Laïcité: mes échanges avec Gabriel Nadeau-Dubois et André Pratte

Il est possible d’avoir des discussions éclairantes sur Twitter, si on prend trois décisions: 1) rester toujours courtois; 2) respecter le point de vue de son interlocuteur; 3) argumenter sérieusement.

C’est ce qui s’est passé cette fin de semaine dans deux conversations avec deux critiques de l’interdiction des signes religieux, unis sur ce point, le porte-parole masculin de Québec Solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, et le Sénateur libéral (indépendant) et conseiller de Power Corporation André Pratte. Voici le fil des échanges:

QS et le voile intégral chez les agents de l’État: dans quels cas ?

Si Maxime Bernier faisait son travail…

À quoi servent les députés conservateurs élus par les Québécois ? À défendre les intérêts du Québec dans la belle fédération canadienne ? À faire en sorte que les investissements fédéraux soient équitablement répartis dans toutes les provinces ? À se battre aussi fort que leurs collègues du reste du pays pour promouvoir leur province d’origine ?

Si vous avez répondu oui à ces questions, vous n’êtes pas attentifs à leur travail.

1981: le combat éthique: Trudeau/Lévesque

Capture-d’écran-2011-09-18-à-23.17.041-300x180Que s’est-il vraiment passé, il y a trente ans, pour qu’un pays reconnu mondialement pour son caractère modéré et démocratique décide de se doter d’une nouvelle loi fondamentale, sans le consentement d’une de ses nations fondatrices ?

Et pourquoi cette nouvelle loi fondamentale, signée par la Reine Elizabeth, le 17 avril 1982, ne fut-elle pas soumise aux citoyens, par voie de référendum, comme des tas de constitutions avaient déjà été soumises au vote ailleurs en Occident ?

Lectures canadiennes: Trudeau au lit

399px-kim_cattrall-150x150Pour un vendredi après-midi, je vais parfois vous suggérer des sujets plus légers (avis aux visiteurs occasionnels: je vais les cacher sous la trompeuse catégorie « Choses sérieuses »). Pour ouvrir cette section, quoi de mieux qu’un retour sur les exploits sexuels du leader canadien le plus fascinant du dernier siècle: Pierre Trudeau. Une récente biographie, Just Watch Me, écrite par John English, comporte, selon Margaret Wente du Globe and Mail, « le récit le plus complet qu’on aura de la vie sexuelle de Pierre Trudeau ». Parmi ses conquêtes, Barbra Streisand, mais on le savait, Margot Kidder, la blonde de Superman, et, ce qui est plus impressionnant: Kim Cattrall.  Ceux qui se sont tapés la récente série télé Trudeau en avait eu un avant-goût et furent sûrement révulsé d’apprendre qu’après avoir partagé le lit d’une femme mariée (interprétée par Suzanne Clément, au charme non négligeable), il refusa ensuite de la fréquenter durablement lorsqu’elle décida de quitter son mari. La raison ? Il était personnellement, fondamentalement opposé au divorce. Mais pas au batifolage. Margaret Wente, elle, aurait voulu, mais n’a pas consommé, comme elle l’écrit ici, dans un texte qui relate les morceaux les plus juteux du livre.