plus dans le même contexte. Nous avons libéré les municipalités de ce dilemme éthique dans lequel elles avaient été plongées et nous avons provoqué, à l’intérieur des sociétés québécoises, des sociétés privées, des sociétés d’ingénierie, de certains géants, comme SNC, Dessau et d’autres, une obligation de se transformer de l’intérieur pour recouvrer le droit de faire des affaires avec l’État québécois. Nous avons tenu tête à ces géants. Nous avons fait en sorte que, ces grandes sociétés qui, semble-t-il, faisaient la loi dans un certain nombre de municipalités et ailleurs, on leur a dit : Pendant un an ou pendant le temps que ça prendra, vous n’aurez pas de contrat public jusqu’à ce que l’Autorité des marchés financiers soit satisfaite, que la culture de l’intégrité a pris racine chez vous. Il fallait du cran, du courage et de la ténacité, et maintenant ça a été fait.

Ce qui s’est passé aussi pendant ces 18 mois, c’est que des anecdotes comme celles que nous avions entendues précédemment, que des filatures de la SQ étaient interrompues parce que se rapprochant trop du pouvoir, n’ont plus jamais été entendues, n’ont plus jamais été entendues. Et les filatures se sont rendues jusqu’à des maires, dont le maire de Laval, dont un ancien membre de cette Assemblée, ancien ministre du gouvernement Charest, M. Mulcair, avait dit qu’il était protégé par le premier ministre Charest. Eh bien, M. le maire de Laval Gilles Vaillancourt n’a plus été protégé par personne. Aujourd’hui, il doit subir un procès pour gangstérisme.

Voilà ce qui s’est produit pendant ces 18 mois. Nous avons également fait en sorte qu’un maire qui était sous une accusation criminelle de fraude reliée à son activité professionnelle, qui, lorsque nous sommes arrivés, pouvait rester maire ad vitam aeternam ou jusqu’à sa prochaine échéance électorale… nous avons fait en sorte de créer un mécanisme qui permettait aux citoyens de faire relever ce maire de ses fonctions. Et le simple fait que nous ayons adopté cette loi avec l’appui du parti de l’opposition à l’époque, qui est maintenant au gouvernement, et du deuxième groupe d’opposition a fait en sorte de faire déguerpir au moins deux de ces maires qui ne voulaient pas subir ce nouveau mécanisme. La transformation que nous avons faite, que nous avons accomplie dans le financement des partis politiques — et là je souligne que le gouvernement précédent avait fait un premier pas en faisant passer de 3 000 $ par personne à 1 000 $ par personne la contribution autorisée — il nous semblait que ça ne suffisait pas pour casser complètement le système des prête-noms. Ça l’affaiblissait, ça l’affaiblissait. Mais 1 000 $ par personne, pour des gens qui organisent des prête-noms à temps plein, ça fait encore beaucoup d’argent. Il nous semblait qu’à 100 $ par personne ce… On ne voulait pas affaiblir le système des prête-noms, nous voulions le terrasser.

Et j’étais heureux d’entendre le premier ministre, aujourd’hui, saluer cette mesure comme étant excellente, cette mesure qui a été originaire de mon collègue de Marie-Victorin, qui était ministre des Institutions démocratiques et qui, maintenant, est salué et applaudi par le premier ministre du Québec. Je pense que c’était la bonne chose à faire. C’est nous qui l’avons faite.

Il y a des choses qu’on aurait voulu faire également, que nous n’avons pas pu faire complètement, sur la question des députés qui quittent en début de mandat et qui ramassent leur pactole. L’opposition libérale de l’époque ne voulait pas le faire, mais il y a eu une série de lois, y compris de moralisations de la vie politique municipale, qui a fait en sorte, là, dans une zone de non-droit, où rien n’avait été fait ni par le gouvernement précédent ni par les gouvernements précédents dont nous avions la charge… Et là, encore une fois, unanimement, nous avons fait en sorte que cette réduction de la contribution individuelle au financement des partis municipaux soit de beaucoup réduite pour faire en sorte, là, de faire reculer les experts des élections clés en main qui ont maintenant la tâche beaucoup plus difficile.

Donc, voilà, et j’en oublie, une partie du foisonnement de lois qui ont été adoptées par le gouvernement du Parti québécois, pas sous la contrainte, pas à reculons, pas au dernier moment possible, mais dans la volonté, l’enthousiasme et l’efficacité. Et on ne peut que saluer le gouvernement actuel qui… dont les députés d’opposition ont participé à l’élaboration de ces lois et ont voté plusieurs de ces lois unanimement.

Alors, le projet de loi n° 1, on y vient, était un peu un genre de… l’enfant municipal de cet énorme travail québécois de moralisation de la vie politique et économique. Le maire de Montréal, le candidat Denis Coderre, a dit : Non seulement ce travail est important, mais nous voulons faire en sorte que, dans l’épicentre de la corruption québécoise, qui a été Montréal, il y ait, en plus de l’UPAC, en plus de la commission Charbonneau, en plus de la loi n° 1, un haut fonctionnaire, un inspecteur général désigné au deux tiers par le conseil municipal dont ce sera la tâche de surveiller l’octroi des contrats, de surveiller la culture d’intégrité de la ville de Montréal et de faire en sorte de rester toujours un pas devant les fraudeurs.

Les fraudeurs, ils sont d’une grande créativité. C’est un peu le côté obscur de la créativité. Et je crois que, de part et d’autre de cette Chambre, nous sommes d’accord pour dire que dans le passé nous avons fait des grands efforts de moralisation avec la commission Cliche et avant, même sous le jeune Jean Drapeau, mais que le relâchement de l’effort entre ces grands moments ne fait que permettre aux fraudeurs de créer de nouvelles façons de contourner nos règles et que l’action, elle doit être permanente. Et donc notre action sera permanente au niveau québécois avec l’UPAC et notre action sera permanente au niveau municipal grâce à ce projet de loi qui a été présenté par notre gouvernement et qui est à nouveau présenté par le gouvernement de l’actuelle législature.

Alors, qu’est-ce qu’il fera, cet inspecteur général? Alors, effectivement, à l’identique le ministre a repris ce qui avait été préparé par ses prédécesseurs, l’inspecteur général a pour mandat de surveiller les processus de passation des contrats et l’exécution de ceux-ci par la ville ou par une personne morale visée au paragraphe précité. L’inspecteur général recommande au conseil toute mesure visant à prévenir les manquements à l’intégrité dans le cadre de la passation des contrats par la ville ou dans le cadre de leur exécution. L’inspecteur général a également pour mandat de former les membres des conseils de même que les fonctionnaires et employés afin qu’ils reconnaissent et préviennent les manquements à l’intégrité et aux règles applicables.

Alors, le ministre a raison de noter que ce projet de loi renferme du droit nouveau, du droit qui n’existait ni au Québec ni, à notre connaissance, ailleurs au Canada. De faire en sorte de donner à une instance municipale un pouvoir de cette nature est un progrès notable qui est à la hauteur de la difficulté que nous avons connue dans la ville de Montréal, qui est à la hauteur de la volonté du maire de Montréal et des électeurs de Montréal. Et d’ailleurs je pense que c’est un pas, que nous voulions franchir lorsque nous étions au gouvernement et que le gouvernement actuel veut franchir, vers un réel statut de métropole pour Montréal. Et, là encore, je veux saluer effectivement les mots du premier ministre, lorsqu’il a donné ces tâches au ministre des Affaires municipales et de la Métropole, proposant de travailler, et ce sera une oeuvre importante que le ministre nous présentera d’ici à la fin de l’année, j’espère, de faire en sorte de doter la métropole d’un réel statut, comme ce sera le cas aussi pour la ville de Québec. C’est important parce que, de part et d’autre, dans la décennie 90, ce statut n’avait pas été, disons, philosophiquement intégré aux actions du gouvernement du Québec face à la métropole. Et je suis heureux de voir que, cette année, du côté du Parti libéral comme du Parti québécois, il y a une révolution culturelle sur la volonté de donner ce statut.

Alors, cet inspecteur général est un peu la bande-annonce de ce qui pourra arriver par la suite dans d’autres champs d’activité de la métropole. On a hâte de voir le film. On a hâte de voir le film. Et nous allons y travailler ensemble. Et j’offre toute ma collaboration au ministre sur ce qui est à faire.

Alors, le ministre avait raison de noter tout à l’heure que ce qui est extraordinaire dans ce projet, et il a repris ces parties à l’identique avec ce que nous avions proposé, c’est que non seulement l’inspecteur général peut obtenir des informations à l’intérieur de la fonction publique municipale, il peut interroger, lire les documents, regarder les ordinateurs. Il peut le faire auprès des personnes morales, dont des entreprises qui ont des liens contractuels avec la ville, et ensuite il peut aller aux sous-contractants. Ça a été tout un débat, ça, à savoir : Est-ce qu’il peut aller aux sous-contractants? Eh bien, notre volonté et celle du gouvernement actuel, c’est : oui, il devrait aller aux sous-contractants, parce qu’une partie des mauvaises pratiques sont souvent là, entre le rapport entre le contractant et le sous-contractant. Mais il y a un endroit où il ne peut pas aller directement, ce sont des organismes publics du Québec sur le territoire de la ville de Montréal. Et c’est là où nous avons une divergence, le ministre et l’opposition officielle, sur une modification que le ministre a introduite dans le projet de loi. Et c’est là où il n’a pas continué à reprendre le projet de loi précédent à l’identique.

Dans une longue section, qui est 57.1.13, le nouveau projet de loi a sans doute une intention, qui est tout à fait honorable, de dire : Bon, il y aura des dénonciateurs. Il y aura des gens qui voudront dire à l’inspecteur général : Bien, il y a un certain nombre de situations troubles que je veux porter à votre attention parce qu’il me semble que ce sont de mauvaises pratiques, et il est même possible qu’il y ait de l’illégalité là-dedans. Alors, évidemment, nous savons qu’il y a deux fonctions importantes. Il y a l’inspecteur général, qui s’occupe de la probité des contrats, mais qui ne s’occupe pas de chercher des crimes ou de faire des recommandations au Procureur général sur des crimes. Alors, on lui dit : Écoutez, dès que vous voyez un crime dans ces documents, dans vos enquêtes, vous l’envoyez à l’UPAC.

C’est très bien, l’inspecteur général est d’accord, l’UPAC est d’accord, mais il est certain que des dénonciateurs vont constamment attirer l’attention de l’inspecteur général en lui disant : Bon, bien, voici ce qui est en train de se passer dans tel arrondissement, ou avec tel contrat, ou avec tel sous-contractant. Ou peut-être un dénonciateur qui travaille pour le contractant ou qui travaille pour le sous-contractant, il ne va pas seulement dire à l’inspecteur général : Hum! il ne semble pas y avoir une culture de l’intégrité suffisamment forte ici, il va vouloir dénoncer — le nom l’indique — une situation qui lui semble louche et peut-être illégale. Et là ce sera à l’inspecteur général de faire le tri en disant : Bien, voici une situation louche, voici une mauvaise pratique, voici quelque chose qu’on doit corriger ou prévenir — parce que la prévention fait partie de son mandat — ou voici quelque chose où il me semble qu’il y a un crime qui a eu lieu ou qui est en train de se trafiquer, et, donc, je vais en aviser l’UPAC.

Mais le ministre s’est dit : Très bien, mais il ne faudrait quand même pas que le dénonciateur puisse envoyer des documents qui sont protégés par d’autres lois québécoises. Les discussions au Conseil des ministres, les avis, les avis juridiques, par exemple, bien, s’il y a un dénonciateur qui l’a, il ne devrait pas l’envoyer, n’est-ce pas?

Alors, tous les avis juridiques doivent être protégés, nous sommes d’accord, nous sommes d’accord, protégés dans tous les cas. Mais on sait que, dans d’autres cas, lorsque ce… Bien, on dit : Bon, bien, très bien, je pense qu’on pourrait, effectivement, protéger nommément un certain nombre de ces documents qui ne sont pas du ressort de l’inspecteur général. Remarquez, il pourrait très bien y avoir un dénonciateur qui travaille pour une institution fédérale à la ville de Montréal, et qui a accès à des documents émanant du Conseil privé, et qui déciderait de les envoyer. Bien, la loi, ici, qui est une loi québécoise, ne protège pas le gouvernement fédéral ni le gouvernement américain. Dans ce cas-ci, on dit : Bien là, c’est nos affaires, on va s’en occuper. Très bien.

Mais c’est comme si… Bon, on dit : Très bien pour ces documents. Mais qu’en est-il d’un organisme public qui est sur le territoire de la ville de Montréal — donc une école, une commission scolaire, un hôpital — qui transige avec la ville, avec ses contractants ou ses sous-contractants et où un dénonciateur verrait quelque chose de louche? On lui dit : Bien, si c’est louche, qu’il l’envoie à l’UPAC. Bien, c’est vrai dans les autres cas aussi, c’est vrai dans tous les cas, mais le ministre a décidé de dire au dénonciateur dans cet article qu’il ne devrait, en aucun cas, envoyer à l’inspecteur général des documents émanant d’organismes publics, donc une école, un hôpital, une commission scolaire qui est sur le territoire de Montréal, sauf dans les cas où… si on avait demandé à l’organisme ce document, et l’organisme aurait décidé de le donner. Alors, le dénonciateur doit se mettre dans la tête : Bon, si on avait fait une demande d’accès à l’information…

Bon, prenez un exemple concret, le CUSM. Alors, supposons qu’il y a un dénonciateur au CUSM. Et le CUSM a toutes sortes de transactions avec la ville, il y a des aqueducs, il y a des rues, il y a toutes sortes de choses, et lui, il voit quelque chose de louche. Alors, il se dit : Bon, il y a quelque chose de louche entre le CUSM et la ville, je vais l’envoyer à l’inspecteur général. On nous répond : Il devrait l’envoyer à l’UPAC. Bien, c’est vrai dans tous les cas, mais lui, il ne sait pas, il a confiance en l’inspecteur général, il l’envoie à l’inspecteur général. Mais, s’il regarde le projet de loi tel que modifié par le gouvernement actuel, bon, il dit : Ah! attention, attention, cher dénonciateur, il ne faudrait pas envoyer à l’inspecteur général un document couvert par la loi d’accès à l’information et un document que l’organisme, le CUSM, n’aurait pas voulu donner. Le dénonciateur dit : Ah bon! je vais être sanctionné si je fais ça. Pourquoi? Pourquoi? Nous n’avions pas intégré cette disposition, nous avions laissé le dénonciateur faire son travail et laissé l’inspecteur général faire le tri. Parce qu’il va faire du tri. Et c’est un officier de l’État, il ne va pas divulguer des informations qu’il ne doit pas divulguer, il va faire constamment le tri.

Mais là c’est comme si le gouvernement du Québec actuel veut dire : Non, non, nous, on va faire le tri pour le dénonciateur. Je me demande pourquoi, et la Commission d’accès à l’information se demande pourquoi aussi. On l’a entendue aujourd’hui, et la commission a écrit dans son mémoire : «L’article 57.1.13 — que je viens de citer — tel que rédigé, érige en principe de confidentialité des exceptions à la loi d’accès à l’information.» On dit : Bien, donnez de l’information, sauf… Et là la Commission d’accès à l’information dit : «Bien, dans le projet de loi tel que rédigé, ces exceptions sont érigées en principe de confidentialité. Une telle référence, en plus de poser des difficultés d’interprétation et d’application, n’est pas de nature à favoriser une culture de transparence.» C’est ce que la Commission d’accès à l’information dit de la modification introduite par le gouvernement actuel au projet de loi que nous avions déposé.

Et, d’ailleurs, il dit donc… Ce que le projet de loi actuel demande au dénonciateur, c’est de se mettre dans la tête de celui qui est normalement le responsable de l’accès aux documents d’un organisme public, une personne compétente pour faire cette évaluation, et de faire cette évaluation comme s’il était spécialiste de ce qu’on doit donner et ce qu’on ne doit pas donner. Donc, il y a un fardeau qu’on fait subir au dénonciateur dans ce cas-là, mais pas dans le cas d’un dénonciateur qui travaille pour la ville de Montréal, son arrondissement, ses organismes parapublics, ses contractants ou ses sous-contractants. On est plus dur, c’est comme s’il y avait une clause CUSM. On veut protéger les organismes publics québécois sur la ville de Montréal en donnant au dénonciateur des balises plus strictes que celles des autres.

Maintenant, il y a un autre cas intéressant, c’est le bureau du député. Il y a des députés à Montréal, M. le Président, il y en a un certain nombre. Dans l’immense majorité des cas, ce sont des gens d’une honnêteté absolue, mais il est arrivé un cas récent où un député a non seulement été accusé, mais a plaidé coupable de fraude. Donc, il pourrait arriver, dans l’hypothèse, qu’il y ait un député qui soit coupable de fraude. Encore une fois, pas de ce côté-ci de la Chambre, mais on n’a pas à nommer de nom, dont les initiales sont TT, ça suffira. Alors, ça peut arriver. Alors, évidemment, le député, il est protégé, les documents du député sont protégés. Si quelqu’un demande au député : Donnez-moi vos documents, le député peut dire : Bien, non, c’est protégé. Et on comprend ça, et notre règlement protège le député. Mais là il s’agit du dénonciateur ou de la dénonciatrice qui, peut-être dans le cadre de ses fonctions, voit passer des documents d’un député qui est en train de manigancer peut-être une fraude — il devrait appeler l’UPAC — ou peut-être juste une mauvaise pratique, une mauvaise pratique dans l’octroi d’un contrat qui concerne un contracteur de ses amis, qui concerne un contracteur de sa circonscription et la ville. Il faut que ça concerne la ville, on est tous d’accord. Si ça ne concerne pas la ville, il ne faut pas l’envoyer à l’inspecteur général. Et, le dénonciateur a un document de député, il aimerait l’envoyer à l’inspecteur général. Là, c’est écrit dans la loi qu’il ne doit pas le faire. Pourquoi c’est écrit dans la loi qu’il ne doit pas le faire et qu’il se rend vulnérable à des sanctions?

          Alors, la Commission d’accès à l’information propose au ministre — et j’aimerais que le ministre y réfléchisse — d’enlever cette disposition au complet et de simplement dire au dénonciateur : En ce qui concerne les organismes publics, vous savez, il est interdit de donner des documents privés, des documents individuels, des documents personnels. Par exemple, le dossier santé, il serait interdit de donner le dossier santé, un dossier fiscal, des trucs comme ça, et là vous auriez des sanctions. Mais, si vous trouvez un document d’un organisme public dont vous pensez qu’il est pertinent ou nécessaire au travail de l’inspecteur général, envoyez-le, et vous ne serez pas soumis à des représailles. Je pense que, si ce que nous voulons, c’est d’aider la transparence et c’est de prendre au mot le premier ministre, qui a promis le gouvernement québécois le plus transparent de tous les temps… je ne sais pas pourquoi on introduit dans un projet de loi qui fait culminer le travail de quelques années pour rendre le Québec plus transparent, la corruption plus difficile, la fraude plus difficile… je ne sais pas pourquoi on compliquerait le travail du dénonciateur et qu’on restreindrait les documents reçus par l’inspecteur général dans ce cas-là particulier, celui des organismes publics, alors qu’on est beaucoup plus — je vais utiliser le mot — libéraux dans le cas des dénonciateurs qui sont à la ville de Montréal, qui travaillent chez des contractants ou des sous-contractants.

Alors, voilà, M. le Président, ce que j’avais à dire. Bien sûr, nous sommes très heureux que ce projet de loi soit déposé, puisque nous en avons écrit l’essentiel. Nous sommes moins heureux des modifications qui y ont été apportées. Nous sommes d’accord avec la Commission d’accès à l’information que ces modifications sont non seulement contre-productives, mais en plus elles sont illisibles. Si elles étaient plus lisibles, tant mieux, mais il serait quand même préférable qu’elles ne soient pas là.

Et nous pensons aussi que le ministre, bien sûr, a le droit à l’erreur, nous reconnaissons son droit à l’erreur, et nous le félicitons d’avoir corrigé le tir dans les 12 heures qui ont suivi le dépôt de son projet de loi n° 1, puisque Me Denis Gallant a immédiatement dit qu’il était mécontent d’une formulation, et le ministre a dit : Bien, si la formulation est maladroite, nous allons la corriger. Et ça, je salue cette capacité du ministre de voir… sa réactivité, de voir qu’il peut corriger tout de suite. On a vu aussi, dans le cas du contournement de Lac-Mégantic, il avait une capacité de réactivité… sa première réaction était un peu maladroite, mais sa seconde réaction est plus adroite. Alors, je sais que le ministre est capable de cette souplesse, de cette capacité d’autocritique et de correction et j’ai bon espoir que nous puissions en arriver à un excellent consensus qui fera en sorte que les dénonciateurs soient encouragés à dénoncer, et non découragés. Puisque nous faisons confiance à l’inspecteur général, c’est pourquoi nous déposons ce projet de loi… enfin, vous déposez après que nous l’ayons déposé, et nous souhaitons tous l’adopter. Il fera le tri… Et c’est ça quand on dit qu’on donne un statut à la métropole et qu’on veut l’autonomie, c’est parce qu’on fait confiance. Et l’inspecteur général devrait avoir notre confiance pour faire le tri parce que les dénonciateurs seront libres de dénoncer ce qu’ils croient louche à tort ou à raison. M. le Président, je vous remercie.

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Ligne bleue du métro et SLR: Pour Couillard, c’est « avant moi le déluge » !

Dans l’épisode précédent, le gouvernement Couillard avait tenté de nous faire vivre une amnésie collective. Il tentait de nous faire oublier que, unanimement, les élus de Montréal et de la Rive-Sud avait choisi le Système léger sur rail comme mode de transport sur le Pont Champlain et que, unanimement, les députés de l’Assemblée nationale en avait fait autant il y a six mois à peine.

Mais le premier ministre Couillard a frappé encore plus fort en affirmant que toutes les grandes décisions sur le transport à Montréal étaient à revoir. Il faut le lire pour le croire, voici ce qu’il a déclaré aux journalistes:

« Il y a le SLR, le train de l’Ouest, le prolongement du métro vers l’Est, des voies réservées, le boulevard Notre-Dame, le prolongement du métro à Laval. On veut favoriser le transport collectif, mais il faut s’assurer d’avoir les bonnes priorités. »

Le Premier ministre remet donc en cause le prolongement de la ligne bleue du métro. Il fait semblant que c’est un choix parmi d’autres. Mais c’était au contraire le fruit d’un consensus de la Communauté métropolitaine de Montréal, de privilégier le prolongement de la ligne bleue sur les autres options.

La décision du gouvernement du Parti québécois d’aller de l’avant avec la construction de la ligne bleue, et l’annonce d’un bureau de projet sur la ligne jaune, avait été bien accueillie par les élus Montréalais.

Il n’a jamais été question de mettre en balance la ligne bleue avec le train de l’Ouest et encore moins avec le prolongement du métro à Laval.

Qui décide des priorités ? Les « créatures » ou le Premier ministre ?

La semaine dernière, dans son discours d’ouverture, le Premier ministre s’est fait le champion du respect de l’autorité locale de la Métropole:

Nous donnerons à la métropole et à la capitale nationale les moyens de jouer pleinement leur rôle tout en revoyant en profondeur la relation entre Québec et les municipalités, dans l’esprit de la pleine reconnaissance de ce palier local de gouvernance. […]  Nous désirons refonder le partenariat entre Québec et les municipalités, bannir le terme «créature» et envisager l’avenir sur la base de deux ordres de gouvernement qui ont leurs responsabilités propres et qui travaillent ensemble au service du même contribuable.

Cette semaine, il fait le contraire. Il fait comme si toutes les discussions qu’ont eues entre eux les « créatures » de Montréal pour identifier leurs priorités en transport — ligne bleue et SLR — n’étaient que du vent, n’avaient aucun poids.

Bravo le climat de confiance !

Le 20 mars dernier, la Communauté Métropolitaine de Montréal faisait connaître ses priorités aux partis politiques engagés dans la campagne électorale. Elle commençait par noter que les choses allaient mieux, depuis l’arrivée d’un gouvernement du Parti québécois:

Depuis quelques mois, un nouvel élan se met en place pour améliorer la compétitivité et l’attractivité du Grand Montréal. Un climat de confiance s’est installé qui permet une plus grande collaboration avec le gouvernement du Québec. Il faut maintenir ce climat et cette collaboration essentielle pour que le Grand Montréal soit concurrentiel par rapport aux régions nord-américaines et internationales.

Puis la CMM indiquait ses priorités, dont la seconde portait sur… le SLR.

Depuis l’élection, le gouvernement Couillard envoie des signaux de plus en plus contradictoires. Il fait comme si rien n’avait existé avant lui, comme si ses engagements de campagne électorale ne comptaient pas, comme si l’élection était l’année zéro du Québec.

Ce n’est pas comme ça qu’on établit un climat de confiance avec la Métropole et avec les Québécois.

 

 

 

 

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(vidéo) Avec le PLQ, le SLR n’est plus sur les rails !

C’est une chose que de vouloir revenir sur une décision qui a été prise par un gouvernement précédent. C’en est une autre de le faire… puis de faire semblant qu’on ne le fait pas.

C’est le tour de force que tente d’accomplir le ministre des transports, Robert Poéti, au sujet du projet de Système Léger sur Rail qui doit relier Montréal et la Rive-Sud sur le futur Pont Champlain.

La décision de choisir le SLR, plutôt que des autobus, a été prise l’an dernier, avec l’appui de tous les élus concernés… et du parti libéral.

M. Poéti fait semblant qu’il ne le sait pas, comme l’atteste notre échange à la période de questions ce lundi:

Notez que le ministre tente d’affirmer que la décision de choisir, ou non, un SLR doit être prise l’an prochain, lorsque sera rendu public le rapport du bureau de projet mis sur pied par le gouvernement du Parti québécois.

C’est faux. Il devrait lire le programme triennal d’immobilisation de l’AMT qui, en page 43, résume très bien l’état de la situation:

En avril 2013, le ministre des Transports annonçait publiquement que le choix du gouvernement du Québec quant au mode de transport collectif privilégié sur le nouveau pont Champlain était un SLR. Par la même occasion, il annonçait la création d’un Bureau de projet sous la responsabilité de l’AMT afin de concrétiser la mise en place du SLR.

Il n’était donc nullement question de reposer la question de l’opportunité du SLR, mais d’en discuter les modalités.

Si le gouvernement Couillard veut remettre en cause le dossier SLR, qu’il le dise franchement. Qu’il explique pourquoi il y était favorable l’an dernier, a donné des signaux positifs avec les élus locaux pendant la campagne électorale, et retourne sa veste aujourd’hui.

Il invoque des questions de coûts. Notre gouvernement se posait la même question et avait résolu d’en faire financer l’essentiel en réclamant la juste part du Québec dans le fond discrétionnaire fédéral d’infrastructure, qui s’élève à quatre milliards. (C’est la cagnotte qui a servi à Ottawa pour financer le métro de Toronto).

Nous avions donc identifié un milliard dans cette enveloppe et avions signifié à Ottawa notre intention.

Le 27 novembre 2013, les députés libéraux votaient avec toute l’Assemblée nationale cette motion:

«Que l’Assemblée nationale demande au gouvernement fédéral d’accélérer l’échéancier pour le remplacement de l’actuel pont Champlain en y intégrant le choix du gouvernement du Québec pour le transport collectif sur la nouvelle structure, un système de type léger sur rail, et qu’il réponde positivement aux attentes de l’ensemble des élus de la Communauté métropolitaine de Montréal.»

La seule préoccupation du PLQ ce jour-là était de faire en sorte que les citoyens ne pensent pas que le SLR était une idée… péquiste ! La porte parole libérale du dossier, la regrettée Fatima Houda-Pépin, voulait remettre les pendules à l’heure libérale:

le gouvernement libéral a toujours pris l’initiative dans ce dossier, que ça soit pour le volet transport, pont Champlain comme tel qui relève du fédéral, ou pour ce qui est du mode de transport collectif s’y rattachant, notamment le dossier du projet de type SLR. Alors, à ma demande, ma collègue la députée de Laviolette, [Julie Boulet] alors ministre des Transports, a saisi son vis-à-vis fédéral par écrit le 20 juin 2007 — 2007 — pour lui faire connaître que le projet de type SLR était prioritaire pour le gouvernement. Elle disait… Il revêtait «un caractère prioritaire pour le gouvernement du Québec». […]

C’était d’ailleurs la première fois que le gouvernement du Québec signifiait formellement et par écrit son appui à ce projet, et ça, bien avant l’arrivée du Parti québécois au pouvoir.

Alors, M. le Président, le gouvernement du Parti libéral du Québec avait compris l’urgence de cet enjeu du pont Champlain […]

Le 2 août 2012, mon collègue le député de Châteauguay [Pierre Moreau], alors ministre des Transports, est venu annoncer à Brossard, dans ma circonscription, la mise sur pied du bureau de projet du SLR sous la responsabilité de l’AMT, une annonce qui a été reprise et recyclée par l’actuel ministre le 19 avril 2013.

Le 25 novembre dernier, il y a deux jours, j’ai émis un communiqué invitant le ministre des Transports à collaborer avec Ottawa pour la concrétisation de ces deux projets majeurs que sont le pont Champlain et le projet du SLR.

Alors, M. le Président, je ne voudrais pas qu’on tombe dans la partisannerie, parce que ces projets-là sont majeurs pour notre région, sont majeurs pour le Québec, ils sont majeurs pour le comté de La Pinière parce que les citoyens en souffrent quotidiennement. Alors, j’invite le ministre, j’invite le ministre à déposer les plans et devis du système léger sur rail au gouvernement fédéral pour arrimer la construction des deux projets, c’est extrêmement important

Loin de moi l’idée de contredire Fatima Houda-Pépin. Et il ressort de son récit que le PLQ fait depuis 2007 la promotion du SLR, que ce fut le cas des ministres Boulet et Moreau, et que ce fut officiellement réitéré par le PLQ dans l’opposition il y a quelques mois à peine.

Que Robert Poéti veuille faire marche arrière, il en a le droit. Mais qu’il ne nous fasse pas croire qu’il incarne la continuité. Il incarne la rupture.

 

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Très chère Pauline

Très chère Pauline,

La politique est ingrate. Ça, tu le savais. Tu l’avais vécu. Plusieurs fois. Tu t’étais relevée. Plusieurs fois. Tu nous avais, tous, relevés. Et depuis 18 mois, c’est tout le Québec que tu as relevé, le sortant des marais de la collusion, de l’immobilisme, de la résignation. Tu n’en a pas été récompensée. Loin s’en faut. Mais nous savons tout ce que tu as réparé, tout ce que tu as fait, tout ce que tu as mis en branle.

Nous savons, et nous le dirons sans relâche, combien ta compétence et ton énergie ont été notre boussole pendant ces 18 mois. Combien ta bonne humeur, ton écoute et ton esprit de décision nous ont servi de modèle, pendant ces 18 mois — et à l’avenir pour notre vie entière.

La politique est ingrate et, hier soir, elle t’a montré la sortie. Tu l’a prise avec élégance, avec sérénité, en évoquant l’histoire du Québec, la résilience, la durée. Des qualités québécoises que tu incarnes de la tête aux pieds.

Pauline, l’électorat a été dur, hier. Dur surtout envers notre grand rêve d’un pays à faire. Dur comme une troisième défaite référendaire. Dur comme un autre Non.

Les Québécois n’ont sanctionné ni le combat que tu as mené pour la langue française, ni celui d’un État plus laïque, ni celui de faire du Québec un modèle de transports électriques, ni ton choix de sortir le Québec du nucléaire, de l’amiante, des petites centrales, du gaz de schiste,  ni celui de chercher à savoir si nous avions du pétrole exploitable, ni celui de la souveraineté alimentaire. Ils ne t’ont pas reproché tes réformes pour l’intégrité des contrats publics, la moralisation du financement des partis, la liberté donnée aux policiers d’arrêter les maires corrompus.

Les Québécois ne t’en ont pas voulu, hier, d’avoir naguère inventé puis, ces 18 derniers mois, d’avoir complété le réseau de service de garde le plus envié d’Amérique du Nord, ni d’avoir introduit les maternelles 4 ans pour les démunis, ou prévu une augmentation historique du financement des groupes communautaires. Ils ne t’ont pas reproché d’avoir introduit une politique sur l’itinérance, d’avoir concentré les budgets de la santé pour les soins à domicile, d’avoir fait reculer, l’an dernier, du tiers le chômage chez les immigrants, d’avoir adopté des politiques économies applaudies par le patronat comme par les syndicats, d’avoir ramené la paix sur les chantiers de construction, d’avoir doublé les investissements étrangers à Montréal l’an dernier, d’avoir signé des ententes fructueuses et pragmatiques avec les premières nations que tu rencontrais avec franchise et respect.

Non. Rien de tout ça ne t’a été reproché hier.

Alors de quoi t’en ont-ils voulu ? De vouloir t’inscrire dans le combat des Lévesque, Parizeau, Bouchard et Landry. De vouloir, de tout de ton coeur et de tout ton cerveau et de toutes tes tripes, donner aux Québécois un pays.

Même pas, en fait. Tu as perdu parce que tu voulais laisser entrouverte la possibilité d’offrir aux Québécois le choix, si un jour ils le voulaient, de se donner un pays.

Fermer cette porte à double tour était plus important pour un plus grand nombre de Québécois que toute autre considération. Fermer cette porte valait tous les autres risques incarnés par le Parti Libéral.

Alors, Pauline, tu vois, tu n’as rien à te reprocher. On pourra pinailler sur telle ou telle décision tactique, c’est sûr.

Mais sur le fond, sur la trame, sur l’essentiel, tu t’es tenue debout, avec tes convictions. Tu t’es présentée telle que tu es, authentique, vraie et — oui — déterminée.

Gilles Vigneault le disait au lendemain du référendum de 1980: « Nous n’étions pas assez nombreux à penser comme moi ».

Hier, ma très chère Pauline, les Québécois n’étaient pas assez nombreux à penser comme toi. À penser comme nous.

Alors tu peux prendre tes quartiers de printemps avec le sentiment — non, pas le sentiment, la certitude — du devoir accompli. De la fidélité à tes convictions. Tu laisses derrière toi une équipe formidable. Trente députés que tu as choisis et qui t’ont choisie. Une base militante que tu as reformée et ressoudée. Malgré la défaite: le plus grand parti au Québec avec 90 000 membres et un financement populaire inégalé.

Il y a du ressort, dans cette défaite. Le ressort que tu as mis en nous. Il y aura beaucoup d’introspection à faire, dans les semaines et les mois qui viennent. Il y aura du découragement, des débats, des mauvaises humeurs. Puis le sens des recommencements, des consensus, des choix, de l’action.

Ce ne sera pas facile. Mais si nous avons le centième de ta sagesse et de ton courage, nous franchirons ces étapes en nous nourrissant de l’exemple que tu nous as donné toute ta vie durant.

Repose-toi, Pauline. Très chère Pauline. Tu l’as bien mérité. Nous t’emportons avec nous, tu fais partie de nous, dès maintenant et pour très longtemps.

Merci d’être ce que tu es. Merci tout court.

Au nom de tous ceux qui t’admirent et t’aiment,

Jean-François

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Bilans de missions — 2012-2014

Voici une partie des communiqués émis pour les missions internationales lorsque j’étais ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur

Le ministre Lisée effectue une première mission à Washington

WASHINGTON, le 11 décembre 2012 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie (MRIFCE), Jean-François Lisée, entame aujourd’hui une mission de deux jours à Washington, sa première dans la capitale américaine. Le ministre Lisée présentera à ses nombreux interlocuteurs, politiques, gouvernementaux et médiatiques, les priorités du gouvernement québécois et rappellera l’importance qu’accorde le gouvernement du Québec au renforcement de ses liens avec les États-Unis.

Le ministre s’entretiendra avec plusieurs personnalités influentes œuvrant dans des secteurs d’intérêt pour le Québec, tel le représentant de l’État du Massachusetts et grand défenseur des énergies renouvelables, M. Ed Markey. La lutte aux changements climatiques et les dossiers énergétiques figurent parmi les sujets à l’ordre du jour. M. Markey est l’un des auteurs du projet de loi américain sur le marché du carbone.

Le ministre Lisée rencontrera également le secrétaire adjoint aux affaires internationales du département de la sécurité intérieure, M. Alan Bersin, afin de discuter, notamment, d’enjeux de sécurité à la frontière. Des échanges sont également prévus avec le représentant de l’État de New York, M. Bill Owens, de même qu’avec l’ambassadeur du Canada à Washington, M. Gary Doer.

M. Lisée profitera de son passage à Washington pour faire valoir le rôle du Québec dans les Amériques et plus particulièrement son engagement envers Haïti, à l’occasion d’une rencontre avec le secrétaire général adjoint de l’Organisation des États américains (OÉA), M. Albert R. Ramdin.

Par ailleurs, le ministre prononcera une allocution au Woodrow Wilson Center, un prestigieux think tank américain où il sera notamment question de l’importance de consolider les relations économiques entre le Québec et les États-Unis. Enfin, M. Lisée sera l’invité du Council of the Americas, un forum de leaders traitant d’enjeux hémisphériques, de même que du National Press Club, un club réputé regroupant les membres de la presse basé à Washington.

Au terme de son séjour à Washington, le ministre Lisée se rendra à New York où il accompagnera la première ministre Pauline Marois, à l’occasion de sa première mission économique en territoire américain.

Le ministre Jean-François Lisée, accompagné de la ministre Zakaïb, à la tête d’une délégation québécoise en Inde

QUÉBEC, le 22 janv. 2013 /CNW Telbec/ – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, M. Jean-François Lisée, dirigera une mission en Inde du 26 janvier au 1er février 2013. Pour l’occasion, il comptera sur l’appui de la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Mme Élaine Zakaïb.

Une quinzaine d’entreprises et organismes québécois se joindront aux ministres pour mieux connaître l’immense potentiel de développement d’affaires du marché indien. Le vaste projet du Delhi Mumbai Industrial Corridor (DMIC), considéré comme l’un des 100 plus grands projets d’infrastructure à l’échelle mondiale, sera d’ailleurs au cœur des activités offertes aux entreprises participantes.

« Cette mission constitue l’occasion de consolider et d’enrichir notre relation avec l’Inde, qui est fondée sur la confiance, le respect et le désir mutuel de nouer des liens durables. Elle vise aussi à promouvoir l’offre québécoise dans les secteurs d’activités les plus porteurs, tant pour l’économie du Québec que celle de l’Inde, tels que l’ingénierie et les infrastructures, les technologies de l’information, l’énergie, la science, l’environnement et les technologies vertes », a déclaré le ministre Lisée.

Trois destinations figurent au programme de cette mission. Les ministres Lisée et Zakaïb se rendront d’abord à Mumbai, capitale du Maharashtra, l’un des États les plus développés de l’Inde. C’est d’ailleurs à cet endroit que le gouvernement du Québec a décidé d’établir en 2008 sa représentation permanente en Inde. Pour une deuxième année consécutive, le Québec participera aux célébrations de la Fête de la République de l’Inde à l’invitation du gouverneur du Maharashtra, Kateekal Sankaranarayanan.

Le groupe se scindera ensuite en deux, M. Lisée prendra la direction de Bhopal avec la délégation d’affaires, tandis que Mme Zakaïb s’envolera vers Ahmedabad pour rencontrer les dirigeants d’IFFCO, une entreprise intéressée à s’implanter au Québec dans la région de Bécancour, et présente au récent Sommet des coopératives de Québec. Les ministres, dirigeants d’entreprises et autres représentants d’organismes québécois se retrouveront ensuite à Delhi, où se tiendra le Delhi Sustainable Development Summit auquel participera le ministre Lisée à titre de panéliste invité.

« Le développement économique du Québec passe notamment par la diversification de nos marchés d’exportation et par l’attrait d’investisseurs étrangers, a souligné la ministre Zakaïb. L’Inde représente un partenaire important tant pour les exportations que pour les investissements. »

Les ministres Lisée et Zakaïb reviennent convaincus de l’importance de l’Inde comme pays prioritaire pour le Québec

DELHI, INDE, le 3 févr. 2013 /CNW Telbec/ – Au terme d’une mission d’une semaine en Inde, le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, et la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, reviennent enthousiastes quant aux possibilités d’accroître nos échanges, aussi bien sur le plan économique, politique, éducatif que culturel, avec ce géant asiatique en émergence. Les ministres dirigeaient, à cette occasion, une délégation composée d’une quinzaine d’entreprises et d’institutions québécoises.

Relations avec les représentants politiques indiens

À Delhi, le ministre Lisée s’est entretenu avec l’ancien Secrétaire-général adjoint des Nations-Unies et actuel ministre d’État indien du développement des ressources humaines, M. Shashi Tharoor, afin d’approfondir la collaboration et les nombreuses ententes déjà existantes entre le Québec et l’Inde en matière d’enseignement supérieur. Le ministre a aussi rencontré le ministre des Affaires indiennes d’Outre-mer, M. Valayar Ravi, qui a confirmé que le projet d’Entente Québec-Inde en matière de sécurité sociale pourrait être signé au printemps 2013.

À Mumbai, le gouvernement du Québec a été reçu comme invité d’honneur lors de la Fête de la République de l’Inde organisée par le gouvernement du Maharashtra. Les ministres Lisée et Zakaïb ont réitéré la priorité accordée à l’Inde au gouverneur et au ministre en chef de cet État indien, MM. Kateekal Sankaranarayanan et Prithviraj Chavant. Le ministre Lisée a également échangé avec le ministre des Travaux publics et du Tourisme, M. Chhagan Bhujbal, sur les possibilités de collaborations dans le cadre du Delhi Mumbai Industrial Corridor (DMIC), considéré comme l’un des 100 plus grands projets d’infrastructures à l’échelle mondiale.

Enfin, de nouvelles avenues de collaborations ont été discutées avec les autorités ministérielles de l’État du Madhya Pradesh. Selon les autorités, cet État, qui a enregistré une croissance de 12% de son PIB en 2011-2012, considère le Québec comme partenaire stratégique en Amérique du Nord.

Développement des marchés

Le principal objectif de cette mission, pour les participants du milieu des affaires, était de bien comprendre les occasions que représente le vaste projet du Delhi Mumbai Industrial Corridor (DMIC). Les investissements prévus dans le cadre du DMIC se chiffrent à 90 milliards $É-U et comprennent entre autres le déploiement de 1 500 km de voies ferrées et la création d’une vingtaine de nouvelles villes manufacturières, stratégiquement réparties au sein de sept États indiens, entre les villes de Delhi et Mumbai.

Les participants québécois ont assisté à des rencontres de travail à Mumbai, Bhopal et Delhi avec les intervenants nationaux et régionaux qui sont impliqués dans la mise en œuvre des différents chantiers de ce projet d’envergure. « La présence de ministres ouvre des portes aux gens d’affaires et leur donne accès à des représentants du plus haut niveau décisionnel », a expliqué la ministre Élaine Zakaïb. « Nous avons besoin des entrepreneurs pour développer le Québec et c’est de notre devoir, comme gouvernement, de les soutenir, notamment dans le cadre de telles missions. »

Selon Denis Leclerc, président d’Écotech Québec, la grappe des technologies propres: « les autorités indiennes que nous avons rencontrées sont très conscientes des défis qu’elles auront à relever au niveau environnemental et sont très intéressées à connaître les technologies que nos entreprises ont développées, notamment sur le plan du traitement de l’eau et des énergies renouvelables ».

Au cours de cette mission, les entreprises québécoises ont participé à une cinquantaine de rencontres d’affaires bilatérales et certaines de ces entreprises sont déjà en négociation pour conclure des ententes.

« Les rencontres tenues nous permettent de réaliser le potentiel exceptionnel de l’Inde pour les entreprises québécoises. D’ailleurs, les exportations du Québec vers l’Inde ont plus que doublé au cours des cinq dernières années pour s’établir à 480 M$ en 2011. L’ouverture du Bureau du Québec à Mumbai, en 2008, ainsi que les missions du Québec réalisées sur le territoire indien depuis, expliquent en partie ce succès », a déclaré le ministre Lisée.

Projet IFFCO

En périphérie d’Ahmedabad, dans l’État du Gujarat, la ministre Zakaïb a visité les installations de l’Indian Farmers Fertiliser Cooperative Limited (IFFCO), l’une des plus importantes coopératives agricoles au monde. Celle-ci a récemment annoncé un projet d’investissement de 1,2 milliard $ pour l’établissement d’une usine d’engrais azoté à Bécancour, d’ici 2017, en partenariat avec La Coop fédérée. La ministre Zakaïb a également rencontré les dirigeants d’IFFCO au siège social de Delhi.

Ces rencontres, auxquelles ont aussi participé des hauts dirigeants de La Coop fédérée, ont permis d’échanger sur l’état d’avancement du projet ainsi que sur les prochaines étapes de sa mise en œuvre.

« Les rencontres tenues me permettent d’envisager de manière optimiste la concrétisation du partenariat entre La Coop Fédérée et IFFCO, deux des plus importantes coopératives agricoles au monde. Cet investissement majeur contribuerait de manière significative à la diversification de l’économie de la région et le gouvernement travaille à mettre en place les conditions nécessaires à la réalisation du projet dans les meilleurs délais », a affirmé la ministre Zakaïb.

Delhi Sustainable Development Summit

Pour une quatrième année consécutive, le Québec a participé au Delhi Sustainable Development Summit (DSDS), forum international sur le développement durable, organisé par The Energy and Resources Institute (TERI).

Cette importante tribune internationale a permis au ministre Lisée de réitérer l’engagement du Québec en matière de développement durable et de changements climatiques, tel qu’illustré par la récente instauration d’un système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre.

« J’ai expliqué aux participants du Delhi Sustainable Development Summit comment le Québec peut s’appuyer sur des alliances avec des États comme la Californie pour provoquer des changements dans la politique climatique du Canada et des États-Unis, » a souligné le ministre Lisée.

Collaborations académiques et culturelles

Au niveau académique, le gouvernement du Québec a prolongé deux ententes triennales auprès de l’Institut Indo-canadien Shastri et de l’Université TERI, en présence du ministre Lisée. De nouveaux partenariats ont aussi été annoncés auprès de deux établissements de l’État du Maharashtra, soit la Shreemati Nathibai Damodar Thackersey (SNDT) Women’s University, plus ancienne université de femmes en Inde, et l’École supérieure Hassaram Rijumal de commerce et de sciences économiques (H.R. College).

L’ensemble de ces collaborations permettra à des étudiants indiens sélectionnés de poursuivre leurs études dans un programme de cycle supérieur au Québec et enrichir les relations entre nos sociétés.

Enfin, à Mumbai, les ministres Lisée et Zakaïb ont inauguré le 3e Festival de films québécois en Inde – le Québec Film Utsav – dans les locaux de la SNDT, en partenariat avec la SODEC.

Rappelons que le Bureau du Québec à Mumbai a ouvert ses portes en 2008 et a pour vocation d’appuyer le développement de relations entre le Québec et l’Inde en matière économique, politique, universitaire et culturelle.

Le ministre Lisée en France pour donner suite à la Rencontre alternée des premiers ministres

Québec, le 11 avril 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, M. Jean-François Lisée, effectuera une mission à Paris les 11 et 12 avril. Cette mission qui survient dans la foulée de la 17e Rencontre alternée des premiers ministres, tenue au Québec le mois dernier, vise à resserrer les liens avec les milieux d’affaires français, de même qu’avec la Francophonie.

Dans le cadre de cette mission, des rencontres sont prévues avec le ministre de l’Économie et des Finances de France, M. Pierre Moscovici, le secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf et avec plusieurs sherpas et ambassadeurs africains auprès de la Francophonie.

L’entretien avec M. Moscovici vise à échanger sur les axes prioritaires de la coopération franco-québécoise identifiés à l’occasion de la 17e Rencontre alternée des premiers ministres, parmi lesquels l’économie et l’innovation, l’entrepreneuriat jeunesse, les énergies nouvelles et renouvelables. La participation française à la 2e édition de la Conférence C2-MTL, qui aura lieu en mai à Montréal, sera également abordée.

De plus, le ministre Lisée prendra la parole devant des dirigeants du milieu des affaires réunis à l’Automobile Club de France, ainsi qu’à la Fondation Jean-Jaurès, où il prononcera une allocution devant des représentants des milieux politique et académique.

La rencontre avec M. Diouf permettra de faire le point sur les actions destinées à doter la Francophonie d’une stratégie économique, telle que souhaitée par les chefs d’État et de gouvernement lors du Sommet de Kinshasa, en octobre dernier. Il y sera également question des orientations et priorités que le gouvernement du Québec souhaite mettre de l’avant en regard de l’Afrique.

Le ministre Lisée et une centaine de Québécois en mission en Afrique de l’Ouest

Dakar, Sénégal, le 6 septembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, accompagné de plus d’une centaine de gens des milieux d’affaires, institutionnel et d’organismes de coopération internationale, mènera du 6 au 13 septembre la plus importante mission à ce jour du gouvernement du Québec en Afrique.

La délégation se rendra au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. « L’Afrique est aujourd’hui là où était la Chine il y a 30 ans et l’Inde il y a 20 ans. Le continent connaît une très forte croissance économique et un nombre important de pays, tant développés qu’émergents, se sont déjà dotés de politiques d’investissement spécifiques pour l’Afrique et y lancent en ce moment d’importants projets de développement dans plusieurs domaines. Avec de l’expertise reconnue en énergie, infrastructures, génie-conseil, recherche et innovation, coopération internationale, éducation et formation professionnelle, démocratie et bonne gouvernance, le Québec possède tous les atouts pour être partenaire de cette Afrique en marche », a soutenu le ministre.

Des rencontres avec des intervenants et des partenaires locaux sont également prévues pour les acteurs des milieux de l’éducation, syndicaux et de la coopération internationale. Cette mission multisectorielle sera aussi l’occasion pour les gens d’affaires d’établir des partenariats ou de se familiariser avec le marché africain.

Monsieur Lisée y tiendra des rencontres politiques de haut niveau, et s’entretiendra notamment avec le président et la première ministre du Sénégal, le premier ministre de la Côte d’Ivoire et de hauts responsables burkinabés. Ces rencontres permettront, entre autres, de renforcer les liens du Québec avec la communauté francophone internationale.

« L’Afrique conjugue jeunesse et soif de progrès et elle a les moyens économiques, démographiques, intellectuels de ses ambitions. Une telle conjoncture, une telle combinaison de facteurs, offre de nombreuses occasions d’affaires et de partage. Le monde entier se positionne ici et le Québec ne sera pas en reste », a ajouté le ministre Lisée.

La mission du Québec au Sénégal mène à des partenariats solides et prometteurs

Dakar, Sénégal, le 11 septembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, dresse un très bilan positif de son passage au Sénégal. Ce premier volet de la mission africaine, à l’occasion de laquelle il est accompagné de plus d’une centaine de gens d’affaires et des milieux institutionnels, de la société civile et de la coopération internationale, a notamment donné lieu à la signature de 16 ententes commerciales et institutionnelles (voir liste en annexe).

« La portion sénégalaise de notre mission aura des retombées très positives, je dirais même qu’elles sont au-delà de nos espérances. L’accueil que nous avons reçu laisse présager un avenir et des échanges économiques nombreux entre le Québec et le Sénégal. La signature de ces 16 ententes ─ et on peut penser que d’autres seront signées dans les mois à venir ─ démontre que les possibilités d’affaires sont excellentes en ce moment sur le continent africain », a soutenu le ministre.

Le ministre Lisée a également profité de son passage à Dakar pour procéder à l’ouverture officielle du premier bureau d’Expansion Québec en Afrique, dont le mandat sera de soutenir les entreprises québécoises souhaitant s’implanter au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. « L’ouverture de ce bureau est un signal fort lancé aux entreprises désireuses de conclure des partenariats d’affaires en Afrique. Elles pourront dès aujourd’hui bénéficier d’un accompagnement commercial personnalisé et d’espaces de travail entièrement équipés leur permettant d’explorer ici les opportunités d’affaires. Surtout, l’ouverture de ce bureau constitue la preuve que nous sommes là pour rester », a précisé M. Lisée. Le bureau sera dirigé par M. Amadou Diallo, qui a notamment été ambassadeur du Sénégal à Ottawa et qui a habité pendant 25 ans au Québec où il a notamment travaillé au sein du, alors dénommé, ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE). Le choix de M. Diallo a suscité de nombreux commentaires positifs chez les dirigeants sénégalais.

Le ministre a profité de sa rencontre avec le président Macky Sall pour discuter des grands enjeux de la Francophonie et du prochain Sommet qui se tiendra à Dakar, en 2014. Alors que la moitié des locuteurs de la langue française sont d’origine africaine, messieurs Lisée et Sall ont souligné l’importance de faire de cet espace culturel un lieu d’échanges et de prospérité économique. « Avec le président Sall, nous avons abordé des dossiers précis de collaboration entre entreprises de part et d’autre. Nous avons tous deux souhaité que les discussions se poursuivent dans le but d’établir une liaison aérienne directe entre Montréal et Dakar », a ajouté M. Lisée.

Le ministre Lisée s’est également entretenu avec le ministre du Commerce, de l’Entreprenariat et du Secteur informel, M. Alioune Sarr, le ministre de la Fonction publique, du Travail, du Dialogue social et des Organisations professionnelles, M. Mansour Sy, le délégué général du président pour l’organisation du XVe Sommet de la Francophonie, M. Jacques Habib Sy, le ministre de l’Industrie et des Mines, M. Aly Ngouye Ndiaye ainsi que le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, M. Mankeur Ndiaye.

Les participants à la mission multisectorielle se rendront en Côte-d’Ivoire et à Ouagadougou dans les prochains jours où ils sont également attendus avec enthousiasme.

ANNEXE – Résumé des 16 annonces commerciales et institutionnelles conclues lors du passage de la délégation québécoise au Sénégal.

Expansion Québec (implantation)

Ouverture d’un bureau à Dakar pour aider les entreprises québécoises et faciliter le développement de leurs affaires au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

Géothentic Inc. (partenariat)

Conclusion d’une entente avec son partenaire -distributeur/installateur – SETI Sénégal afin d’en faire le prestataire exclusif de services de Géothentic au Sénégal.

Groupe Novatech (partenariat)

Signature d’une lettre de confort avec son partenaire sénégalais, la firme Seck immobilier. Cette lettre prévoit un objectif de livraison de 500 maisons modulaires de même que la création et la formation d’une première équipe de montage sénégalaise pour d’éventuels autres projets.

CEGEP international (partenariat)

Obtention d’un mandat financé par la Banque mondiale pour l’accompagnement technique et pédagogique de la création de l’Institut d’enseignement professionnel et technique (ISEP) de Thiès, premier Institut d’enseignement supérieur professionnel et technique au Sénégal. Le Sénégal souhaite mettre sur pied un réseau d’ISEP, présents dans toutes les régions, sous le modèle de l’enseignement technique des cégeps du Québec.

Fondation Paul Gérin-Lajoie (partenariat)

Institutionnalisation et financement de la Dictée P.G.L. par le ministère de l’Éducation nationale du Sénégal.

La société GCAR (une implantation et un partenariat)

  • Ouverture d’un bureau « division locations d’autos » à Dakar afin d’offrir à sa clientèle d’entreprises, d’organismes étrangers et de particuliers la location et la fourniture de véhicules.
  • Obtention d’un agrément de la Banque mondiale à Dakar comme fournisseur de transport pour son personnel.

A.T.I. AUTOMATION Inc. (implantation)

Ouverture d’un bureau à Dakar intégré à son plan d’extension des opérations au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

CRC Sogema (une implantation et un contrat)

Deux annonces concernant ses relations avec le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) avec le gouvernement du Sénégal.

  • Implantation d’un système de gestion des impôts qui vise la mise en place d’un nouveau module pour la TVA dans le cadre du Plan d’appui à la mobilisation des recettes au Sénégal.
  • Obtention d’un contrat de 500 k$ de la Banque mondiale visant l’assistance dans la mise en place du système intégré de gestion de l’information financière qui doit devenir conforme aux normes de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA).

Géodem (partenariat)

Ratification d’une entente de principe avec l’entreprise minière Afrigold portant sur la mise en place d’un partenariat stratégique visant, d’un côté, le développement des affaires de l’entreprise sénégalaise et, de l’autre, un transfert technologique et d’expertise que fournira l’entreprise québécoise.

Groupe Synergis (partenariats)

Signature d’une entente de partenariat stratégique, avec l’entreprise Equanym, visant à procéder au dépistage et au développement d’opportunités d’affaires en Afrique ainsi que la réalisation de mandats communs.

CIMA + International (contrat)

Signature d’un contrat pour la réalisation de prestations complémentaires de supervision des travaux de modernisation des infrastructures urbaines de la Ville de Touba au Sénégal.

Presse café (2 implantations)

Ouverture prochaine de deux nouvelles franchises à Dakar au Sénégal, lesquelles feront suite à l’ouverture de la première succursale dans cette ville en 2012.

L’École nationale d’administration publique du Québec (partenariat)

Collaboration à la tenue d’un colloque-formation portant sur le dialogue social dans les sociétés contemporaines. L’événement pourrait se tenir en lien avec le 15e Sommet de la Francophonie qui aura lieu à Dakar en octobre 2014.

Mission du Québec en Afrique : des échanges fructueux en Côte d’Ivoire

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 14 septembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, accompagné de plus d’une centaine de gens d’affaires et des milieux institutionnels, de la société civile et de la coopération internationale, a complété à Abidjan le deuxième volet d’une mission africaine au cours duquel neuf ententes commerciales et institutionnelles ont été signées.

« Le bel élan amorcé au Sénégal s’est poursuivi à Abidjan. Ces nouveaux partenariats d’affaires et institutionnels, qui sont les prémisses de plusieurs collaborations à venir, sont une preuve additionnelle que l’expertise québécoise est recherchée en Afrique », a affirmé le ministre.

Le ministre Lisée s’est entretenu avec le premier ministre Daniel Kablan Duncan, également ministre de l’Économie et des Finances. Les discussions ont porté sur les liens d’amitié unissant le Québec et la Côte d’Ivoire et les moyens de renforcer les échanges politiques et économiques. « Nous avons discuté de projets de coopération en matière d’énergie verte, de formation des techniciens ivoiriens par les cegeps québécois et d’investissements miniers. J’ai convenu avec le premier ministre Duncan de poursuivre nos efforts en vue de resserrer nos liens pour notre plus grand bénéfice mutuel », a ajouté le ministre. Le premier-ministre Daniel Kablan Duncan rendra la politesse au ministre Lisée en venant au Québec à la fin du mois de septembre accompagné d’une importante délégation.

Les experts prévoient que l’économie de la Côte d’Ivoire, qui a connu une croissance de 9% l’an dernier, continuera de croître au même rythme cette année.

En plus du premier ministre de la Côte d’Ivoire, le ministre Lisée a pu s’entretenir avec le ministre d’État et ministre des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby, le ministre de l’Industrie et des Mines, Jean-Claude Brou, la première vice-présidente de l’Assemblée nationale, Sarra Fadika, le ministre de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Formation professionnelle de Côte d’Ivoire, Moussa Dosso, le ministre de l’Environnement, de la Salubrité et du Développement durable, Rémi Allah Kouadio.

Avant de s’envoler pour le Burkina Faso, le ministre a visité des installations du Port autonome d’Abidjan et remettre les certificats pour la réussite de la formation en sécurité portuaire de l’Institut maritime du Québec à une vingtaine d’employés.

La délégation québécoise complètera en fin de semaine cette mission multisectorielle à Ouagadougou, au Burkina Faso.

ANNEXE- Résumé des neuf annonces commerciales et institutionnelles conclues lors du passage de la délégation québécoise en Côte d’Ivoire.

Géothentic Inc. (partenariat)

Vente de 15 unités « démonstrateurs » à son partenaire ivoirien GT Solutions.

CEGEP de Trois-Rivières (partenariat)

Réhabilitation d’un lycée de formation professionnelle de la ville d’Odienne pour la formation des formateurs en agriculture, transformation, réfrigération et climatisation.

Laboratoires Kariliss inc. (partenariat)

Entente pour la création d’un centre de distribution des produits Kariliss® et Karidem® en Afrique de l’Ouest.

Institut maritime du Québec (IMQ) – Cégep de Rimouski (2 annonces- 1 contrat et 1 partenariat)

Contrat de l’administration maritime et de l’Académie de sécurité professionnelle (ASP) pour 3 programmes de formation : Formation sur le transport de marchandises dangereuses; Formation en gestion portuaire; Formation en mesures d’urgence maritime.

Partenariat avec la Direction générale des affaires maritimes et portuaire de la Côte d’Ivoire pour le développement de la coopération et des échanges en matière de formation, de recherche, de veille et de réalisation d’études de projets communs.

DIMEXnet Inc. (2 implantations)

Produits et services reliés au développement agricole. Ouverture de 2 bureaux en Côte d’Ivoire (Abidjan et à Bouaké).

Cima + International (partenariat)

Partenariat avec le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD).

Bélisle Solution Nutrition Inc. (partenariat)

Entente avec le syndicat national des professionnels de produits tropicaux et céréaliers de Côte d’Ivoire afin de développer la filière de l’agro-élevage.

Le ministre Jean-François Lisée dresse un bilan très positif de sa mission en Afrique

Québec, le 16 septembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, concluait ce samedi, au Burkina Faso, une mission d’une semaine en Afrique de l’Ouest au cours de laquelle il était accompagné de plus d’une centaine de gens d’affaires et des milieux institutionnels, de la société civile et de la solidarité internationale. « Le bilan de cette première mission multisectorielle, la plus importante à ce jour menée par le gouvernement du Québec en Afrique, est très positif. Au total ce sont 44 ententes commerciales ou institutionnelles qui ont été conclues. Certaines entreprises se sont implantées ici, d’autres ont conclu des partenariats ou des contrats qui leur permettront de prendre racine sur le continent.

« Des liens forts unissent déjà le Québec et l’Afrique francophone. Nous sommes maintenant prêts à passer à la vitesse supérieure, nous sommes à l’ère des résultats. La diversité de notre délégation en est la preuve, la conjoncture économique et politique favorable qui prévaut en Afrique crée de nombreuses occasions d’affaires et de partenariats qui correspondent aux capacités commerciales et institutionnelles du Québec », a déclaré le ministre.

Dix-neuf nouvelles ententes commerciales et institutionnelles ont été conclues au cours de ce passage au Burkina Faso. Un deuxième bureau d’Expansion Québec en Afrique a également été inauguré dans la capitale, Ouagadougou. « Tout comme celui de Dakar, ce bureau aura le mandat de soutenir les entreprises québécoises désireuses de faire des affaires au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest, en leur offrant un accompagnement commercial personnalisé et des espaces de travail entièrement équipés », a ajouté M. Lisée.

Le ministre Lisée s’est aussi entretenu avec le président Blaise Compaoré. « J’ai abordé avec le président Compaoré les possibilités de mettre de l’avant divers projets de coopération au cours des prochains mois. Dans la formation, entre autres pour les métiers reliés à l’industrie minière, les projets en énergie, particulièrement solaire, les télécommunications, dont l’accès à l’Internet dans les zones plus éloignées, la collaboration entre le Québec et le Burkina Faso est appelée à grandir. Il a aussi été question de la collaboration avec le directeur général des élections pour un appui du Directeur général à la mise en place d’une structure administrative permanente à la commission électorale nationale indépendante (CENI) du Burkina Faso », a précisé le ministre Lisée.

ANNEXE- Résumé des annonces commerciales et institutionnelles conclues lors du passage de la délégation québécoise au Burkina Faso.

Laboratoires Kariliss inc. (partenariat)

Commercialisation de produits de soin, projet de micro-finance.

Géothentic Inc. (partenariat)

Implantation de services informatisés de gestion de flottes de véhicules.

Effigis Geo Solutions (partenariat)

Protocole d’entente sur la coopération scientifique et technique.

Groupe Xit (partenariat tripartite)

Mise sur pied d’un projet pilote pour une infrastructure de télécommunications.

CEGEP de Trois-Rivières (2 annonces de partenariats)

  • Avec l’Institut international de haute formation technique et professionnelle du Burkina Faso pour la création d’un centre de formation à Ouagadougou.
  • Avec la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso pour le renforcement des capacités de l’Institut supérieur de génie électrique.

Genivar (implantation)

Ouverture d’un bureau à Ouagadougou situé à l’intérieur du bureau d’Expansion Québec.

CMPC Burkina SA (implantation)

Création d’une co-entreprise Québéco-Burkinabé CMPC Burkina SA œuvrant dans le secteur des biens et des services dans le secteur minier.

Windiga Énergie

Projet solaire de 20 MW au Burkina Faso, premier projet dans le cadre du le Mécanisme de développement propre qui permet aux projets verts dans les pays en voie de développement de généré des crédits de réduction d’émission certifiée, équivalente à une tonne de CO2. Ces crédits sont échangés et vendus à des industries dans les pays développés qui ont signé le protocole de Kyoto pour atteindre leurs cibles de réduction des émissions.

Géodem (partenariat)

Mise en place d’un partenariat visant à fournir une formation de pointe dans le secteur de l’évaluation minière ainsi que du transfert technologique dans le secteur de la petite mine en Afrique de l’Ouest.

Fondation Paul Gérin-Lajoie (partenariat)

Avec l’organisme québécois CEFRIO, la création d’un partenariat avec l’école St-Viateur de Ouagadougou pour la recherche et l’innovation dans les organisations, à l’aide des technologies de l’information et de la communication.

CRC Sogema (3 annonces de contrats)

  • Réalisation d’une étude diagnostique du Centre de formation en aquaculture en vue de sa requalification en Centre de formation professionnelle.
  • Préparer la réforme budgétaire du Burkina Faso.
  • Étude de faisabilité, dont l’objectif est d’améliorer le système de gestion des impôts du gouvernement burkinabè.

Expansion Québec (implantation)

Ouverture d’un bureau à jumelé avec ERAI pour aider les entreprises et pour faciliter le développement de leurs affaires au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest.

Cégep du Vieux-Montréal (partenariat)

Entente avec l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS) du Burkina Faso pour développer des modules de formation en cinéma d’animation et créer une nouvelle filière de formation.

Global Consultex (partenariat)

Contribution à l’organisation de la 3ème édition du Salon international des énergies renouvelables (SIERO) de Ouagadougou qui se tiendra du 26 au 30 mars 2014.

Groupe Plano et le Centre canadien d’étude et de coopération internationale (CECI) (partenariat)

Projet visant à renforcer et diversifier la capacité et la qualité de production du beurre de Karité et mise en place d’une unité de production électrique à base d’énergie renouvelable.

Consortium Uniterra (Centre canadien d’étude et de coopération internationale et Entraide universitaire mondiale du Canada) (partenariat)

Partenariat pour renforcer les capacités des membres de l’Association des fournisseurs burkinabé de biens et de services miniers (ASBM).

Mission à New York : une première pour le Québec à l’ONU et des rencontres de haut niveau à New York

New York, le 23 septembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie (MRIFCE), Jean-François Lisée, a profité de sa présence à New York dans le cadre d’une concertation ministérielle de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour mener une mission de 48 heures destinée à réaffirmer l’importance des relations Québec-État de New York et à leur insuffler un nouvel élan.

Une première internationale pour le Québec

Le ministre Lisée représentait le Québec alors que celui-ci était invité pour la première fois à prendre part à une concertation ministérielle de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), laquelle était tenue en marge de la 68e Session de l’Assemblée générale des Nations Unies. L’intervention du ministre a notamment porté sur les efforts de transition démocratique en Égypte, en République démocratique du Congo et au Mali, sur les efforts du Québec en matière de résolution de crises et de conflits et sur l’importance de renforcer le rôle de la Francophonie dans le domaine de la défense du droit des femmes, un sujet cher au gouvernement de Pauline Marois tel qu’elle l’avait énoncé lors de sa participation au XIVe Sommet de la Francophonie.

Le ministre a également saisi cette occasion pour poursuivre le dialogue amorcé avec ses homologues africains lors de sa plus récente mission économique en Afrique. Avec le ministre Christian Paradis, il a échangé sur les préoccupations québécoises relativement à Haïti et à l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

L’importance des relations Québec-État de New York

Le ministre a profité de sa présence à New York pour tenir une série de rencontres politiques et économiques de haut niveau visant à réaffirmer l’importance des liens entre le Québec et cet État. L’État de New York constitue le premier partenaire commercial du Québec aux États-Unis, un territoire identifié comme prioritaire pour poursuivre le développement de relations mutuellement profitables dans cette région.

Le ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur a notamment eu l’occasion de s’entretenir avec le Lieutenant-Gouverneur de l’état, Robert Duffy, avec lequel il a abordé plusieurs questions liées à l’économie, l’énergie et au transport. Plusieurs autres entretiens bilatéraux avec des membres de la haute fonction publique new yorkaise ont porté sur les mêmes thèmes et ont permis de constater à quel point le Québec est reconnu comme un partenaire fiable dynamique.

« Les États-Unis, et plus particulièrement l’État de New York, revêtent une grande importance pour les relations internationales du Québec. Je tenais à revenir ici parce qu’il m’apparaissait important d’envoyer un signal fort de notre intérêt à poursuivre et même à raffermir nos liens politiques et commerciaux. Un engouement réciproque, que j’ai eu l’occasion d’observer lors de ma rencontre avec le Lieutenant-gouverneur Duffy », a affirmé M. Lisée.

Enfin, M. Lisée a rencontré des entreprises québécoises qui participent à l’Advertising Week, un évènement d’envergure internationale qui regroupe les leaders en marketing et communication des quatre coins du globe.

Le ministre Lisée dirigera une mission multisectorielle en Chine

Québec, le 10 octobre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean François Lisée, se rendra en République populaire de Chine, du 14 au 18 octobre, accompagné de quelque 75 représentants d’entreprises, institutions et organismes québécois.

Cette mission ministérielle, qui servira d’appui aux démarches de la délégation québécoise sur le marché chinois, permettra au gouvernement du Québec de renforcer ses liens avec les autorités chinoises. La mission prévoit des arrêts à Jinan, capitale du Shandong, Beijing, siège du gouvernement central et Shanghai, métropole économique et culturelle de la Chine.

«L’importance des marchés émergents comme la Chine pour l’essor économique du Québec n’est plus à démontrer. La Chine figure en tête des priorités internationales du Québec et nombre d’entreprises québécoises – petites, moyennes et grandes – peuvent aujourd’hui témoigner de l’évolution qu’ont connue nos relations depuis l’ouverture de nos bureaux il y a une quinzaine d’année à Beijing et Shanghai. Nous constatons aujourd’hui avec satisfaction que ces efforts n’étaient pas vains et nous maintenons le cap », a déclaré le ministre.

Parmi les activités publiques prévues au programme du ministre, mentionnons l’inauguration d’une vitrine québécoise sur la construction verte, la participation d’une dizaine de marques québécoises à la prestigieuse Semaine de la mode de Shanghai et la présence d’une délégation des arts de la scène au Shanghai International Performing Arts Fair (SPAF), un salon regroupant plus de 100 diffuseurs et programmateurs chinois et internationaux.

« Pour un petit marché comme le nôtre, l’exportation de l’expertise, des produits, des services, des talents et du savoir-faire québécois vers l’Asie, particulièrement la Chine, constitue l’une des clés pour assurer un avenir prospère. Le gouvernement du Québec est fier du travail accompli à ce jour et les perspectives sont prometteuses », a renchéri le ministre.

En 2012, les échanges commerciaux de biens entre le Québec et la Chine se chiffraient à 11,3 G$, ce qui représente une hausse de 3,3 % par rapport à l’année 2011. En 2012, la Chine s’est classée au 1er rang des partenaires commerciaux du Québec en Asie, devant le Japon, et au 2e rang au monde, derrière les États-Unis.

Mission du ministre Lisée en Chine – Des PME québécoises s’installent en Chine

Beijing, le 15 octobre 2013 – En Chine depuis lundi, le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, a pu constater le succès et les avancées que connaissent plusieurs entreprises québécoises sur le marché chinois. Trois entreprises québécoises actives dans la vente de biens de consommation ont profité de son passage à Beijing pour annoncer l’ouverture de leurs premières boutiques en sol chinois.

« L’émergence d’une classe moyenne au pouvoir d’achat croissant ouvre de nouvelles possibilités de niches pour nos produits distinctifs. La Chine devient ainsi un marché offrant des perspectives intéressantes pour nos concepteurs, nos fabricants et nos distributeurs », a indiqué le ministre Lisée.

La montréalaise M0851, connue pour ses produits originaux, sacs, manteaux et accessoires de cuir, conçus et fabriqués dans la métropole, a ouvert le bal en inaugurant sa première boutique en Chine continentale, à Beijing, en plein cœur d’une zone commerciale en vogue, à proximité du centre-ville.

Pour sa part, le chef de file de la bijouterie basé à Montréal, Maison Birks, annonce aussi cette semaine l’ouverture prochaine de sa première boutique en Chine, prévue pour le début de 2014, au Xanadu Plaza de Beijing. C’est en présence du ministre Lisée et de nombreux représentants des médias que l’entreprise fait cette annonce, résultat de démarches entreprises il y a plusieurs années et pour lesquelles l’accompagnement du gouvernement québécois s’est révélé crucial.

Une troisième entreprise, dans le domaine de la mode cette fois, s’est réjouie de l’ouverture de ses premiers points de vente en Chine continentale. Judith & Charles, qui participera cette semaine au défilé exclusif Montréal Collections à Shanghai, a annoncé l’ouverture de deux boutiques dans les villes de GuangZhou et WuHan, et considère accroître le nombre de ses boutiques en 2014.

« Nous assistons à une évolution de nos relations commerciales avec la Chine : alors qu’il n’y a pas si longtemps prévalait le modèle des produits « fabriqués en Chine », nous constatons qu’il est aussi maintenant possible de fabriquer au Québec des produits destinés à la Chine. Cela devrait en inspirer certains à se lancer », a ajouté M. Lisée.

Cette journée fertile à Beijing s’est conclue par une réception de réseautage soulignant le 15e anniversaire du Bureau du Québec à Beijing. Trois annonces ont été faites à cette occasion : Novalux mettra en scène un nouveau spectacle en Chine, l’Université McGill a conclu une entente avec la Beijing University of Posts and Telecommunications dans le but de renforcer les liens existants et de mettre en place un cadre de collaboration en recherche et formation, et l’Alliance numérique a signé une lettre d’intention avec la China Cultural Industry Association (CCIA), laquelle relève du ministère chinois de la Culture, en vue de faire de la CCIA l’invité d’honneur du prochain Sommet international du jeu de Montréal.

Jinan – Shandong

La journée de lundi dans la capitale de la province du Shandong, jumelée au Québec depuis 2008, a donné lieu à la signature du procès-verbal du 3e Groupe de travail Québec-Shandong. Au total, six projets de coopération ont été sélectionnés dans les domaines de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’aménagement du territoire urbain, de la culture et de l’environnement.

Le développement des liens politiques, culturels et d’affaires était au cœur d’une fructueuse rencontre du ministre Lisée avec le vice-gouverneur du Shandong, lequel a annoncé qu’il allait voir à ce que soit créée une zone de démonstration québécoise qui permettra de mieux faire connaître le savoir-faire du Québec au Shandong.

Des rencontres ont également été réalisées avec le doyen de l’institut de droit économique et environnemental de l’Université du Shandong et le directeur du Musée provincial du Shandong, avec lequel le Musée de la civilisation de Québec souhaite développer un échange d’expositions.

Le Québec et le Shandong, tous deux membres de la Conférence des chefs de gouvernement des Régions partenaires, ont développé depuis 2002 des liens étroits de coopération dans différents domaines, dont ceux de l’économie, du commerce, de la recherche et de l’innovation, de la formation, de l’éducation et du tourisme.

Mission en Chine – Le ministre Lisée plaide en faveur d’un vol direct Montréal-Beijing auprès des autorités chinoises

BEIJING, le 16 octobre 2013 – Dans le cadre d’une série de rencontres tenues mardi et mercredi à Beijing aux ministères des Affaires étrangères, du Commerce, de l’Éducation et de la Science et de la Technologie, le ministre Jean-François Lisée a souhaité un approfondissement des relations économiques, académiques et institutionnelles avec la Chine.

Le ministre a rappelé que le Québec est, de très loin, la province canadienne la mieux implantée en Chine. La progression de cette relation profitera de l’établissement, en 2011, d’un Consulat général de Chine et, plus récemment la semaine dernière, de l’ouverture à Montréal d’une succursale de la Banque de Chine.

« Il nous manque toutefois un outil important pour accélérer le resserrement de nos relations : un vol direct régulier entre Beijing et la métropole », a soutenu le ministre Lisée.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’établir un lien aérien direct lors du discours qu’il a prononcé à l’Assemblée Générale du Conseil d’affaires Canada-Chine devant un parterre de 350 gens d’affaires chinois, québécois et canadiens.

Le sujet était également à l’ordre du jour d’une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères du Canada, M. John Baird. La situation du militant québécois de Greenpeace, Alexandre Paul, emprisonné à Mourmansk en Russie, a aussi été abordée. MM. Lisée et Baird ont convenu de coordonner leurs efforts au soutien de M. Paul. « Il est de plus en plus évident, pour la communauté internationale, que les accusations portées contre M. Paul et ses 30 co-accusés sont nettement exagérées », a soutenu M. Lisée.

Le ministre dirige en Chine une délégation regroupant quatre-vingt personnes œuvrant notamment dans les secteurs du bâtiment vert, de la mode, des arts de la scène et de l’éducation.

À l’occasion d’une réception soulignant le 15e anniversaire du Bureau du Québec à Beijing, le ministre a assisté à la signature d’ententes entre des organisations québécoises et chinoises (détails en annexe).

Avec ses interlocuteurs gouvernementaux chinois, les thèmes de l’environnement, du bâtiment vert, de l’électrification des transports, des jeux vidéo, de la médecine personnalisée et du développement nordique ont été abordés.

Avec le ministère de l’Éducation de Chine, il a été convenu de la mise sur pied d’un groupe de travail pour maximiser la présence d’étudiants chinois au Québec et d’étudiants québécois en Chine.

De même, le ministre et le président de l’Université des langues étrangères de Beijing, M. Yang Xueyi, ont convenu d’encourager une plus forte mobilité étudiante à la maîtrise.

La délégation québécoise complètera sa mission en Chine à Shanghai, où il sera question de promouvoir le savoir-faire québécois dans les domaines de la construction verte, de la mode et de la culture et où plusieurs signatures d’ententes sont attendues.

Annexe – Ententes signées à Beijing entre des partenaires québécois et chinois :

  • Entente entre l’Alliance numérique et la China Cultural Industry Demonstration Bases Association afin de promouvoir la collaboration entre les industries québécoise et chinoise des jeux vidéo;
  • Entente entre l’Université McGill et la Beijing University of Posts and Telecommunications afin de renforcer les liens existants et d’établir un cadre pour de nouvelles collaborations dans le domaine de la recherche et de la formation;
  • Entente pour un nouveau projet entre Novalux et CAEG visant la réalisation d’un spectacle d’arts martiaux intitulé « IMMORTAL CHI, the quest for balance », un spectacle entièrement financé par le Ministère de la Culture de Chine

Mission du ministre Lisée en Chine – L’expertise québécoise en construction verte séduit les Chinois

SHANGHAI, Chine, le 18 octobre 2013 – À l’étape de Shanghai de sa mission en Chine, le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, a présidé la signature d’une série d’ententes entre partenaires chinois et québécois et a inauguré la vitrine du Québec en construction verte au sein des bureaux d’Expansion Québec.

La Chine entend se doter d’un milliard de mètres carrés de bâtiments verts d’ici 2015 et de 30 % de constructions vertes d’ici 2020. « Le Québec possède tous les atouts pour tirer avantage de l’essor fantastique du secteur du bâtiment écologique en Chine. Déjà, l’industrie des bâtiments verts du Québec s’est imposée comme un partenaire privilégié des villes de Shanghai et de Dalian, où des projets pilotes sont déjà réalisés. Les témoignages de nos entreprises en font foi, dans une société où le pouvoir politique est très présent dans les décisions d’affaires, l’appui gouvernemental québécois est déterminant pour faire progresser les dossiers », a déclaré le ministre Lisée.

La vitrine en construction verte a été conceptualisée par la firme québécoise Coarchitecture et présente les produits et les technologies des entreprises Nordic, Modulex, Soprema, IFCS, Bois DV et AmeriCan Structures et ce, jusqu’à la fin novembre.

Plusieurs entreprises québécoises ont profité de la visite du ministre pour accélérer la conclusion d’une série d’ententes avec leurs partenaires chinois :

American Structures

Lettre d’intention avec Beijing Enterprises (Dalian) Investment Group Co. pour la construction d’une maison de villégiature en bois de 45000 pi2.

Coarchitecture

Protocole d’entente avec Beijing Enterprises (Dalian)Investment Group Co. pour la conception à Dalian d’un complexe de villégiature écologique en bois.

Modulex International

Entente de partenariat stratégique avec Shanghai TreemanWood Manufacture visant à commercialiser des maisons préfabriquées en panneaux à ossatures de bois manufacturés au Québec.

IFCS

Signature d’un contrat de distribution pour leurs solutions logicielles de gestion des bâtiments dans la région de Shanghai avec Shenteng Information Technology, une entreprise Shanghaienne de hautes technologies.

Soprema

Contrat de 10 M$ avec Taizhou Pengxin Real Estate Development Company pour la vente de membranes d’étanchéité pour toitures vertes, dont la majorité des composantes viennent de Drummondville.

Bois DV

En partenariat avec Bois Franc DV, HMS canada, CLT Canada et Jiuyou Capital, un investissement de près de 5 M$ pour la création d’une usine de panneaux de bois massif contre lamellé collé (CLT) à Ripon en 2014, suivi de l’implantation d’un centre de façonnage de panneaux de bois massif, et l’ouverture de la première usine de fabrication de CLT de deuxième génération en Amérique du Nord fin 2014. Une trentaine d’emplois seront créés au Québec.

En début de journée jeudi, le ministre Lisée a offert son appui à une entente sino-québécoise dans le domaine financier. « L’entente conclue entre Finance Montréal et la Shanghai Financial Association arrive au bon moment : le gouvernement chinois lance à Shanghai un important projet d’assouplissement des règles encadrant les transactions financières et Montréal compte devenir un leader dans les transactions entourant le yuan en Amérique du Nord », a déclaré le ministre Lisée.

Le Conseil des Affaires de l’État chinois a approuvé en août 2013 la création d’une zone pilote de libre-échange à Shanghai, un geste qui propulsera la ville aux premiers rangs des centres financiers, commerciaux et logistiques mondiaux. Le projet est le premier de ce genre en Chine et est également l’une des priorités du gouvernement de Shanghai en 2013.

La journée s’est conclue avec une autre série d’annonces, cette fois dans le contexte d’une activité de réseautage organisée en collaboration avec la Chambre de commerce canadienne à Shanghai :

ATMS (Accès Traçabilité Milieu Santé) Inc.

Protocole d’entente avec le Shanghai Ruidong Hospital selon lequel ATMS s’engage à intégrer son logiciel de traçabilité au sein du département de stérilisation de l’Hôpital afin que celui-ci serve de vitrine pour les autres hôpitaux de la ville de Shanghai et possiblement du Sud de la Chine.

ATMS (Accès Traçabilité Milieu Santé) Inc.

Entente de collaboration avec l’entreprise SHENZHEN FTRD INDUSTRY Co., Ltd. visant à intégrer les solutions d’ATMS au sein des départements de stérilisation d’hôpitaux de la ville de Shenzhen.

SiliCycle

Entente avec Jia Wei sur la création d’une co-entreprise pour l’établissement et l’enregistrement d’une entité chinoise à SiliCycle (SIliCycle-Chine).

Alchemic Dream

Déclarations d’intention avec deux partenaires chinois en vue de mener à un contrat de ventes de services techniques dans le domaine du multimédia.

Alchemic Dream – Station du numérique de la Ville de Shawinigan

Entente de collaboration entre la station du numérique de la Ville de Shawinigan et la Shanghai Multimedia Industry Association dans le but de favoriser le partage de technologies et la formation, ainsi que l’engagement des sociétés du secteur des jeux vidéo mobiles et sociaux sur les marchés chinois et québécois.

Jesta I.S.

Annonce de l’alliance stratégique avec CP Lotus visant l’intégration de nouveaux modules dans leurs systèmes intégrés de gestion.

Logik Orient

Ouverture du bureau Logik Orient Chine à Shenzhen afin de stimuler l’exportation de produits agroalimentaires haut de gamme québécois sur le marché chinois.

Norduyn

Contrat d’une valeur de plus de 1 M$CA avec China Southern Airlines pour la fourniture de 350 lits de bébé afin d’équiper toute la flotte d’avions du transporteur aérien. Les lits de bébé seront fabriqués dans l’usine de Norduyn à Montréal.

Finance Montréal

Entente bipartite avec la Shanghai Financial Association dans le but de favoriser les échanges au niveau des stages, de la formation et des activités dans le domaine des finances entre Montréal et Shanghai.

Mission du ministre Lisée en Chine – Le Québec intensifie ses relations avec Shanghai

SHANGHAI, Chine, le 20 octobre 2013 – À la dernière étape de sa mission en Chine, le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-François Lisée, a convenu avec M. LI Mingjun, directeur général du Bureau des affaires étrangères de la région de Shanghai, d’accroître le rythme et la portée de leur partenariat.

La complémentarité des atouts entre les deux métropoles permet l’adoption d’un ambitieux plan de travail conjoint. « Shanghai et Montréal s’apparentent du fait qu’elles ont des personnalités fortes et que leurs priorités s’imbriquent parfaitement », a souligné le ministre Lisée. « Les immenses marchés de la vente au détail et des industries culturelles à Shanghai se raffinent et laissent de plus en plus de place aux produits de niche, destinés à des segments de marchés ciblés, ce dont regorge la métropole montréalaise. »

« Shanghai entame par ailleurs un important projet pilote de libéralisation de son secteur financier, alors même que Montréal détient une expertise de pointe en ce domaine et cherche à se positionner comme un leader en Amérique du Nord dans les transactions entourant le Yuan », a ajouté M. Lisée.

« Shanghai s’est aussi dotée de cibles très élevées en matière de constructions vertes, offrant ainsi d’immenses opportunités à nos entreprises œuvrant dans le domaine de la construction et des technologies environnementales », a conclut le ministre.

Sur la base de ces complémentarités, le gouvernement du Québec et la ville de Shanghai ont convenu d’un vaste plan de travail qui entraînera une coopération suivie autour de nombreux thèmes :

  1. Coopération entre les centres de congrès pour la participation croisée à des événements internationaux;
  2. Échanges de fonctionnaires au sein de ministères sectoriels d’intérêt stratégique;
  3. Coopération relativement à la gestion urbaine, notamment pour les espaces souterrains;
  4. Échanges concernant la protection environnementale, les bâtiments verts et le transport urbain;
  5. Collaboration dans le cadre de la mise sur pied du projet de zone de libre-échange;
  6. Développement d’une filière académique d’échanges professoraux et étudiants;
  7. Aide au développement d’un vol aérien direct Montréal-Shanghai.

La mission, qui comptait plus de 70 représentants des secteurs entrepreneurial, institutionnel et culturel, s’est arrêtée à Jinan, Beijing et Shanghai. Elle aura permis de conclure vingt annonces et signatures entre entreprises et organisations chinoises et québécoises (voir liste en annexe), en plus de donner lieu à une série d’entretiens politiques de haut niveau, une première depuis l’importante transition politique qu’a connue la Chine de novembre 2012 à mars 2013. De telles transitions ne surviennent qu’aux dix ans et touchent 75 % des dirigeants du pays.

Les activités culturelles ont pris les devants de la scène au cours du dernier volet de cette mission en Chine. Sous la direction du président-directeur général de la Conférence internationale des arts de la scène (CINARS), M. Alain Paré, une délégation d’une douzaine de compagnies québécoises a pris part au Shanghai International Performing Arts Fair (SPAF) afin de d’évaluer de nouveaux marchés et de rencontrer des diffuseurs et programmateurs chinois susceptibles d’acheter leurs productions.

Un défilé de mode montréalais a également été organisé dans le cadre de la Semaine de la mode de Shanghai. L’événement fut tenu à guichet fermé et devant un important contingent de la presse chinoise spécialisée en mode. Le défilé mettait en vedette de nombreuses marques québécoises réputées : Judith et Charles, Yoga Jeans, Parasuco, m0851, Aldo, La Vie en Rose, Ralph Leroy, Hip and Bone ainsi que des créations de finissants de LaSalle international. Il s’agissait d’une première présence québécoise à ce rendez-vous d’envergure internationale où se rassemblent designers, décideurs et acheteurs des quatre coins de la planète.

ANNEXE – LISTE DES ANNONCES ET SIGNATURES

COMMERCE DE DÉTAIL

  • Ouverture de la première boutique de la montréalaise M0851 en Chine continentale, en plein cœur d’une zone commerciale en vogue de Beijing;
  • Maison Birks, le chef de file de la bijouterie basé à Montréal, a annoncé l’ouverture prochaine de sa première boutique en Chine, prévue pour le début de 2014, au Xanadu Plaza de Beijing;
  • Judith & Charles a ouvert ses premiers points de vente en Chine continentale, à GuangZhou et WuHan, et considère accroître le nombre de ses boutiques en 2014.

ANNONCES INSTITUTIONNELLES

  • Entente entre l’Alliance numérique et la China Cultural Industry Demonstration Bases Association afin de promouvoir la collaboration entre les industries québécoise et chinoise des jeux vidéo;
  • Entente entre l’Université McGill et la Beijing University of Posts and Telecommunications afin de renforcer les liens existants et d’établir un cadre pour de nouvelles collaborations dans le domaine de la recherche et de la formation;
  • Entente entre l’Université de Montréal et la Shanghai International Studies University (SISU) en vue de favoriser la mise en place d’une collaboration à trois volets : Les deux universités proposent de développer 1) des projets conjoints de recherche; 2) l’échange de professeurs; et 3) l’échange d’étudiants.

CONSTRUCTION VERTE

  • Lettre d’intention entre American Structures et Beijing Enterprises (Dalian) Investment Group Co. pour la construction d’une maison de villégiature en bois de 45 000 pi2;
  • Protocole d’entente entre Coarchitecture et Beijing Enterprises (Dalian) Investment Group Co. pour la conception à Dalian d’un complexe de villégiature écologique en bois;
  • Entente de partenariat stratégique entre Modulex International et Shanghai TreemanWood Manufacture visant à commercialiser des maisons préfabriquées en panneaux à ossatures de bois manufacturés au Québec;
  • IFCS – Signature d’un contrat de distribution pour leurs solutions logicielles de gestion des bâtiments dans la région de Shanghai avec Shenteng Information Technology, une entreprise Shanghaienne de hautes technologies;
  • Contrat de 10 M$ pour Soprema avec Taizhou Pengxin Real Estate Development Company pour la vente de membranes d’étanchéité pour toitures vertes, dont la majorité des composantes viennent de Drummondville;
  • En partenariat avec Bois Franc DV, HMS Canada, CLT Canada et Jiuyou Capital, un investissement de près de 5 M$ pour la création d’une usine de panneaux de bois massif contre lamellé collé (CLT) à Ripon en 2014, suivi de l’implantation d’un centre de façonnage de panneaux de bois massif, et l’ouverture de la première usine de fabrication de CLT de deuxième génération en Amérique du Nord fin 2014. Une trentaine d’emplois seront créés au Québec;

VOLET MULTISECTORIELS AFFAIRES

  • Entente pour un nouveau projet entre Novalux et CAEG visant la réalisation d’un spectacle d’arts martiaux intitulé « IMMORTAL CHI, the quest for balance », un spectacle entièrement financé par le ministère de la Culture de Chine;
  • Protocole d’entente entre ATMS (Accès Traçabilité Milieu Santé) avec le Shanghai Ruidong Hospital selon lequel ATMS s’engage à intégrer son logiciel de traçabilité au sein du département de stérilisation de l’Hôpital afin que celui-ci serve de vitrine pour les autres hôpitaux de la ville de Shanghai et possiblement du Sud de la Chine;
  • Entente de collaboration entre ATMS et l’entreprise SHENZHEN FTRD INDUSTRY Co., Ltd. visant à intégrer les solutions d’ATMS au sein des départements de stérilisation d’hôpitaux de la ville de Shenzhen;
  • Entente entre SiliCycle et Jia Wei sur la création d’une co-entreprise pour l’établissement et l’enregistrement d’une entité chinoise à SiliCycle (SIliCycle-Chine);
  • Alchemic Dream a signé deux déclarations d’intention avec des partenaires chinois en vue de mener à un contrat de ventes de services techniques dans le domaine du multimédia;
  • Entente de collaboration entre la station du numérique de la Ville de Shawinigan (représentée par Alchemic Dream) et la Shanghai Multimedia Industry Association dans le but de favoriser le partage de technologies et la formation, ainsi que l’engagement des sociétés du secteur des jeux vidéo mobiles et sociaux sur les marchés chinois et québécois;
  • Annonce de l’alliance stratégique entre Jesta I.S. et CP Lotus visant l’intégration de nouveaux modules dans leurs systèmes intégrés de gestion;
  • Ouverture du bureau Logik Orient Chine à Shenzhen afin de stimuler l’exportation de produits agroalimentaires haut de gamme québécois sur le marché chinois;
  • Contrat d’une valeur de plus de 1 M$ pour Norduyn avec China Southern Airlines pour la fourniture de 350 lits de bébé afin d’équiper toute la flotte d’avions du transporteur aérien. Les lits de bébé seront fabriqués dans l’usine de l’entreprise à Montréal;
  • Entente bipartite entre Finance Montréal et la Shanghai Financial Association dans le but de favoriser les échanges au niveau des stages, de la formation et des activités dans le domaine des finances entre Montréal et Shanghai.

Mission commerciale en Pennsylvanie – Le ministre Lisée en appui à une importante délégation d’affaires à Greenbuild 2013

Québec, le 19 novembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie (MRIFCE), Jean-François Lisée, sera à Philadelphie, en Pennsylvanie, du 20 au 22 novembre, pour participer à une mission économique dans le cadre du salon Greenbuild 2013, dédié à la construction verte. Le ministre, accompagné d’une vingtaine d’entreprises québécoises, profitera de l’événement pour faire la promotion de l’expertise du Québec en bâtiment durable.

« Le Québec possède le savoir-faire et la technologie pour être un chef de file mondial en écoconstruction. En se dotant d’un Plan de développement du Commerce extérieur, le gouvernement du Québec s’est engagé à aider, dans leurs démarches d’exportation, les entreprises québécoises se démarquant dans des secteurs d’excellence notamment en bâtiment durable. Je me réjouis de voir les représentants québécois de l’industrie faire valoir l’excellence de chez nous aux États-Unis, un de nos marchés prioritaires », a souligné le ministre.

Ce passage en Pennsylvanie sera également l’occasion pour M. Lisée de rencontrer d’importants acteurs économiques et politiques de la région afin de renforcer les échanges commerciaux et d’explorer de nouvelles pistes de collaboration avec cet État. À noter que la Pennsylvanie est le 5e partenaire commercial du Québec aux États-Unis avec des échanges qui s’élevaient à plus de 3,5 G$, en 2012.

À propos de Greenbuild

Greenbuild est le plus grand salon en construction verte au monde. Il rassemble plus de 1000 exposants et 30 000 visiteurs provenant de plus de 90 pays y participent à chaque année. La vitrine québécoise des entreprises en écoconstruction est organisée par Export Québec, une unité du MRIFCE, et la Délégation générale du Québec à New York, en partenariat avec Développement PME Chaudière-Appalaches, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la section Québec du Conseil du bâtiment durable du Canada, la Société d’habitation du Québec et le bureau d’ERAI/Expansion Québec à Philadelphie.

Mission du ministre Lisée en Pennsylvanie – Des retombées et des rencontres bénéfiques en bâtiment durable et en électrification des transports

Québec, le 22 novembre 2013 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie (MRIFCE), Jean-François Lisée, a conclu aujourd’hui une mission commerciale de deux jours à Philadelphie, en Pennsylvanie, au cours de laquelle il a fait la promotion du leadership du Québec dans la lutte contre les changements climatiques en mettant de l’avant l’excellence des secteurs québécois de l’écoconstruction et de l’électrification des transports.

Le ministre qui accompagnait une vingtaine d’entreprises et d’organismes québécois en bâtiment durable au salon en construction verte, Greenbuild 2013, a salué la réussite de la vitrine québécoise. Les retombées pour les entreprises présentes sont déjà très positives. Quelque 35 nouvelles relations d’affaires d’une valeur potentielle de 3,2 millions de dollars pour l’année à venir ont été développées.

« Le dynamisme des entreprises québécoises en construction verte est une démonstration éloquente qu’il est possible de conjuguer lutte contre les changements climatiques et développement économique durable. Le gouvernement du Québec continuera d’accompagner ses entrepreneurs dans leurs démarches d’exportation sur le territoire américain afin de contribuer à notre prospérité mutuelle tout en veillant à préserver un environnement sain pour tous », a indiqué le ministre Lisée. Face à ce succès, M. Lisée en a profité pour annoncer que le Québec sera présent à l’édition 2014 de Greenbuild, qui se tiendra en Louisiane.

Parmi les autres activités au programme, le ministre s’est entretenu avec des éditeurs et journalistes de la Pennsylvanie pour faire valoir le savoir-faire du Québec en écoconstruction ainsi que pour présenter la Politique économique du gouvernement du Québec comme un outil favorisant le développement des affaires de part et d’autre de la frontière.

Cette mission a également été l’occasion pour M. Lisée de rencontrer des personnalités économiques et politiques régionales. Son entretien avec le maire de Philadelphie, Michael Nutter, a permis d’aborder les questions d’électrification des transports urbains et d’écodéveloppement en plus d’examiner les possibilités de partage des meilleures pratiques entre Montréal et Philadelphie dans ces secteurs. En ce sens, le ministre a visité le Navy Yard, un inspirant projet de revitalisation urbaine mettant en valeur l’innovation énergétique et le développement durable.

Sur le plan économique, le ministre a rencontré Joseph Casey, directeur général de la Southeastern Pennsylvania Transportation Authority (SEPTA), avec qui il a discuté des avancées du Québec en électromobilité et du renouvellement de la flotte de véhicules de la SEPTA en les félicitant d’avoir choisi la québécoise Novabus pour 250 de leurs autobus hybrides. Enfin, les discussions de M. Lisée avec les représentants de la compagnie américaine Ametek, qui s’est récemment portée acquéreur de l’entreprise québécoise Creaform, a permis au ministre d’échanger avec la haute direction sur les perspectives d’investissements et d’expansions possibles au Québec. Avec ses 100 sites de production et son chiffre d’affaires annuel de 3,6 milliards de dollars, Ametek est un chef de file mondial de la fabrication d’instruments électroniques et d’appareils électromécaniques.

Bilan très positif de la mission italienne du ministre Jean-François Lisée

Montréal, le 20 décembre 2013 – Au terme d’une mission de quatre jours, le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, dresse un bilan très positif des rencontres politiques et économiques qu’il a pu mener à Rome et à Milan.

« En Italie comme ailleurs en Europe, nous souhaitons vendre les produits et l’excellence québécoise et attirer les investisseurs. Cette mission a mis la table pour plusieurs initiatives en ce sens, » a affirmé le ministre, qui était accompagné de M. Simon Prévost, président des Manufacturiers et exportateurs du Québec, de M. Carl VIel, de Québec International, et de M. Christian Bélair, du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec.

Des rencontres avec Confindustria, principale organisation d’affaires en Italie, et avec le ministre délégué au Développement économique, M. Carlo Calenda, ont permis de confirmer la visite, en 2014, de deux missions d’entreprises italiennes au Québec, couvrant l’une le secteur aérospatial, l’autre l’agro-alimentaire. Une mission d’entreprises québécoises en Italie sera programmée pour l’automne 2014. Des opportunités d’investissements ont également été discutées avec un important consortium italien.

Le président de la région industrielle de Lombardie, M. Roberto Maroni, a pour sa part annoncé qu’il dirigerait une délégation d’affaires au Québec à l’automne 2014, en plus d’y promouvoir la tenue de l’exposition internationale de Milan de 2015. MM. Lisée et Maroni ont aussi prolongé l’accord bilatéral Québec-Lombardie sur les échanges scientifiques et technologiques et ont convenu d’envisager un élargissement du champ de leur collaboration.

Sur le plan agro-alimentaire, M. Lisée et le ministère italien de l’Agriculture ont émis une déclaration conjointe favorisant le commerce bilatéral et l’échange de connaissances en développement durable et en souveraineté alimentaire.

Au plan politique, des rencontres avec le vice-président de la Commission des affaires étrangères du parlement, M. Andréa Manciulli, et la députée représentant les Italiens vivant en Amérique du Nord et centrale, Mme Francesca La Marca, ont permis de poser les bases d’une prochaine sous-section d’amitiés parlementaires Italie-Québec, souhaitée de longue date par l’Assemblée nationale québécoise.

Lors d’une rencontre avec M. Giorgio Bartolomucci, Secrétaire général d’un prestigieux colloque international annuel, le Festival de la diplomatie, ce dernier a annoncé son intention de consacrer une partie de l’événement d’octobre 2014 à la question québécoise.

Pendant son séjour, M. Lisée fut également reçu au ministère italien des Affaires étrangères, pour effectuer un tour d’horizon de la collaboration italo-québécoise avec le ministre plénipotentiaire et directeur des affaires politiques et de sécurité, M. Sandro De Bernardini et son chef de l’Unité des pays d’Amérique septentrionale, M. Diedo Ungaro.

Enfin, le ministre a eu l’occasion de discuter de l’avenir de l’Europe avec, notamment, l’ex-maire de Rome, ex-vice-premier ministre d’Italie et actuel coprésident du Parti démocrate européen, M. Francesco Rutelli et M. Franco Frattini, actuel président de la Société italienne d’organisation internationale et candidat pressenti pour le poste de Secrétaire général à l’OTAN.

Participation québécoise à l’Expo Milan Le ministre Lisée a également profité de ces rencontres et de son passage à Milan pour réaffirmer l’intention du Québec de participer à l’exposition universelle qui se tiendra à Milan en 2015 malgré l’absence du Canada. Une rencontre avec le directeur de la planification du Bureau international des Expositions et avec la représentante de la Société Expo Milan 2015 a servi à évaluer quelques scénarios pour assurer la présence québécoise lors de l’événement mondial tenu sous le thème « Nourrir la planète. Énergie pour la vie. »

Le ministre Jean-François Lisée dirige une mission multisectorielle au Japon

Québec, le 17 janvier 2014 – Le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, M. Jean-François Lisée, dirigera une mission au Japon, du 19 au 24 janvier prochain, accompagné d’une quarantaine d’entreprises, d’universités et d’organismes québécois et japonais.

Cette visite du ministre Lisée en sol nippon sera l’occasion de souligner le 40e anniversaire de la Délégation générale du Québec à Tokyo. « La présence soutenue du Québec au Japon depuis 40 ans revêt pour nous une grande valeur. Dans le contexte mondial actuel, où les échanges commerciaux tendent à se libéraliser, nous attachons une importance primordiale à la continuité de ces relations. Il importe de sensibiliser les décideurs politiques et les milieux d’affaires japonais sur les nouvelles priorités québécoises en matière de développement économique et les occasions d’affaires qui se présentent. », a déclaré le ministre.

En effet, cette mission s’inscrit dans la poursuite des objectifs visés par la Politique économique du Québec lancée par le gouvernement Marois en octobre dernier et contribuera à créer un environnement d’affaires favorable pour développer et renforcer des partenariats internationaux.

Le ministre Lisée profitera de cette visite au Japon pour présenter aux représentants du gouvernement central et des milieux économiques japonais la Politique nationale de la recherche et de l’innovation, le Plan de développement du commerce extérieur, la Politique industrielle et la Stratégie d’électrification des transports. La mission sera par ailleurs l’occasion pour les universités et instituts de recherche québécois de développer des partenariats en sciences sociales et humaines de même que dans le domaine de l’électrification des transports et des énergies vertes.

Troisième économie mondiale et septième client du Québec dans le monde, le Japon est un marché hautement concurrentiel et un chef de file mondial en science et technologie qui présente de nombreuses occasions d’affaires pour les entreprises québécoises, principalement dans des secteurs de niche comme les technologies de l’information, la construction verte, l’animation en trois dimensions, l’aéronautique et les sciences de la vie. Au chapitre des investissements, le Québec compte une cinquantaine de filiales japonaises générant actuellement quelques 6000 emplois, alors que les exportations québécoises à destination du Japon ont augmenté de 23 % en 2012, totalisant un milliard de dollars.

Premiers résultats de la mission multisectorielle du ministre Lisée au Japon

Tokyo, Japon, le 20 janvier 2014 – La première journée de la mission multisectorielle menée par le ministre Jean-François Lisée au Japon en compagnie de 35 représentants d’entreprises, d’organismes et d’institutions d’enseignement québécois a déjà permis d’annoncer la signature de trois nouvelles ententes de partenariat entre des entreprises québécoises et japonaises.

Ces annonces se sont déroulées dans le cadre d’un déjeuner d’affaires où le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, lequel a entamé lundi une mission d’une semaine au Japon, a présenté les priorités québécoises en matière de développement économique devant plus d’une centaine de représentants des milieux économiques japonais.

« Notre gouvernement ne ménage aucun effort pour appuyer les entreprises et les centres de recherche québécois dans leur conquête de nouveaux marchés d’exportation. En choisissant de s’allier l’expertise québécoise, nos partenaires japonais démontrent que les entreprises québécoises sont innovantes, créatives et qu’elles possèdent un savoir-faire reconnu dans plusieurs domaines », a souligné le ministre.

Appréciation de l’expertise québécoise

L’entreprise québécoise Acquisio, chef de file mondial des plateformes de solutions médias pour les agences de médias interactifs et l’entreprise japonaise IREP ont annoncé qu’elles s’unissaient dans un partenariat stratégique permettant la création d’une co-entreprise qui soutiendra l’initiative de croissance d’Acquisio au Japon. Avec la création de ce partenariat, Acquisio et IREP partagent expertise et technologie afin d’offrir une solution adaptée pour le marché japonais. Ce contrat à long terme représente des investissements communs de cinq millions de dollars et créera à terme une quarantaine d’emplois.

Leader mondial en technologie d’animation et de contenu numérique, la firme québécoise Toon Boom Animation et la japonaise HeARTBIT Digital Creation ont conclu une entente concernant la distribution des logiciels Toon Boom Storyboard Pro et Harmony sur le marché japonais et de leur traduction en japonais pour desservir la clientèle locale. Considérant l’importance du marché japonais de l’animation, cette entente permettra aux nouveaux partenaires de se positionner avantageusement avec une part de marché allant jusqu’à 10 % des logiciels, dès la première année.

Sur le plan énergétique, l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) et le groupe japonais SEI Corporation s’unissent pour la commercialisation d’une nouvelle technologie dans le domaine des batteries Li-Ion, incluant des brevets propres à chacune des deux institutions. Les revenus anticipés des redevances à moyen terme serviront à financer les activités de recherche et de développement des partenaires signataires.

Troisième économie mondiale et septième client du Québec dans le monde sur le plan des exportations, le Japon présente à la fois des occasions d’affaires à saisir et des défis à surmonter sur le plan de la langue, de la culture et des pratiques commerciales. À cet égard, le ministre a rappelé le travail essentiel de la Délégation générale du Québec à Tokyo qui, depuis 40 ans, accompagne les Québécois dans leurs objectifs d’expansion en sol nippon. L’anniversaire de la présence québécoise au Japon a d’ailleurs été souligné en fin de jour lors d’une réception offerte pour l’occasion à laquelle étaient présents nombreux dignitaires et personnalités influentes du Japon.

« Le Québec est résolument tourné vers l’avenir : 22,6 % de ses biens manufacturés exportés sont liés au domaine de la de haute-technologie, contre 11,5 % pour le Canada. Nos entreprises misent sur l’innovation pour accroître leur productivité et leur compétitivité. Le gouvernement du Québec soutient le processus de développement de produits innovants dans le cadre de la Politique nationale de la recherche et de l’innovation et veille à en faciliter la commercialisation en matière de commerce extérieur », a précisé le ministre Lisée.

La mission au Japon se poursuit jusqu’à vendredi. Plusieurs rencontres de nature politique et économique sont prévues.

Et quelques suivis: Afrique et Chine

Cher journal,

Quatre mois après notre retour, la tournée africaine où une délégation d’une centaine de Québécois m’a accompagné continue de porter ses fruits et de produire des résultats tangibles.

Les retombées de notre passage au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso sont visibles dans des secteurs aussi variés que l’était la composition de la délégation : affaires, éducation, institutions et société civile.

Faire tourner l’économie ici et là-bas

Nous étions repartis d’Afrique en septembre avec 44 ententes commerciales et institutionnelles dans nos bagages. Depuis notre retour ce nombre est passé à 67, ce qui se traduit en une valeur totale de près de 20 M$, et le maintien ou la création de quelques centaines d’emplois au Québec et en Afrique.

Parmi ces ententes et celles à venir, on trouve celles de la firme québécoise Elpis Soins Afrique, qui a signé un protocole d’accord pour le développement de 80 médicaments génériques avec l’ivoirienne Cipharm, la plus grande entreprise de fabrication de génériques en Afrique de l’Ouest francophone. Elpis Soins Afrique est également en négociation avec les autorités sénégalaises pour y distribuer des produits de PME québécoises, et en négociation avec des manufacturiers de génériques montréalais pour la distribution de leurs produits en Afrique sub-saharienne.

En plus de ces 67 ententes, conclues en grande partie par des entreprises de taille moyenne, certains poids lourds ont annoncé ou travaillent à conclure d’importants contrats : en novembre, Bombardier Aéronautique a annoncé une entente d’achat avec Air Côte d’Ivoire, vente ferme de 69 M$ et qui pourrait aller jusqu’à quatre appareils Q400 NextGen, pour un total potentiel de 141 M$ US. Windiga Énergie est quant à elle en négociation avancée pour l’implantation de cinq centrales solaires de 20 MW en Afrique de l’Ouest pour des investissements de l’ordre de 250 M$.

Signes d’une présence pérenne du Québec en Afrique de l’Ouest, les bureaux d’Expansion Québec inaugurés en septembre à Dakar et à Ouagadougou ont déjà commencé à accueillir des entreprises québécoises, avec 80% des espaces loués au bureau de Ouagadougou et plusieurs demandes à l’étude pour le bureau de Dakar.

Faire rayonner l’expertise québécoise

Le secteur de l’éducation n’est pas en reste. Depuis notre retour, l’entente du Cégep de Trois-Rivières avec le gouvernement ivoirien pour la réhabilitation d’un lycée de formation professionnelle de la ville d’Odienné s’est démultipliée. Deux nouveaux programmes de formation des formateurs se sont ajoutés à l’entente originale, triplant au passage la valeur de ce projet financé par la Banque islamique de développement, à hauteur de 1,4 M$.

Cégep international a reçu au Québec ses partenaires sénégalais pour concrétiser leur projet de parrainage technique et pédagogique de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) de Thiès. L’intention des autorités sénégalaises est de créer un réseau d’ISEP dans les 14 régions du pays, en s’inspirant de l’expérience québécoise des cégeps.

Grâce à une entente avec le ministère sénégalais de l’Éducation nationale, la Dictée PGL est maintenant obligatoire au Sénégal, et une implantation future dans d’autres pays d’Afrique francophone est envisagée.

Du côté des institutions, l’ÉNAP a accueilli une délégation du ministère du Travail et de l’ÉNA du Burkina Faso en novembre, tandis que le directeur général des élections du Québec devrait recevoir au début de 2014 une délégation de la Commission électorale indépendante (CEI) de Côte d’Ivoire. Dans les prochains mois, le DGEQ devrait également effectuer une mission d’évaluation au Burkina Faso afin d’étudier comment le Québec peut appuyer la mise en place d’une Commission électorale permanente indépendante, avec le soutien du MRIFCE.

Pour leur part les trois centrales syndicales qui nous ont accompagné (CSN, CSQ et FTQ) s’attendent à signer une convention de partenaire dans les prochaines semaines pour le Projet du Centre international de solidarité ouvrière (CISO), qui vise à mettre en commun l’expertise des organisations syndicales et sociales avec six centrales syndicales du Burkina Faso, ainsi que deux partenaires de la société civile. Le projet doit débuter en avril prochain.

Resserrer les liens

Notre passage en Afrique aura aussi incité les Africains à nous rendre la pareille.

Deux semaines après que le Premier ministre ivoirien, M. Daniel Kablan Duncan, nous ait accueillis à Abidjan, nous l’avons reçu à notre tour dans le cadre du au Forum Africa 2013.

Il était accompagné de son Ministre du Pétrole et de l’Énergie, M. Adama Toungara et de son Ministre de l’Industrie et des Mines, M. Jean-Claude Brou. Ces bons échanges se poursuivent, puisqu’à la fin janvier, à l’invitation de M. Duncan, une délégation québécoise d’une quinzaine de représentants a participé au Forum International des Investissements en Côte d’Ivoire à Abidjan.

L’Afrique a également été largement représentée à la première édition de Québec Mines International, en novembre, avec des délégations du Burkina Faso, du Cameroun, du Gabon et de la Tunisie. En parallèle, le Forum international des jeunes leaders en développement minier responsable a réuni notamment des participants de l’Algérie, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Guinée-Bissau et du Sénégal.

Les Journées du Sénégal ont accueilli en novembre à Laval M. Mountaga Sy, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et grands travaux du Sénégal, et M. Alpha Ndiaye, président de la Commission de supervision et de régulation des institutions de sécurité sociale du Sénégal.

La suite des choses s’annonce très bien, avec la récente confirmation de la venue de la première ministre du Sénégal, Mme Aminata Touré, à la Conférence de Montréal en juin prochain.

À ce moment-là nous seront à six mois du sommet de la Francophonie qui se tiendra à Dakar en novembre 2014. Ce sera l’occasion, je l’espère, de présenter d’autres nombreux fruits des graines que nous avons semées en septembre dernier.

Cher journal,

À quoi servent les missions de ministres ? La question est bonne et mérite réflexion.

Il y a maintenant près de quatre mois, je revenais de Chine en compagnie de 80 représentants d’entreprises, d’organismes et d’institutions du Québec après une semaine remplie de résultats concrets et de nouvelles opportunités prometteuses. Depuis lors, nous continuons de récolter les fruits de ce périple effectué dans trois villes chinoises, soit Beijing, Jinan et Shanghai.

En termes de chiffres, les résultats sont éloquents. Les 20 ententes signées jusqu’ici se sont traduites par plus de 17 millions de dollars en ventes fermes, 2 millions d’investissements au Québec et près de 80 emplois créés, maintenus ou potentiels pour le Québec. Tout cela sans compter les perspectives que nous communiquent chaque semaine les participants en vue d’accords à voir le jour dans les mois à venir.

En plus de la quantité, c’est la valeur qualitative de ces résultats qui impressionnent. En effet, la délégation québécoise a su démontrer son savoir-faire dans des domaines novateurs qui attirent actuellement l’attention en Chine : l’aéronautique, la construction verte, les technologies propres, les produits haut de gamme, les services financiers, les arts de la scène et la recherche scientifique, pour ne nommer que ceux-là. Non seulement la délégation s’est positionnée en termes d’échanges commerciaux et institutionnels, mais elle l’a fait dans des domaines où elle exprime un fort esprit d’innovation.

 

Démontrer le potentiel novateur québécois pour des solutions nouvelles

La Chine, on le sait, fait face au double défi de vouloir réduire ses émissions de gaz à effet de serre tout en maintenant sa croissance économique. Dans le cadre de cette mission, j’ai eu l’honneur d’inaugurer la vitrine québécoise en bâtiment vert à l’occasion du salon Green Building China. Cela a permis à une dizaine d’entreprises et organismes, tels que le Bureau de promotion des produits du bois (QWEB), Coarchitecture, Modulex, Soprema, Sherbrooke Innopole, et Bois DV, entre autres, de présenter l’offre québécoise et d’ouvrir de nouvelles portes pour le commerce. La délégation d’affaires et moi sommes allés signaler aux décideurs chinois que ce défi environnemental peut être relevé grâce, en partie, à l’utilisation de matériaux et de technologies de construction verte. Le Québec possède une offre de haut niveau à cet égard et souhaite appuyer la Chine vers l’atteinte de ses objectifs de gestion énergétique entre autres dans les bâtiments.

Du côté des institutions d’enseignement, la mission a permis à des universités québécoises, cegeps et commissions scolaires d’entamer de nouveaux projets dans le cadre de la collaboration Québec-Shandong, une des régions les plus dynamiques de la Chine. Dans plusieurs projets, l’environnement est à l’honneur. À titre d’exemple, l’Université de Sherbrooke et l’Université du Shandong développeront les compétences en matière de règlement pacifique des différends liés à l’environnement. Cette initiative permettra d’étudier les mécanismes actuels qui sont à la disposition du gouvernement et des entreprises, mais également de la société civile, dans le développement industriel et lors de projets de relocalisation et de procéder à certaines recommandations. D’autres collaborations ont également vu le jour en recherche dans le secteur des sciences de la mer, du développement urbain et de la formation en langues, incluant une meilleure mobilité pour nos chercheurs, professeurs et étudiants en enseignement supérieur.

 

Mettre l’expertise économique québécoise au profit de ce potentiel

À Shanghai, j’ai pu voir l’ampleur du développement transversal de nos relations avec la Chine. J’ai été témoin entre autres d’échanges entre des investisseurs chinois et québécois sur leur intérêt commun de coopérer financièrement afin d’encourager le positionnement en Chine d’entreprises de chez nous qui développent et commercialisent leur expertise en technologies propres.

 

D’un autre côté, Finances Montréal, la grappe financière québécoise regroupant des institutions financières, la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec, l’Autorité des marchés financiers et des universités, a officialisé sa collaboration avec la Shanghai Financial Association pour mieux échanger sur les tendances et règlementations en termes d’investissement et d’échanges commerciaux internationaux. Cela relève d’une importance stratégique particulière puisque Shanghai développe actuellement une nouvelle zone de libre-échange sur son territoire, donnant de nouvelles portes d’entrée pour nos entreprises.

 

Vendre la créativité québécoise à la Chine

La Chine change à un rythme effréné. La demande des consommateurs est bien entendu croissante, mais elle se diversifie par la recherche de produits haut de gamme et aussi dans le prêt-à-porter. J’ai été agréablement surpris par le grand enthousiasme du public chinois face aux produits québécois lors de la Semaine de la mode à Shanghai, où le défilé Montréal CollectionS a même fait salle comble.

Plusieurs entreprises québécoises du secteur de la mode et du design mettent donc le cap sur la Chine pour faire valoir leurs créations. C’est le cas de m0851, un fleuron québécois dans l’industrie de la mode et des produits du cuir entièrement fabriqués à Montréal. J’ai eu la chance d’assister à l’inauguration de leur boutique en plein cœur de Beijing, une première pour l’entreprise en Chine continentale. Cette ouverture est d’autant plus remarquable selon moi car elle  qui témoigne de la détermination et de la persévérance de m0851 dans son expansion internationale.

À l’instar de m0851, la maison Birks a annoncé l’ouverture pour 2014 de leur première succursale en Chine, dans un tout nouveau complexe commercial dans le quartier des affaires de Beijing. J’étais heureux d’apprendre que non seulement s’agissait-il de leur première expansion directe hors des frontières de l’Amérique du Nord, mais que le design de leur boutique avait été réalisé par l’agence Sid Lee de Montréal. De son côté, l’entreprise Judith&Charles en a profité pour renforcer sa présence en procédant à l’ouverture de deux autres boutiques à Guanzhou et Wuhan.

 

D’une pierre deux coups : faire rayonner le Québec et répondre à l’engouement chinois envers les arts de la scène

La qualité de la culture et des arts québécois ont toujours reçu des échos positifs sur la scène internationale. Il s’agit d’une carte de visite incroyable pour le Québec, entre autres en Asie. Le Shanghai Performing Arts Fair, une des foires artistiques les plus courues au pays avec plus de 1000 participants, était donc tout indiqué pour la dizaine d’entreprises et institutions québécoises présentes. Avec l’aide de CINARS, des entreprises culturelles telles que le Cirque Éloize, Amérix Artists, O’Vertigo et Latitude 45 ont promu leur art au public chinois composé de représentants de la communauté d’affaires et de la culture. On m’a informé que plusieurs d’entre elles poursuivaient actuellement leurs négociations en vue de leur percée en Chine.

Propulser la relation Québec-Chine vers de nouveaux horizons

Le portrait de l’avancement des relations entre le Québec et la Chine que je présente ne pourrait être complet sans porter une attention particulière à la qualité des relations que nous avons avec plusieurs strates de la société chinoise. Depuis les premiers Jésuites québécois en Chine dès 1650 jusqu’à aujourd’hui, en passant par le dévouement du montréalais Norman Bethune envers le peuple chinois dans les années 50, nos relations ont été marquées par la confiance et le dialogue.

On parle souvent du potentiel économique de la Chine, mais très peu de la profondeur de son évolution sociale à l’heure actuelle. Je me dois souligner l’importance des changements que vit la Chine en termes de gouvernance. J’en ai d’ailleurs fait une obligation lors de ma visite en sol chinois lors de mes rencontres avec des universités et des organisations non gouvernementales. Par exemple, avec le China Executive Leadership Academy Pudong, école spécialisée dans la formation de leaders dans tous les domaines, j’ai fait en sorte que notre expertise en gouvernance publique soit mise de l’avant pour encourager une plus grande mobilité des étudiants et professeurs chinois vers le Québec. Avec diverses organisations, allant de groupes de recherche en politiques publiques à des ONG spécialisées dans les droits de l’environnement, j’ai eu l’occasion de mieux saisir les réalités de la société chinoise et l’équilibre délicat de son développement économique et social. Cela a confirmé que le Québec pouvait apporter positivement à cette émergence actuelle de la Chine.

Par ailleurs, le jumelage entre les villes de Montréal et de Shanghai célèbrera son 30e anniversaire en 2015. Mes rencontres avec les autorités de cette métropole du monde m’ont confirmé que nous partagions l’importance significative de ce lien, et que cet anniversaire représente un véritable tremplin pour orienter de nouvelles actions conjointes. Je pense entre autres à un meilleur contact entre entrepreneurs créatifs lors de la conférence C2-MTL, à l’échange de conférenciers traitant d’économie et de gouvernance ou encore des maillages accrus en design, dont la réputation des deux villes dans ce domaine n’est plus à faire. En bref, cette mission aura permis de faire fleurir toutes ces idées dans le rapprochement entre deux métropoles qui, selon, moi, gagnent à approfondir leur collaboration.

Enfin, tout en étant convaincu que l’avenir saura renforcer nos relations avec la Chine sur ces questions fort diverses, je continue de travailler pour que la prochaine délégation que nous mènerons en sol chinois puisse s’y rendre par un vol direct entre Montréal et Beijing ou Shanghai.

 

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Demain la Métropole: ce que propose l’équipe du Parti Québécois

Pourquoi disons-nous cela ? D’abord parce que nous avons été très actifs, ces derniers 18 mois, pour réparer les erreurs libérales et agir pour l’emploi, la culture, les infrastructures, la santé:

Plateforme 2014-2018 Réussir Montréal, Réussir à Montréal

Une plateforme concrète et détaillée !

Nos engagements principaux sont résumés dans notre plateforme, publiée en début de campagne.

Nous avons ajouté pendant la campagne plusieurs engagements:

1. Annuler la hausse Libérale de tarif d’électricité pour la STM, et lui économiser ainsi 400 000$ par an;

2. Ajouter 10 millions de dollars pour la décontamination des sols, établir une banque de terrains pour des habitations familiales, donner à la ville le pouvoir de conduire les promoteurs à prévoir une proportion d’unités familiales dans leurs projets (détails ici);

3. Reconnaître en un mois les diplômes des nouveaux arrivants et leur offrir une aide financière pendant qu’ils se mettent à niveau pour leurs équivalences professionnelles (détails ici);

4. Terminer le Rond-point Dorval, non en 2019 comme prévu par les Libéraux, mais en 2017 à temps pour l’anniversaire de Montréal;

5. Prévoir sur l’Ïle-des-Soeurs une station du Système de Train Léger sur Rail qui reliera l’île de Montréal à la Rive-Sud sur le Pont Champlain — que nous voulons sans péage (détails ici);

6. Envisager le recouvrement partiel de l’autoroute Ville-Marie, tel que demandé par Montréal (détails ici);

7. En santé, prioriser la rénovation de l’hôpital de Verdun et accélérer le traitement du projet d’agrandissement de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont (détails ici et ici);

8. Organiser, d’ici un an, un grand Rendez-vous Montréal Métropole 2017, entre les élus Montréalais et les membres du gouvernement québécois, pour se donner une feuille de route commune pour une relance durable de Montréal à l’horizon 2017 et au-delà.

Le Parti québécois connaît les dossiers de la métropole, est enraciné dans les quartiers, a la meilleure équipe et les meilleures propositions.

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Les corrompus contre-attaquent: la Marois, « elle va y goûter »

Qui a intérêt à ce que Pauline Marois ne soit pas première ministre lundi soir?

Disons-nous les vraies vraies affaires. Depuis 18 mois, elle a mené une offensive sans merci contre tous les corrompus du Québec. Les Gilles Vaillancourt, accusé de gangstérisme, et tous ses amis en veulent à la chef du PQ d’avoir laissé la police faire son travail. Sont-ils des dizaines ou des centaines les cadres d’entreprises d’ingénierie, d’architectes, d’avocat, de comptables véreux qui s’étaient enrichis, avant elle, et qui ont perdu soit leur emploi, soit leurs bonus, soit leur réputation à cause d’elle?

À cause de Pauline Marois, de son équipe et de sa loi 1, les géants de l’ingénierie, les SNC-Lavalin, Dessau, Axor, qu’on croyait intouchables, ont été exclus de tout contrat gouvernemental pendant plus d’un an. Hier triomphants ils devaient, penauds, démontrer à l’Autorité des marchés financiers qu’ils avaient viré les crapules en leur sein, modifié leurs codes, changé leur culture.

La lutte de Pauline Marois contre la corruption a détruit les réseaux qui vampirisaient le Québec sous les Libéraux et a individuellement brisé les carrières des ripoux. Pas étonnant qu’ils lui en veulent et qu’ils passent à l’attaque, en ces derniers jours de campagne.

Souvenez-vous, avant le débat, lorsque Philippe Couillard avait annoncé que la dame de béton, « elle va y goûter » et qu’il avait « amplement » de munitions contre elle. Je n’en doute pas. Pour ceux qui souffrent du regain d’intégrité que connaît le Québec, la rancœur est forte et la vengeance est un plat qui se mange à chaud, dans les derniers jours de la campagne.

La source confidentielle qui a parlé à Alain Gravel n’avait, outre sa parole, aucune preuve à mettre dans la balance. Que sa volonté de mettre Mme Marois à l’écart pour que reprennent les bonnes affaires. Les vraies affaires.

Pourquoi Pauline Marois est-elle la femme à abattre? Parce que personne avant elle n’a fait autant en si peu de temps pour faire reculer la fraude et l’illégalité. Le système des prêtes-noms a été cassé par les lois du PQ sur le financement à 100$ des campagnes québécoises et municipales. Les maires accusés de fraude peuvent maintenant perdre leurs postes grâce à une nouvelle loi. Toutes les entreprises — toutes — qui veulent des contrats publics doivent démontrer leur intégrité. Du jamais vu. Contrairement à la pratique sous les libéraux, où les policiers ont interrompu une filature parce qu’ils s’approchaient trop du pouvoir, l’UPAC a su qu’avec Pauline Marois il fallait suivre toutes les pistes jusqu’au bout. Et on a jamais vu autant de perquisitions, d’arrestations, d’accusations.

Il y en a qui veulent que ça s’arrête. Ceux qui ne sont pas encore pris et qui tremblent dans leurs paradis fiscaux. Ceux qui sont déjà pris et qui veulent en découdre.

Et il y a ceux qui veulent que ça continue. Les Québécois intègres. Les Québécois qui gagnent contre les crapules. Les Québécois qui savent que Pauline Marois est notre meilleur rempart contre la corruption.

Soyez de ceux-là, lundi. Soyez contagieux, d’ici lundi. La corruption a perdu la première période, ces derniers 18 mois. Il faut leur faire perdre la partie, lundi soir.

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