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Comme chaque dimanche, mon résumé de la semaine.
Rosemont a maintenant un frigo collectif!
Un frigo collectif, surnommé le Frigo des Ratons, accessible à tous et géré par la communauté a vu le jour dans une ruelle du quartier (entre Rosemont et Holt et entre la 4e avenue et la 5e avenue). Le principe est simple : quiconque peut à tout moment y déposer de la nourriture et en prendre la quantité de son choix. Le projet de Patrick Bodnar, enseignant de Rosemont s’est ainsi concrétisé et bénéficie maintenant à toute la communauté! Bravo pour cette belle initiative. J’étais présent à l’inauguration dimanche dernier.
Le gouvernement Couillard nuit à la métropole
Accompagné de mes collègues députés du caucus de Montréal du Parti Québécois, Carole Poirier, Nicole Léger et Maka Kotto, ainsi que du député de Rousseau, Nicolas Marceau, et le député du Bloc Québécois de La Pointe-de-l’Île, Mario Beaulieu, nous avons démontrés les effets néfastes qu’ont eus sur la métropole deux ans de gouvernement Couillard.
Depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux en 2014, la métropole est en moins bonne santé économique et sociale.
Je me suis envolé mardi vers Lima, au Pérou, à titre de Président de la Commission de la démocratie et de la paix et responsable de la mission au Pérou de la COPA.
Nous observons ce dimanche le déroulement du premier tour des élections générales péruviennes du 10 avril. Notre délégation comprend 28 parlementaires provenant de plusieurs pays — Brésil, Panama, Argentine, Mexique, États-Unis et Bolivie.
C’est ma première expérience d’observateur électoral, mais je sens que ce ne sera pas la dernière.
35 ans pour l’organisme Autisme Montréal
Avant de partir j’ai enregistré des mots d’encouragement pour des organismes que je soutiens.
Ainsi, le mois d’avril est le mois de l’autisme au Québec. Autisme Montréal tenait une soirée- bénéfice à laquelle je n’ai malheureusement pas pu assisté qui soulignait également leur 65 ans d’existence. J’ai tout de même tenu à leur transmettre quelques mots :
https://youtu.be/QWnzH7tOOU4
Je suis intervenu à plusieurs reprises l’année dernière afin de rappeler à la ministre Charlebois l’urgence d’agir pour les autistes qui manquent de services. Au lieu de diminuer les listes d’attente pour les enfants autistes et augmenter l’offre de services, elle a décidé qu’il fallait «en jaser» lors d’un forum, forum qui s’est avéré décevant. La ministre a annoncé: la publication d’un plan d’action d’ici 11 mois. Peut-être de l’argent dans le budget de… 2017 ! Déplorable! Elle a déçu et démotivé tout le milieu de l’autisme. (J’ai fait une synthèse de la situation sur ma page Facebook)
Ressources intermédiaires et frais accessoires
C’est avec grand plaisir que j’ai accordé une entrevue à Kéven Breton de la chaîne Ami Télé pour l’émission Ça me regarde. J’ai ainsi pu expliquer concrètement les impacts des coupes dans les ressources intermédiaires ainsi le scandale des frais accessoires légalisés dans les réformes du ministre Barrette.
Les Compagnons de Montréal innovent encore!
Après l’ouverture de sa boutique de vêtements et accessoires de seconde main, Compagnons de Montréal crée un espace mobilier où l’on retrouve des meubles revampés : L’Annexe, jolies vieilleries. Bravo pour cette magnifique initiative. Je suis impatient de visiter cette boutique écoresponsable!
Bonne semaine!
Lire la suite →Comme tous les samedis, mes suggestions de lecture.
Pauline Marois au microscope
Je me souviens d’avoir surpris Dominique Lebel dans son minuscule bureau de l’absurdement labyrinthique cabinet de la première ministre, rue Sherbrooke à Montréal. Il avait la tête dans les mains.
« Tu as l’air accablé ». Il l’était. Un article du matin avait fait déraper une négociation qui aurait du mieux se passer et qui allait ajouter à nos épreuves du début 2013.
J’avais applaudi à deux mains l’arrivée de Dominique autour de Pauline Marois, car cet ancien des jeunesses péquistes, de cabinets de Jean Doré et Gilles Baril, devenu entrepreneur et haut dirigeant de Cossette, me semblait superbement doué pour aider le nouveau gouvernement à surmonter une tare congénitale au Parti québécois: la difficulté à communiquer.
Dans son journal politique, Dans l’intimité du pouvoir, Dominique met en forme et livre une partie de ce qu’on le voyait écrire dans ses petits carnets noirs, du jour de notre élection en septembre 2012 à celui de notre défaite en avril 2014. La difficulté de communiquer n’est nulle part aussi évidente que dans le récit quotidien qu’il fait, en fin de livre, du naufrage que fut la campagne électorale de 2014.
Mais cette finale glauque, où Pauline perd le contrôle de l’agenda et n’a plus prise sur le réel, arrive en contrepoint de tout le récit qui précède où, au contraire, la première ministre apparaît au pouvoir comme une personne complètement aux commandes, complètement impliquée, complètement dédiée au bien commun.
Dominique ayant été responsable des dossiers économiques, le livre peut pêcher de ce tropisme. La présence et le poids des acteurs économiques surprendra le lecteur qui croit le PQ étranger à la chose. L’insistance de la première ministre à suivre personnellement les grands dossiers d’investissement pour stimuler la croissance et l’emploi, les rencontres à répétition avec les investisseurs étrangers (contribuant à la récolte record de 1,3 milliards $ d’investissement étrangers à Montréal en 2013), son cadrage personnel des négociations avec l’Europe ou avec Pétrolia, autant de signes tangibles, et trop peu connus, de l’engagement de Pauline pour l’économie et l’emploi. (Note partisane: si le PLQ n’avait pas mis à la poubelle notre politique économique Priorité Emploi, que tous avaient applaudi, le Québec n’irait pas si mal qu’aujourd’hui.)
L’auteur arrive bien à faire comprendre au lecteur l’inimaginable pression qui s’exerce au quotidien sur l’équipe d’un chef de gouvernement. Il entrelarde ses journées infernales de touches familiales (il a trois filles), de son jogging dans les villes du Québec et du monde où l’entraîne sa patronne et de notes sur ses lectures du moment et, cela est un tantinet agaçant, du nom de tous les excellents restaurants où il casse la croûte.
On apprend toujours des choses
Apprend-t-on des choses ? Oui, mais pas de scandale. Ministre de ce gouvernement, membre du Comité d’orientation et du comité ministériel sur l’économie (j’étais au commerce extérieur), j’y ai appris que l’équipe Marois avait envisagé une prise de participation stratégique dans l’aluminium, alors en grave difficulté donc plus abordable, puis l’avait écarté. Tiens donc.
J’y trouve la confirmation que la CAQ avait envoyé des signaux clairs de sa volonté de ne pas nous renverser au budget 2014, ce qui nous aurait donné le loisir de gouverner plus longtemps. (Je l’avais appris, d’une autre source, après le déclenchement de l’élection ce qui m’avait mis de fort méchante humeur.) Les membres du Comité d’orientation auraient sans doute aimé en être informés avant de conseiller la première ministre sur l’opportunité de déclencher l’élection. Je ne dis pas que la recommandation aurait été différente, et Dominique rend un grand service en racontant comment il semblait logique pour tous de déclencher en mars 2014 — ce qui semble en rétrospective ahurissant.
Il y a des passages qui font sourire. Dominique semble surpris que, lors d’une réunion du Comité d’orientation en octobre 2013, s’enclenche sur la Charte une discussion « beaucoup plus houleuse que prévu ». Puis il ajoute: « Les ministres argumentent en sachant très bien que les choses vont suivre leur cours ». Façon de dire: cause toujours !
Il confirme dans un autre extrait l’absolue prépondérance des équipes du ministère des Finances dans tout les débats ayant un angle économique :
« Martine Ouellet et Bernard Lauzon viennent me rencontrer au cabinet de Montréal. Je les reçois dans mon bureau dénudé aux chaises dépareillées. Lauzon était le conseiller économique de Jacques Parizeau avant d’entrer dans la fonction publique au milieu des années 1990. Il est aujourd’hui haut fonctionnaire aux ressources naturelles. Lui et Martine Ouellet viennent discuter du dossier des redevances minières. Lauzon a fait ses propres calculs et projections et il me présente le résultat de ses recherches à la manière d’un professeur d’université. Ses résultats sont très différents de ceux des Finances. Je me dis qu’il faut quand même être culotté pour faire soi-même des projections qui viennent contredire celles de la batterie d’experts du ministère des Finances. J’admire l’audace, mais je ne vois pas bien à quoi rime tout ça. »
Dominique admet par la suite que nous avons beaucoup déçu dans ce dossier des redevances, dont une hausse marquée était une promesse électorale clé. La chute rapide des cours des métaux rendait le pactole promis inatteignable, mais Martine avait la conviction que les Finances sous-estimaient le potentiel encore disponible. Le témoignage du conseiller Lebel montre qu’il n’était tout simplement pas la peine de tenter de contredire, même avec la science déployée par un des élèves les plus brillants de l’économiste Parizeau, les conclusions des Finances. (En fait, sous Parizeau, on disait que le budget était « le budget Lauzon » tellement il y était impliqué.) J’aime à penser qu’à la place de Dominique, j’aurais organisé un débat entre Lauzon et l’expert des Finances sur ce dossier, devant moi et au moins un expert externe, pour aller au fond des choses et conseiller correctement la première ministre.
Je pourrais encore chipoter* sur tel ou tel dossier, par exemple lorsqu’il s’étonne que « la commande qui paraissait acceptable à l’automne s’est transformée en cauchemar au contact du réel. » Le conseiller semble n’avoir pas capté les signaux d’alarme envoyés par les ministres.
Plus globalement, je conseille au lecteur de lire d’abord les 3 dernières lignes de la page 422 et les sept premières de 423 du livre (6 avril 2014, juste avant la défaite) et ensuite la page 19 (10 septembre, six jours après l’élection de 2012)**.
Plus on connaît Couillard, plus on s’ennuie de Pauline
Il y a maintenant deux ans que les Québécois ont collectivement décidé de ne pas renouveler leur confiance à Pauline Marois. La période de deuil est terminée. La comparaison avec celui qui fut choisi à sa place peut se déployer.
Une des critiques les plus féroces de Pauline a ouvert le bal, dimanche dernier, dans Le Journal de Montréal. Lise Ravary. Extrait:
« Madame Marois, mea culpa
Il m’est déjà arrivé d’écrire que le gouvernement Marois se classait parmi les pires des 50 dernières années. Mea culpa. Malgré les cafouillages et les débordements autour de la charte des valeurs, il y a avait de la vie dans ce gouvernement, de l’intelligence, de la passion, des débats.
On pouvait ne pas être d’accord avec les choix de Pauline Marois, mais autre chose que du fluide glacial coulait dans ses veines.
Le refus de Philippe Couillard de prendre en considération les préoccupations sur la langue, l’immigration ou l’islamisme témoigne d’une distance malsaine avec l’électorat. »
Le livre de Dominique Lebel arrive à point pour rappeler à ceux qui l’ont déjà su et apprendre à ceux qui ne le savent pas, combien les Québécois étaient choyés d’avoir au gouvernail une femme de la trempe de Pauline Marois.
Son énergie, son honnêteté intellectuelle, son ouverture, sa détermination se déploient, à chaque page de ce journal politique. Il lui arrivait — rarement — de perdre pied. Et je termine en citant cette entrée de journal du lendemain d’un jour difficile. Car c’est exactement la Pauline telle que nous l’avons connue:
« Mardi 11 juin 2013.
Madame apparaît, radieuse. Le contraste est saisissant. La femme hésitante du caucus de la veille a laissé place à la battante. Chaque jour est un jour nouveau. Sa capacité de rebondir semble n’avoir aucune limite. C’est probablement l’une de ses grandes forces, cette manière de repartir à neuf chaque matin. »
* * *
*Ce genre de journal est inestimable pour les chercheurs, journalistes et historiens. Il est donc impardonnable que l’éditeur n’ait pas prévu d’index.
**Note à Dominique: tu vois, avec cette énigme, je vais mousser tes ventes !
J’ai aussi corrigé sur ma page Facebook deux inexactitudes me concernant.
À votre tour !
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Du Tarantino dont on peut se passer

J’attendais la sortie DVD pour voir The Hateful Eight, la dernière livraison de Quentin Tarantino. Voyez, je me méfiais. Déjà, Django Unchained, son film prédédent, m’avait semblé un peu faible. Hateful Eight est tout simplement oubliable. Le Tarantino de la violence déjantée de Pulp Fiction, puis de la violence superbement créative de Kill Bill est loin derrière nous. Inglorious Basterds, sur la résistance aux Nazis, offrait encore quelques belles scènes, mais nous sommes maintenant proches du néant. Dommage. Mieux vaux revoir Kill Bill.
Une Arabie Saoudite d’où il faut fuir
L’excellente série documentaire de PBS Frontline vient de diffuser et de mettre en ligne des images exclusives de la répression qui a cours en Arabie Saoudite et des quelques valeureux qui pensent encore pouvoir faire bouger le régime. On y parle brièvement de Raif Badawi et de quelques autres, mais on ressort de cette heure de caméra cachée et d’entrevues avec la conviction que ce pays est fortement enraciné dans l’obscurantisme et n’est pas près d’en sortir. Vous pouvez visionner la série documentaire en ligne.
L’arnaque au long cours
Plus amusant fut la première heure de la nouvelle série The Catch, sur CTV. Le ’’long con’’ signifie une arnaque préparée de longue date. En l’espèce, une détective privée chargée de protéger des œuvres d’art est victime du long con et la série sera consacrée à un jeu de chat et de souris entre elle et son escroc. Ça commence bien.
Le jeudi à 22h00 sur ABC et CTV. On peut voir les épisodes précécents en ligne ici.
À votre tour !
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Les travaux parlementaires prenaient une pause cette semaine et reviendront en force le 4 avril, notamment avec l’étude des crédits. J’ai donc partagé mon temps entre Chicoutimi et Montréal, question de donner un coup de main à la candidate péquiste Mireille Jean pour l’élection partielle.
Rencontre avec le centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean
Accompagné de mon collègue Alain Therrien et de la candidate Mireille Jean, nous nous sommes entretenus avec Nancy Poulin du centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui a fait état des impacts des coupures libérales, notamment pour ce qui est des délais de traitement des signalements qui sont inacceptables. Je d’ailleurs suis intervenu à plusieurs reprises, dans les derniers mois, au sujet des centres jeunesse afin de presser la ministre Charlebois à réinvestir les montants nécessaires à la protection de nos jeunes.

Nous nous sommes ensuite déplacés vers le restaurant Bersimis à Chicoutimi. Nous sommes allez à la rencontre des gens et avons eu plusieurs discussions intéressantes. 
Devinci : une fierté québécoise
Toujours accompagné d’Alain Therrien et de Mireille Jean, nous avons visité l’entreprise Devinci, fleuron du Saguenay. La gamme actuelle de Devinci inclut autant des vélos de route et de course que des vélos en carbone et à double suspension. La compagnie saguenéenne a su se hisser parmi les fabricants de cadres d’envergure internationale en se dotant entre autres d’installations de R-D à la fine pointe de la technologie et d’une équipe d’experts ingénieurs dévouée à l’excellence cycliste.

Chaîne humaine : parce que l’éducation, ce n’est pas une farce!
J’étais à l’École Saint-Jean-de-Brébeuf vendredi matin, afin de participer à la chaîne humaine du mouvement Je protège mon école publique qui en a profité pour donner un point de presse sur le bilan de leur première année d’existence. Les écoles du Québec sont sous-financées et le budget des Libéraux est loin d’être à la hauteur des besoins en matière d’éducation. Un réel investissement est nécessaire pour les enfants du Québec!
Petite visite des taxi Téo
Vous avez sans doute aperçu de petits taxis vert et blanc depuis quelques mois à Montréal. Eh bien ce sont les 60 taxis électriques Téo, initiative d’Alexandre Taillefer, qui circulent présentement en phase de projet pilote.
Ma collègue Carole Poirier et moi avons visité leurs installations en compagnie de Thierry St-Cyr, directeur des opérations et affaires publiques. L’entreprise s’installera d’ailleurs bientôt au Technopôle Angus dans Rosemont. Pour l’instant, le projet donne d’excellents résultats, notamment puisque Téo mise sur la qualité de services à la clientèle, une application mobile très efficace et un service écoresponsable. 
Événement du baccalauréat en gestion publique à l’UQAM
C’est avec plaisir que je me suis adressé aux étudiants du baccalauréat en gestion publique à l’UQAM vendredi soir.
Je leur ai décrit le rôle du député, dans l’opposition et au pouvoir, et leur ai dit que la pire fonction qui soit, c’est être député d’arrière banc dans le parti au pouvoir !
À ceux qui me demandaient comment se préparer à faire de la politique, je leur ai dit deux choses: pour faire de la politique, il faut d’abord en faire. Dans les associations étudiantes et de la société civile, dans les partis politiques. Ensuite on peut gravir les échelons au sein d’un parti ou aller faire une carrière ailleurs, devenir quelqu’un, puis être recruté par un parti. « Ne vous inquiétez pas, si vous devenez excellent en quelque chose, un parti vous contactera pour que vous deveniez candidat ! »
J’ai choisi il y a deux ans d’être porte-parole de l’opposition pour, entre autres, la Protection de la jeunesse. Une réalité — les fugueuses, les enfants placés — qui m’était étrangère. Voici deux livres qui aident mon apprentissage.
L’enfance meurtrie, et comment y survivre
Difficile de lire À quoi ça sert de grandir ? d’un seul tenant. La charge émotive est trop forte. Gagné fait vivre au bout de sa plume, avec trop d’empathie et de talent, les vies brisées d’enfants qui méritaient mieux que des pères abuseurs, des mères ivrognes, une pauvreté abjecte pour qu’on puisse en avaler plus d’un ou deux chapitres à la fois.
Pourtant il le faut. Et on y retourne. Jusqu’au bout. Comme hanté par des destins qui auraient pu nous happer, nous, mais qui se sont acharnés sur d’autres, les malchanceux de la vie.
À travers une petite trentaine de portraits/récits de ces jeunes québécois pour l’essentiel rescapés d’une enfance tordue, le journaliste de TVA nous fait découvrir la réalité des Centres jeunesse, des centres de détention et de réadaptation.
Chaque cas est unique, de rédemption et de rechute, de désespoir et de résilience. Les intervenants de la DPJ y sont montrés sous un jour globalement positif, même si de mauvaises décisions de placement ou de dé-placement de jeunes émaillent les récits.
Le plus admirable: certains de ces jeunes meurtris par la vie, réchappés par la DPJ, deviennent à leur tour des intervenants pour la génération suivante d’amochés.
On sort de cette lecture plus convaincus que jamais qu’il faut en faire davantage. Par ce livre et ses reportages sur la question depuis des décennies, Harold Gagné fait œuvre journalistique admirable. Il fait partie de la solution. (L’ouvrage a été publié en 2011, je viens de le lire.)
Fugue: chuter à vitesse grand V
Il y a un moment où on pense que c’est de la fiction. La chute aux enfers est si rapide — la fugueuse de 14 ans se fait violer sur un banc de parc quelques heures après son arrivée à Montréal — l’engrenage si implacable — chaque personne qui lui vient en aide est liée aux gangs, qu’on se frotte les yeux. Mais il faut la croire.
Les pervers et les recruteurs connaissent les lieux, repèrent les victimes, maîtrisent les trucs qui en feront des machines à sexe et à revenus. Quand on y songe, ce n’est finalement pas si compliqué.
D’autant que les jeunes fugueuses qui n’ont souvent rien connu qu’une famille dysfonctionnelle, une fois bien droguées, ne savent plus s’accrocher à ce qui devrait être une normalité qu’elles n’ont jamais connue.
Le livre d’Arielle Desabysses a le grand mérite de nous faire plonger, à sa suite et comme des milliers d’autres, dans le tunnel de l’exploitation sexuelle creusé pourtant à nos côtés, dans les villes québécoises.
À votre tour !
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Quand la super-héroine vole le show

Gal Gadot, la très attendue Wonder Woman. Excellent choix.
Oui, je suis allé voir Batman v Superman. Mes attentes étant très basses, j’ai donc passé une assez bonne soirée. (Attention: je suis bon public). J’ai surtout été agréablement surpris par le choix de l’actrice pour Wonder Woman, l’israélienne Gal Gadot. Elle a de la classe et de la force, on a évité la bimbo, c’est parfait et, évidemment, on en redemande et on sera servi bientôt.
Oui, je suis un consommateur de films de super-héros. Je n’ai jamais trouvées inoubliables les films de Superman (ou les trilogies de Spiderman, répétitives). Les revisites successives de Batman, par contre, ont toujours innové. C’est d’ailleurs l’esprit, noir et caustique, de Batman qui imbibe ce nouveau chapitre Batman v Superman, premier d’une nouvelle saga.
Pour s’y retrouver
Pour ceux qui ne suivent pas, il y a deux écuries. Celle de Marvel (Ironman, Captain America, Hulk, Guardians of the Galaxy, etc). Celle de DC Comics (Batman, Superman, Wonder Woman, Flash, Aquaman, etc). Marvel a pris une longueur d’avance en offrant depuis 2008 des films à chaque protagoniste, puis en les combinant dans les Avengers. Créant ainsi un arc dramatique transversal qui pousse les fans à chercher des indices dans chaque nouvelle offrande. (Ce qui conduit à un niveau de complexité qui en rebute plus d’un. « Est-on sensé faire de la révision avant chaque film comme avant un examen », a demandé récemment un critique américain ?) En avril, Captain America – Civil War viendra en ajouter une couche, puis un nouveau Thor (une femme) en 2017, puis le retour des Avengers en 2018 et 2019. (Voir la liste ici et une récapitulation plus bas.)
DC Comics n’avait pas combiné ses héros ni introduit de nouvelles figures. Ils accélèrent le tempo. Batman v Superman permet de le faire et de nous annoncer un Wonder Woman pour 2017, immédiatement suivi par un Justice League, qui va combiner plusieurs héros. En 2018, Flash et Aquaman auront leurs films, suivis en 2019 par un autre Justice League. (Voir le tout ici.)
« Superhero fatigue »
L’abondance de cette production ne serait pas complète sans les nouvelles productions de la série X-Men, récemment tournées à Montréal, la poursuite des Spiderman et l’introduction de nouveaux personnages comme Ant-Man (assez drôle à mon avis), sans compter le retour annoncé de Lara Croft, sans Angelina.
On se demande s’il n’y a pas risque de « Superhero fatigue ». On le verra au box office. Pour l’instant, Batman v Superman, malgré des critiques assez mauvaises, a fait 200 millions de $ en un jour. Alors…
Rien de tout cela ne vous intéresse ?
Alors je ne vous recommande qu’un film de superhéros, où l’humour le dispute à l’action: Guardians of the Galaxy, sorti en 2014.
Pour mordus seulement
L’univers interconnecté de Marvel est complexe. On peut voir chaque film comme un film d’action complet en lui-même. Mais pour ceux qui veulent suivre l’ensemble, voici deux tentatives de synthèses.
La première dure 13 minutes:
Dans celle ci, un fan élargit la palette pour intégrer les séries télé de Marvel dans une version de… 43 minutes ! Je ne le recommande qu’à ceux qui en ont vu des bouts et veulent le tableau d’ensemble. C’est à jour jusqu’à Ant Man.
Je n’ai pas trouvé de récapitulation satisfaisante pour l’univers de DC Comics (avis aux alertinternautes !)
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Entrevue:
J’ai répondu aux excellentes questions de Guy Perkins
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La semaine de votre députée a été dominée, comme plusieurs autres, par les conséquences de l’austérité.
L’austérité libérale frappe encore : la prévention du suicide écope
En présence de Mmes Suzanne Carrière et Fabienne Audette, respectivement présidente et directrice générale de Suicide Action Montréal, nous avons tenu un point de presse dimanche, afin de dénoncer les coupes imposées en prévention du suicide. Avant l’austérité libérale, Suicide Action Montréal formait plus de 350 intervenants du réseau de la santé chaque année. À partir du 1er avril, ce chiffre passera à zéro! Le dernier plan d’action en santé mentale ne comportait rien de concret pour les centres de prévention du suicide. C’est sans compter les 23,7 millions qui ont été coupés l’an dernier en prévention et en santé publique dans toutes les régions du Québec. Dans son dernier budget, le gouvernement n’a pas fait de la prévention du suicide une réelle priorité; il doit réinvestir dès maintenant les sommes dévolues à la formation et à la prévention!
J’ai d’ailleurs interpellé la ministre Charlebois jeudi matin à ce sujet, à l’Assemblée nationale, afin que son gouvernement donne les 180 000$ manquant à Suicide Action Montréal pour assurer le maintien de ses services. Dans sa réponse, la ministre affirme que SAM a des sommes pour la formation, c’est faux. Elle a des sommes pour le maintien de sa ligne d’aide, somme stable depuis 16 ans alors que les besoins augmentent.
Ma première journée porte ouverte de 2016 réussie!
Encore une fois, les citoyens et organismes de Rosemont ont été au rendez-vous lors de ma 1 ère journée porte ouverte de 2016! Vous avez été une trentaine à venir me parler des CPE, de santé, de l’actualité. C’est toujours un plaisir de vous recevoir et d’échanger sur les sujets qui vous préoccupent.
Je vous donne donc rendez-vous pour une autre de ces journées le 15 juin prochain!
5@7 avec les nouveaux membres
En compagnie de la présidente, du vice-président et d’un représentant jeune du PQ de Rosemont, nous avons organisé un 5@7 afin d’échanger avec les nouveaux membres sur leurs parcours et leur motivation.
Très belle expérience à répéter assurément! Merci pour votre engagement.
Je vais refaire l’exercice quatre fois par année en invitant les nouveaux membres du PQ de Rosemont à venir discuter avec moi. Pour devenir membre, il suffit de remplir le formulaire ici.
Crédits budgétaires 2016-2017
Difficile de parler de la santé, le vrai sujet dont il est question, lors de l’étude des crédits budgétaire cette semaine. Avec le budget, le premier ministre et son équipe continuent de justifier leurs échecs, compressions et absence de vision par un trou imaginaire de 7 milliards qu’ils auraient trouvé à leur arrivée. Gaétan Barrette a essayé de nous servir cela, mais je ne l’ai pas laissé faire.
Lors de ma réplique sur le budget libéral 2016-2017, j’ai démontré comment le gouvernement Couillard s’est Harperisé pour finalement devenir un clone du gouvernement Harper.
25e anniversaire des cuisines collectives
J’ai souligné jeudi le 25e anniversaire du Regroupement des cuisines collectives du Québec. Le RCCQ, c’est 1382 groupes permettant à 10 000 citoyens de se préparer plus 1,3 M de portions chaque année! Les cuisines collectives, dont Bouffe-Action de Rosemont.
Ces cuisines font des miracles avec très peu. L’austérité condamne les organismes communautaires à couper leurs activités, leurs personnels. Il est temps que le gouvernement libéral augmente le budget global du PSOC. Je d’ailleurs rappelé ces éléments à la ministre lors de sa motion sans préavis:
Une rencontre avec la FFARIQ
Pour conclure cette semaine de 4 jours en beauté, je me suis entretenu avec la Fédération des familles d’accueil et Ressources intermédiaires du Québec (FFARIQ), dont Jacinthe Boucher, présidente, François Garon, DG et Josiane Hébert d’HKStratégies. Nous avons discuté de la révision de la Loi sur la protection de la jeunesse, de l’intérêt de l’enfant ainsi que du rôle et la reconnaissance des familles d’accueil. Des gens engagés et dévoués pour leur cause! Je parraine d’ailleurs la pétition Modification de la Loi sur la protection de la jeunesse relativement aux droits des familles d’accueil, demandant au gouvernement du Québec de modifier la Loi sur la protection de la jeunesse de manière afin de reconnaître le droit des familles d’accueil de participer à tout processus impliquant des enfants, car il en va de leur stabilité.
Bonne semaine et Joyeuses Pâques
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